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Censurer les livres pour enfants ?
17 septembre, 2010, 21:32
Classé dans : 2-3 ans,3-5 ans,livres,Regard sur la societe

Très souvent, trop souvent, au beau milieu d’un livre pour enfant d’apparence anodine, je tombe nez à nez avec un dessin, une phrase, qui heurte ma sensibilité d’adulte. Parfois, c’est l’histoire entière qui me laisse un sentiment de malaise.
Cela me met même parfois hors de moi.
Bien sur, sur le moment, je me contiens et ne laisse rien paraître ; mais j’ai du mal à « lâcher l’affaire » véritablement, à « passer à autre chose » comme me le demande patiemment mon mari…

Mais qu’ont en tête certains auteurs jeunesse?
Ou alors suis-je moi même une réac-ringarde-décalée qui a besoin de sacrément dépoussiérer ses méninges?

Bon, quand c’est Juliette qui joue avec son chat, lui fait bouffer des corn flakes, le fait danser, lui cours après quand il se sauve, je lis chaque page, et j’explique à Pomme en quoi Juliette n’est pas gentille avec son chat (qu’elle a reçu à son anniversaire… sans commentaire) et pourquoi il faut respecter les animaux.
Quand c’est Petit Ours Brun qui donne une sacrée fessée à sa poupée en lui disant « Méchante Poupée » car elle refuse de manger sa soupe, je dis qu’il ne faut pas taper, et je tourne vite la page… Je range définitivement le livre hors de portée. L’image reste pourtant gravée en moi. Marquante.
Il m’arrive aussi de changer le texte plutôt que de le lire tel quel et j’ai pu constater que mon mari avait modifié des mots en mettant du blanc et en réécrivant : il ne supporte pas l’utilisation abusive du « j’adore » que l’on trouve absolument partout!

Ce qui me marque aussi beaucoup, c’est la vulgarité.
Déjà omniprésente dans les livres des plus grands (elle garantie même le succès de Titeuf), elle fait son apparition dans les ouvrages destinés aux plus petits. J’ai pu en faire le constat hier à la bibliothèque lorsque, en lisant un livre à Pomme, je suis tombée sur cette page :
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Recherche faite en rentrant sur ledit livre, il est conseillé par l’éducation nationale… Formidable. Il n’y a plus qu’à dire Amen, alors?
Sur la même page, un style « texto », lui aussi très utilisé… Désastreux.

Mais je crois qu’il n’y a plus de limite dans la littérature enfantine. Qu’on peut tout dire, tout écrire.
Je l’ai compris il y a bien longtemps, en lisant un livre issu de la bibliothèque de la classe à un élève de moyenne section de maternelle (4 ans).
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Le texte, plus violent encore que l’image, utilisait les termes « trucidaient », » égorgeaient », « exécutaient », etc.

Alors maintenant, chers lecteurs, laissez-moi un commentaire pour me le dire, que j’ai tort de m’inquiéter!
Pour me le dire, que j’en fais trop! Que je dois évoluer!
Rassurez-moi en me disant que tout va bien et que je n’ai pas besoin de préserver mes filles de tout ça…
S’il vous-plait !



Résolutions de « rentrée »
14 septembre, 2010, 16:05
Classé dans : Au jour le jour

Pomme a deux ans et demi.
A son âge, les enfants du quartier entrent à l’école et se voient proposer des tas de nouveautés.

Pomme réclame, non l’école, mais de l’attention, des activités.
Souvent, elle veut faire du vélo. Souvent, ce n’est pas le moment.
Quand elle demande de la peinture et qu’il est temps de préparer le déjeuner, je refuse.
Elle veut aller sur l’ordinateur, comme maman, mais justement, j’y suis, alors ça n’est pas possible. Et puis ça n’est pas un jouet… soupir
Bref, en ce moment, ses demandes ne correspondent pas à mes propositions.
Parce que quand même, je lui propose des choses! Le matin, elle peut à souhait manipuler graines et eau dans les versés, construire la tour rose ou ouvrir et fermer des boutons, couper, coller, dessiner, etc. Toutes ces activités se font en autonomie, ce qui me permet de faire autre chose à proximité. Mais il faut que je me rende à l’évidence, cela fait des semaines que Pomme n’y touche plus beaucoup (sauf nouveauté, mais elle se lasse vite) et semble tourner en rond. Elle réclame que je m’occupe d’elle, que nous fassions plus d’activités ensemble.

Et moi, cela fait des semaines que je me dis que l’ordi prend trop de place et de temps dans mon quotidien, que je n’anticipe plus assez la préparation des repas (et donc je n’ai plus la disponibilité de laisser Pomme s’investir dans cette préparation), que je laisse trop la paresse envahir mon quotidien.

Bref, je crois que je ne suis pas la seule à sourire en voyant ce dessin, dans lequel je dois dire que je me retrouve en ce moment…
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Je pense que dans tous les boulots, on peut connaitre des moments de désinvestissement.
Et qu’il faut réussir à se remotiver.
Il en est de même quand on est à la maison.

C’est donc ma résolution de rentrée : moins de pc, plus d’activités proposées aux filles.

Moins de pc, cela ne veut pas forcément dire moins de blog, puisque celui-ci n’est vraiment pas ce qui me prend le plus de temps. Il est un loisir pendant la sieste. Et j’aime bloguer.
Par contre, moins de lectures de forums, moins de participation sur ceux-ci, et surtout, j’arrête de passer du temps à la recherche de petites robes mignonnes sur ebay, de telle ou telle étagère sur le bon coin pour l’aménagement de notre futur appart (on a encore 2 bons mois!), de chercher la météo sur internet plutôt que de regarder par ma fenêtre, de rater le bus parce que j’aurai perdu du temps à trouver les horaires, d’idées de couture à n’en plus finir alors qu’en ce moment ma « 4patteuse » rend la couture impossible, etc. Bref, on se perd vite sur la toile!

Et plus d’activités.
Je me rends compte que j’ai besoin de rigueur. De me fixer un emploi du temps à suivre. Cela me motive, me structure. Un peu à l’image du « fly lady » qui me permet d’avoir un appart à peu près présentable.

Je pense donc que je vais rythmer nos semaines par des activités régulières auxquelles j’essaierai de me tenir, tout en restant souple et adaptable, bien sur.

La bibliothèque, par exemple. On y va déjà, surtout quand on a une date butoir pour rendre des livres… En gros, toutes les 3 semaines! Alors qu’elle est à côté de la maison et que les filles apprécient beaucoup cette sortie. Bref, toutes les semaines seraient une fréquence plus appropriée.

Pomme va probablement commencer l’anglais. Je pense avoir trouvé une personne qui viendra régulièrement (1h/semaine) jouer avec elle (dinette/mémory/loto), cuisiner (salade de fruits, par exemple), lui chanter des comptines, lui lire des histoires, le tout en anglais. Il n’est pas impossible que nous repartions un jour à l’étranger où ne pas parler anglais est un réel handicap! Alors, même si ça n’est pas une heure par semaine qui feront d’elles des enfants bilingues, cela nous semble important qu’elles puissent habituer leur oreille à cette langue, et pourquoi pas à terme connaitre quelques mots de vocabulaire. Le tout à un âge où cet apprentissage sera plus naturel.

Je vais peut être instaurer une activité « légumes ». Sous laquelle je peux proposer différentes choses : marché, épluchage et/ou cuisine, dégustation à l’aveugle ou reconnaissance de formes, et par la suite, nous envisageons de faire un petit potager de balcon.

Bien sur je continuerai à lui proposer des activités montessoriennes. Je sens que j’ai grandement besoin de me former davantage et je suis un peu dans l’impasse devant son refus actuel. C’est sans doute une période, ça reviendra.

Quand nous aurons emménagé, je pense lui installer un coin peinture qui soit près à servir. Ainsi, il sera plus facile d’en proposer régulièrement, sans avoir à tout sortir à chaque fois. Peut être que nous ferons aussi plus d’activités manuelles.

J’aimerai aussi instaurer mensuellement l’envoi d’un courrier, d’un dessin, d’une photo. A l’ancienne. Par la poste. Pomme voulait envoyer une carte postale en vacances à son parrain. Nos familles étant loin, c’est l’occasion de lui montrer l’importance d’entretenir des liens, de manière plus concrète que les courriers électroniques.

Peut être qu’un temps dans la semaine sera consacré aux soins du corps. Occasion de se coiffer mutuellement, de mieux apprendre à se brosser les dents ou les mains, de se parfumer, de se couper les ongles. Je ne suis pas un bon exemple pour elles de ce côté là. Je passe maximum 4 minutes dans la salle de bain le matin, ne me maquille jamais, ne prends pas assez de temps pour être coquette. Prendre soin de soi et de son corps est pourtant important.

Il va me falloir aussi me motiver à aller plus souvent au parc, à l’extérieur. Dans notre quartier actuel, les balançoires que Pomme appréciait tant ont brûlé en juillet. Les autres jeux sont loin. Notre futur appartement est situé à 10 minutes d’un grand parc dont j’espère pouvoir profiter régulièrement.

Voilà quelques idées. Je planche sur la mise en place. Probablement sous forme d’emploi du temps visuel avec des pictogrammes.
Nous allons commencer par une activité par jour maximum, à ne pas vivre comme une obligation mais plus comme une proposition.

Cette année sera pour moi un peu une année test.
Car dans un an commencera vraiment l’instruction en famille. Et je dois être sure que j’arriverai à tout gérer.



Une journée à la ferme
10 septembre, 2010, 22:13
Classé dans : 18-24 mois,2-3 ans,3-5 ans,Au jour le jour

Cela aurait du être le clou des vacances, une fin en beauté.
La météo en a décidé autrement…

Au téléphone, lors de la réservation, j’avais demandé si nous pourrions participer à la vie de la ferme, au travail auprès des animaux. « C’est exactement le principe! Si vous le souhaitez, bien sur, vous pourrez mettre la main à la pâte! ».

J’avais cherché une ferme essentiellement avec des petits animaux pour que les filles y trouvent un intérêt. A leur âge, les poules sont plus amusantes que les légumes.
Et j’avais été séduite par la ferme-auberge de Corsas, à Saint Victor.
Une ferme bio avec plusieurs espèces animales (poules, oies, pigeons, moutons, canards, chèvres, cochons), un potager, un verger.

A notre arrivée, le 6 au soir, nous avons pu aller à la rencontre des animaux dans les champs, accompagnés par le chien de la ferme.
Nous devions passer la journée du lendemain sur place et repartir le 8 au matin.
Seulement, le 7 septembre, après un début de vacances très ensoleillé, toute la région fut touchée par des précipitations exceptionnelles. Ayant anticiper ces fortes pluies, nos hôtes avaient travaillé davantage pendant les derniers beaux pour s’octroyer un jour de calme.
Bref, aucune activité prévue ce jour là. Il a fallut improviser pour occuper les filles jusqu’au repas des animaux à 17h30.
Nous avons pu alors faire le tour de l’exploitation (sous des trombes d’eau), voir comment étaient nourris poules et cochons, admirer le potager et le verger, en apprendre plus sur le projet de ce jeune couple dynamique reprenant l’exploitation.
Nous avons passé une excellente soirée autour d’un repas délicieux constitué exclusivement des produits de la ferme, pendant que dehors, l’orage tonnait.
Au petit matin, nous avons à nouveau parcouru le champ pour saluer les animaux, sous un grand soleil…
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Pas de chance donc pour cette année, mais la formule nous a séduit!
Il est probable que l’an prochain nous choisissions de retourner en accueil paysan ou dans une ferme « bienvenue à la ferme », en espérant cette fois pouvoir pouvoir découvrir et participer aux travaux ruraux!



Randonner avec un âne
9 septembre, 2010, 16:27
Classé dans : 2-3 ans,3-5 ans,Au jour le jour

Lorsque j’ai rencontré mon mari, j’ai découvert la randonnée. Durant nos premières vacances, il m’a fait marcher!

En organisant notre semaine en Ardèche, soucieuse de trouver des activités qui pourraient plaire à tous, j’ai repensé à nos promenades en Bretagne Nord et j’ai cherché une solution pour se promener en famille. Pas évident, car à 2 ans et demi, le rythme est forcément différent de celui de l’adulte.

Nous avions la solution Manduca puisqu’une amie nous en prêtait un deuxième pour les vacances. Cela signifiait une puce chacun dans le dos. Faisable pour de petites promenades, mais pas pour une vraie marche pour laquelle il faut prévoir beaucoup d’eau, un pique-nique, de quoi changer une couche,  des chapeaux, de la crème solaire, etc. Le poids idéal d’un sac à dos (15 à 20% celui du porteur) est vite dépassé si on ajoute celui de Pomme!

Une solution a rapidement fait surface : l’âne de bât! Pouvant porter jusqu’à 40kg de bagages, il est le compagnon idéal de la famille randonneuse.
Nous en avons fait l’expérience grâce à Max qui a porté nos affaires et permis à Pomme de faire des pauses lorsqu’elle était fatiguée. Nous avions pris les deux portes bébés ce qui a permis à notre ainée de faire une sieste dans le dos de son papa qui n’avait qu’elle a porté.
Cette bien belle promenade (13 km environ) fut aussi l’occasion de faire découvrir à Pomme (et à Lys, bien qu’elle soit encore petite) l’importance de respecter l’animal et d’en prendre soin.
Le long du chemin, nous avons croisé vaches, moutons et poules, dégusté des mûres, vu de magnifiques paysages et apprécié la fraicheur de la forêt.
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Dans un premier temps, j’ai préféré tester la formule sur une journée en me disant que cela nous permettrait peut-être de l’envisager sur 2 ou 3 jours l’an prochain.
Bilan positif, mais les filles étaient peut-être un peu petites pour en profiter pleinement. C’est sans doute plus plaisant encore avec des enfants à partir de 4 ans environ.

Si vous passez en Ardèche du Nord, faites un tour par ici. Pensez juste à réserver longtemps à l’avance si vous souhaitez randonner en juillet-août car l’ânière est obligée de refuser du monde tant la formule semble plaire!



A visiter (ou non) dans la Drôme et en Ardèche
9 septembre, 2010, 16:25
Classé dans : 2-3 ans,3-5 ans,Au jour le jour

Quel casse-tête que d’organiser des vacances pour 4 personnes aux âges, aux centres d’intérêt, aux capacités physiques, aux goûts différents!
Nous avons choisi cette année de faire une petite boucle dans la Drôme et dans l’Ardèche, afin de mieux connaître ce joli coin de France.
Voilà mon avis sur quelques unes des visites-à-touristes que nous avons pu faire :

JOUR 1 : notre première étape fut l’incontournable zoo de Peaugres.
Ce parc animalier comporte deux parties : un safari à faire en voiture et un parc à parcourir à pied.
Nous avons commencé par le safari. Quelle déception! A part les autruches et les ours, les animaux sont à peine visibles.
Nous nous sommes ensuite rendus sur l’aire de pique-nique située à côté de l’aire de jeux. Là, un régal! Pomme était encore un peu petite pour la plupart des jeux, mais entre les filets, tyrolienne, toboggans, etc. les plus grands ont de quoi faire! L’aire de jeux est tout simplement géante! Et elle l’avait pour elle toute seule!
Et ça n’était rien à côté du parc en lui-même. La visite à pied est tout simplement formidable. Partout, il y a des choses pensées pour les enfants : cabanes éducatives (mettant à contribution les sens, l’observation, il y a même une amusante « cabane à crottes », le tout avec beaucoup d’humour), panneaux instructifs sous forme de quizz (sur la photo, un exemple avec des panneaux d’empreintes),  épreuves sportives pour prendre conscience des capacités physiques des animaux (avec des chrono pour comparer sa vitesse à celle d’un guépard, des toises pour mesurer son saut à celui d’un kangourou, etc.), une petite ferme miniature, et partout, des petites aires de jeux variés (toboggan, circuits d’eau, jeux d’équilibre, etc.)
Le tout ponctué par des animations : nourriture des animaux, explications sur le mode de vie des uns et des autres, et surtout entrainement médical des otaries, à ne pas rater!
Lys (9 mois) s’est montrée très sensible aux animaux, attirée, curieuse. En manduca, elle a pu faire la sieste au moment où elle était fatiguée et profiter de la promenade le reste du temps.
Pomme, pleine de curiosité, a été très attentive. Elle a beaucoup aimé le spectacle des otaries dont elle parle encore. Comme nous avions deux manduca, elle a pu également faire une sieste et n’a donc pas vu les fauves. Le parc est en fait presque trop grand pour tout faire sur une seule journée et elle est encore petite.
Pour nous adultes, même si d’habitude je ne suis pas fan des zoos, ce fut également une visite plaisante. Le tarif (18 euros par adulte) m’avait semblé élevé, mais finalement, il est largement justifié.
Bref, aucun regret, si ce n’est celui de ne pas avoir 6 ans, ce qui m’aurait permis de tester véritablement l’aire de jeux!

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JOUR 2 : Palais idéal du facteur Cheval
Au hasard de mes recherches sur les activités dans la région, j’ai découvert ce site touristique que je ne connaissais pas du tout.
Nous nous sommes rendus sur place, à Hauterives, pour découvrir, émerveillés, la folie de ce facteur de campagne, qui durant 33 années de dur labeur, a construit pierre après pierre cet étrange palais.
Je n’ai trouvé ça ni harmonieux, ni esthétique, ni ingénieux. Ca ne sert pas à grand chose, voir même à rien. Et pourtant, c’est absolument fantastique. Et ça m’a beaucoup impressionnée! C’est une sorte de représentation pure de l’obstination et de la patience. 93 000 heures. Sans compter que le bonhomme a ensuite continué en faisant son tombeau dans le cimetières de Hauterives durant les 8 dernières années de sa vie (entre 80 et 88 ans…)
Une visite en plein air durant laquelle Pomme a pu courir, sauter, crier, sans que cela ne dérange personne. Elle a apprécié les petits escaliers et les couloirs étroits, le côté un peu labyrinthe.
Les décors sont nombreux et les détails variés.
Lys a dormi pendant toute la visite…
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JOUR 3 : Palais des bonbons, du Nougat et des jouets anciens à Montélimar
De passage dans la ville du nougat, je souhaitais pouvoir visiter un atelier de fabrication du célèbre bonbon.
En cherchant, je suis tombée sur le site internet de ce palais des bonbons et du nougat et des jouets anciens et il y a aussi une ferme miniature d’animaux vivants et un atelier de fabrication du nougat et une aire de jeux et une aire de structure gonflable (mais fermée en semaine). Bref, étrange mélange mais pourquoi pas, chacun pourrait ainsi y trouver son compte.
A peine arrivés dans la ville, nous trouvons partout des panneaux qui nous guident jusque là.
Grosse déception. La déco du musée manque cruellement de raffinement (noir et rose-néon, la discothèque des bonbons, souvent énormes et en plastique…), et c’est peu adapté aux enfants (beaucoup de vitrines en hauteur).
A l’entrée, nous avons eu un petit sachet de bonbon et un nougat. Quand je dis nous, c’est mon mari et moi. Rien pour Pomme. Surement parce qu’elle bénéficie d’une entrée gratuite, mais ça aurait été sympa quand même. Bon, je ne suis pas trop indigne, j’ai partagé!
Les thèmes abordés sont intéressants : sucre, utilisation du sucre dans le cinéma, rétrospective d’un siècle de bonbon, bonbons de France, chocolat, miel (avec une ruche vivante), et j’en oublie surement, mais je suis passée un peu à côté car Pomme n’a pas été très réceptive à l’ensemble et qu’il a fallut que je la gère un minimum. Il y avait un espace olfactif mais un peu vieilli, certaines pompes ne fonctionnant plus du tout.
La partie sur les jouets anciens est une succession de jolies vitrines avec quelques automates.
La fabrique de nougat est très décevante. A travers une vitre (en hauteur, donc les enfants petits ne voient rien, une fois de plus) on voit les gens travailler, mais c’est présenté à l’envers. On commence par la fin. Et aucune explication sur qui fait quoi.Bref, de bonnes idées que j’ai trouvé mal exploitées.
La ferme miniature se résume à quelques animaux (qui cherchaient désespérément un peu d’ombre, les pauvres) dans un petit enclos. On se demande un peu ce qu’ils font là…
La consolation se trouve dans l’aire de jeux à la sortie, dans laquelle Pomme nous a étonnés par son aisance!

JOUR 4 : Ferme aux crocodiles de Pierrelatte
C’est une grande serre pleine de jolies plantes tropicales où vivent beaucoup beaucoup beaucoup de crocodiles. Essentiellement des crocodiles du Nil. Après la première impression du départ, le parcours (sur des petits ponts en bois, juste au dessus des crocos) est presque trop long. Les amateurs de plantes tropicales trouveront sans doute la visite plus variée que ceux qui viennent voir les crocos. Un tour par la nurserie où on voit de minuscules bébés (ça parait tout mimis!), une sortie dehors, où là aussi l’aire de jeux est bien pensée, et on arrive aux tortues géantes ; et elles sont vraiment énormes! Après avoir assisté à leur repas, nous sommes tranquillement rentrés à la chambre d’hôtes où nous logions.
Bilan : à visiter si on est dans le coin mais ne mérite pas un détour spécial.
Pomme a surtout aimé l’aire de jeux, c’est d’ailleurs ce souvenir qu’elle a évoqué lorsqu’on lui a reparlé des crocodiles.
Lys a été très impressionnée par les tortues.

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Gorges de l’Ardèche
A admirer à partir de la route, dans le sens de la descente (car on voit beaucoup mieux et cela permet d’accéder facilement aux balcons aménagés pour observer la vue).
Tout est absolument magnifique! Que l’on se sent petit devant des paysages si grandioses!
Nous sommes allés jusqu’au pont d’arc et avons pris la route jusqu’à Saint Martin d’Ardèche.
Pomme s’est baignée à Sauze, avec son papa, dans une eau vraiment trop fraiche pour moi!
Lys, qui décidément n’aime pas la voiture, n’a pas beaucoup apprécié la promenade.
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Des vacances à la rentrée!
8 septembre, 2010, 16:09
Classé dans : Au jour le jour

Septembre.
Voilà le moment où tout le monde rentre, où l’activité redémarre, où les bus reprennent leurs horaires habituels, où bon nombre d’enfants de l’âge de Pomme ont pris pour la première fois le chemin de l’école.

Voilà le moment que nous avons choisi pour enfin partir en vacances en famille.

Je constate qu’autour de moi, il n’y a pas deux foyers qui conçoivent les vacances de la même manière.
Pour certains, c’est l’occasion de se réunir autour des grands parents avec les frères, soeurs, pièces rapportées (beaux-frères et belles-soeurs) et pour les enfants, les jeux entre cousins.
Pour d’autres, c’est impensable. Les vacances, c’est pour se reposer, et avec les enfants, c’est difficile! Il leur est nécessaire de prendre quelques jours en couple en les confiant aux grands-parents.
Il y a aussi les inconditionnels des clubs où chacun pourra avoir des activités adaptées à son âge, tout en se retrouvant le soir.
Il y a ceux qui préfèrent la mer et ceux qui préfèrent la montagne.
Ceux qui aiment l’exotisme et ceux qui souhaitent visiter nos belles régions de France.
Et ceux qui ne partent pas, par choix ou par manque de moyen.

Cette année, nous avons choisi la Drôme et l’Ardèche pour ces quelques jours en famille.
Un temps de rupture avec le quotidien, d’activités variées choisies pour plaire à tous et qui deviendront de beaux souvenirs avec le temps, le tout loin de la routine du quotidien et du chronophage ordinateur… D’où mon absence ces derniers jours!

Cette semaine a été riche en émotions, en moments de qualité partagés tous ensemble.
Le temps de défaire les valises, de faire tourner quelques machines, de répondre à une petite douzaine de mails, de trier les photos prises, et je viens vous raconter tout ça!



Petit nouveau dans la blogosphère
31 août, 2010, 22:13
Classé dans : Liens

C’est tout nouveau, tout beau, et déjà très complet !
Ca parle de Montessori, d’activités d’un petit loup tout mimi et bientôt de celles de son petit frère tout neuf, né à la maison tout comme ma Lys.
Ca parle de l’oeuvre de Montessori dans un domaine méconnu, la transmission de la Foi.
Ca parle de choix éducatifs et de choix de vie.
C’est en français (bien que ça ne soit pas la langue maternelle de la maman qui écrit! alors je dis chapeau!)
Bref, c’est à lire ici : En terre d’enfance



Tri de formes, tri par taille
29 août, 2010, 22:17
Classé dans : 2-3 ans,Activites pre-mathematiques

Pomme a compris très jeune le concept de tri (avec un seul critère) mais l’a rapidement délaissé. J’en mettais de temps en temps à sa disposition sans que ça ne l’attire.

Identifiant bien les formes simples et étant fan de gommettes, je lui ai proposé il y a quelques jours un tri de formes.
Il s’agissait donc d’isoler l’une des caractéristiques de la gommette : sa forme et non sa couleur.
Aucune difficulté mais depuis, tous les jours, elle souhaite faire des gommettes… Et ce matériel n’est pas réutilisable!

Aujourd’hui, je lui ai proposé de trier des petits motifs en feutrine selon leur taille (grand/petit).
D’abord un seul motif (des petites et grandes étoiles de couleurs différentes) puis 2 (coeurs et étoiles).
Malgré une facilité apparente, Pomme a dit par deux fois « c’est difficile! » ; c’est la première fois que je l’entendais dire ça lors d’une activité.
La principale difficulté semblait être de rester concentrée sur les tailles et de ne pas trier par forme, coeurs d’un coté, étoiles de l’autre ; ce qu’elle a fait à plusieurs reprises en s’auto-corrigeant immédiatement.
L’activité a duré longtemps car Pomme racontait des tas d’histoires avec les étoiles et les coeurs. D’où sans doute l’importance d’éviter d’utiliser un matériel si distrayant dans une ambiance Montessori?

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Le conflit – La femme et la mère
27 août, 2010, 22:27
Classé dans : livres,Regard sur la societe

Afin de pouvoir me faire ma propre idée après le débat qui a fait sa publicité, j’ai emprunté ce livre à la bibliothèque.
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Déjà, le titre m’a agacée.
Etonnante dichotomie (que l’on retrouve à plusieurs reprises dans le livre) qui laisse penser que pour Badinter, être mère n’est pas être femme.
Vu le contenu du livre, il aurait été plus juste de l’intituler : « Le conflit de la femme : choisir ou non la maternité ».

Je me suis malgré tout plongée dans sa lecture.
Et là, quelle surprise. J’ai eu l’impression de lire … du vide…
Je m’attendais à quelque chose de nettement plus intellectuel vu le tapage médiatique fait autour.

Badinter commence par dresser un état des lieux de la maternité, à coup de statistiques sur l’évolution du nombre d’enfants, de sondages sur les raisons de faire des enfants, de ce qu’apporte un enfant, parlant de l’augmentation du nombre de personnes qui décident de ne pas avoir d’enfant, etc. Pas grand chose de passionnant. Mais bon, ça se laisse lire.

Puis vient la plus grosse partie de son livre, consacrée à décrire « l’offensive naturaliste » dont elle parle presque comme d’un complot visant à renvoyer les femmes à la maison.
En prennent pour leur grade, entre autres, les défenseurs de l’allaitement, et principalement la leche league qui a réussi à infiltrer les plus nobles institutions pour imposer l’allaitement…
Et là, je décroche, j’ai l’impression que Madame Badinter et moi ne vivons pas dans la même réalité…
Dans mon entourage cohabitent allaitantes et biberonnantes. Les biberonnantes sont de deux sortes : celles qui l’ont choisi et celles qui l’ont subi suite à de mauvais conseils, à une reprise professionnelle, à des « bobos d’allaitement » qui les ont découragées.
Mais il n’y a qu’une sorte d’allaitantes. Des allaitantes qui l’ont choisi. Et qui assument. Et qui sont heureuses d’avoir pu trouver du soutien auprès d’association d’entraide (car il faut le dire, la génération de nos mères est rarement qualifiée pour nous soutenir!).
La Leche League ne doit pas son expansion à une stratégie remarquable (p.102) mais à une réelle demande de la part des mères qui ont besoin de soutien et de conseils afin de réussir leur allaitement. (LLL n’est pas restée sans réaction à ses propos. )
Rejettant l’idée d’un lien d’attachement naturel à l’enfant (j’imagine qu’elle parle là de ce sentiment d’amour qui m’a envahit lorsqu’on a posé ma fille ainée, toute gluante et grisâtre, au crâne déformé sur moi? cette impression de l’aimer d’un amour immense sans même la connaitre? enfin visiblement elle parle de quelque chose comme ça mais sans trop savoir puisqu’elle n’y croit elle même pas…), elle dénigre allaitement, cododo, et compagnie, regrettant l’époque des années 70 « où l’on pouvait vivre sa grossesse dans l’insouciance et la légéreté » (p 101) – entendre par là qu’elle regrette qu’on conseille désormais aux femmes de ne pas boire d’alcool… (p 99)…
Allez, trouvons du positif : vous trouverez dans ce chapitre d’excellents conseils pour réussir l’allaitement ainsi que la liste des hôpitaux ayant le label « ami des bébés » (même si depuis, cette liste a évolué).
Après avoir livré des statistiques à n’en plus finir sur l’évolution de l’allaitement en Europe, elle tire une conclusion qui m’a semblé venir de nulle part ; je cite : « L’injonction sous-jacente de la nouvelle idéologie dominante est « Mères, vous leur devez tout! »" (p. 143).
Viennent ensuite quelques pages sur l’imperium des bébés, où Edwige Antier (que je remercie au passage pour 1000 autres raisons) en prend à son tour pour son grade. Comme si le livre était surtout une attaque contre quelques acteurs de cette « offensive naturaliste ».

Dans la troisième partie, elle parle (enfin) des femmes qui trouvent un épanouissement dans la vocation maternelle. Sur 2 pages (176-178). Badinter les (nous) évoque dans des propos caricaturaux, ajoutant « Ces mères là existent, mais il n’est pas sûr qu’elles soient légion ». Elle a sans doute oublier le début de son livre dans lequel elle rapportait des statistiques : les  « Home-centred » représentaient 20% (variation jusqu’à 30%) des femmes. (P 38). Elle ajoute un questionnement « Combien de femmes rentrées à la maison pour élever un enfant s’aperçoivent qu’elles se sont trompées? »(p. 178) mais jamais elle ne se pose la question du contraire, de celles qui ont repris le travail à contre coeur et qui souffrent de devoir se séparer de leur bébé. Le plus curieux est qu’elle cite régulièrement en référence de ces maternantes le roman caricatural et orienté de Eliette Abécassis, « Un heureux événement », comme s’il s’agissait d’une vérité absolue sur les mères de familles. Un livre comme « Oser être mère au foyer« , de  Marie-Pascale Delplancq-Nobécourt aurait probablement était plus à même de lui faire comprendre ce que sont vraiment ces 2,5 millions de femmes en France.
Après ces deux petites pages, elle propose en conclusion deux chapitres : la grève des ventres (ou le choix de ne pas avoir d’enfants) et le cas des françaises qui continuent à faire des enfants grâce au choix qu’elles ont de pouvoir les faire garder.

Donc voilà, sans surprise, je vous déconseille la lecture de ce livre, écrit par une femme qui n’a pas allaité, pas pratiqué le co-dodo, pas ressenti ce lien d’attachement, mais qui en parle comme si elle savait de quoi il s’agissait, sous un emballage qui n’est ni véritablement philosophique (ou alors je suis passée à côté?), ni véritablement sociologique.

Je vous conseille plutôt celui ci :
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Nettement plus instructif, plaisant et objectif, décrivant le rôle essentiel qu’ont les mères qui s’arrêtent de travailler pour élever leurs enfants. Bien que, n’en déplaise à Badinter, ce choix ne soit pas dans l’air du temps!



« Alors, bientôt l’école? »
26 août, 2010, 15:46
Classé dans : Ecole a la maison,Regard sur la societe

J’aurai dû compter combien de fois j’ai entendu cette phrase cet été!
La pharmacienne, la bibliothécaire, la caissière, la voisine.
Mais laissez là donc grandir! Elle est de 2008, elle n’a même pas 3 ans, et elle est trèèès bien à la maison!

Hier, une copinaute (définition copinaute : nom féminin, contraction de copine+internaute. Personne avec laquelle on entretient, de manière plus ou moins régulière, des relations par internet) rencontrée IRL (=In Real Life, dans la vie réelle) m’a posé cette même question.

Lassée de répondre « Non, non, elle est de 2008, elle rentreraIT en septembre 2011″, j’ai décidé de jouer franc jeu : « Nous avons un projet d’instruction en famille, donc l’école, c’est dans trèèès longtemps, ou même pas du tout. »
Aucun jugement. Ni regard de travers. Non. Rien. Une demi seconde de blanc. Et :
« Ah oui? ça m’intéresse? Nous y pensons aussi! »
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhh, que ça fait du bien!

Aux autres, aux amis, à la famille, je le dis déjà.
A demi-mot. En ajoutant : « On se laisse le droit de changer d’avis, bien sur. Et si elle veut y aller, elle ira. Mais en tous cas, ça n’est pas pour tout de suite. Etc. »
Mon mari s’étonne que je prépare ainsi le terrain, un an à l’avance.
Il n’entend pas les gens qui régulièrement me demandent pour quand c’est, l’école. Dans notre quartier, elles sont toutes ZEP (ou autre sigle, ça change tout le temps) et tous les enfants entrent à 2 ans et demi en TPS (Toute Petite Section de maternelle).
Il ne comprend pas que j’ai besoin de commencer à en parler pour préparer l’entourage à l’idée, pour éviter qu’à même période, l’an prochain, les pressions ne se fassent trop fortes.
Pour lui, c’est acquis depuis longtemps. Pas besoin d’en faire tout un plat. Pour moi, c’est un choix qu’il faudra assumer, affirmer, face aux regards sceptiques des personnes que je croiserai. Et qui dans quelques années lui diront « Ben, t’es pas à l’école? ».

Et au prochain qui me lui demande « Alors, bientôt l’école? », je réponds : « Non, non, bientôt les vacances!!! »Et de ça, j’ai hâte!

 


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