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Encastrements
2 novembre, 2010, 16:07
Classé dans : 12-18 mois,6-12 mois,Jouets,Materiel,Montessori,Motricite fine

J’avais l’intention de faire un beau billet parlant d’un matériel que je n’avais pas et que j’aurai aimé pouvoir proposer à Lys, 11 mois.
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Je pensais en profiter pour parler de l’importance de ne présenter qu’une seule difficulté en même temps, et du regret que j’avais de n’avoir qu’un puzzle de 3 formes impliquant 2 difficultés : l’encastrement ET la reconnaissance de formes.
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19 octobre

Je pensais dire que la progression logique pour ces premiers encastrements me semblait être : d’abord le rond (de très loin le plus facile), puis le carré, puis le triangle équilatéral. Et s’il y avait eu un rectangle, il serait arrivé ensuite.
Et j’aurai pu expliquer que selon moi, plus il faut tourner la forme pour arriver au même visuel (le carré tourné de 90 degrés sera à nouveau le même carré visuellement, alors qu’il faudra 120 degrés pour le triangle équilatéral et 180 pour le rectangle, 360 pour un trapèze, etc.), plus la pièce est difficile à mettre pour un bébé.

Et alors que je proposais à Lys l’encastrement des 3 formes (grand succès quelques jours, vite délaissé au profit de la maison de forme Berchet), la voilà qui d’un coup a compris le truc et s’est mise à encastrer, encastrer, encastrer : cylindres en plastiques, cubes creux en carton, bonshommes de formes, que j’aurais imaginé trop difficiles à encastrer à son âge! p1010570.jpg
25 octobre
Je dois dire que j’ai été impressionnée par le développement de sa motricité fine. Elle parvient par exemple à manger son yaourt presque correctement ou à empiler 4 ou 5 cubes.
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Pour le plaisir ! 24 octobre

On a beau observer l’enfant, essayer de lui proposer des choses qui soient dans ses centres d’intérêt, mettre à sa disposition du matériel correspondant à son niveau de développement, il nous arrive d’être surpris parfois devant la vitesse à laquelle certaines étapes sont survolées.

J’ai souvent eu le problème avec Pomme. Je l’observe et tâche de lui présenter les activités adéquates. En quelques manipulations, elle les maitrise et ne s’y intéresse plus. J’ai alors l’impression de lui avoir proposé l’activité trop tard.
Et ça m’amuse d’entendre des personnes extérieures me dire que je la pousse ou la stimule trop alors qu’au quotidien, j’ai plutôt l’impression de lui courir après!

Et ces jours ci, j’ai ce même sentiment avec Lys. Mais bien évidemment, c’est avant tout un sentiment de satisfaction de la voir si bien grandir qui prime!

http://www.dailymotion.com/video/xfho52
vidéo faite par son papa, en mon absence, et il est  tout aussi gaga que moi! Pour voir la vidéo dans le bon sens… tournez votre écran?:D



Avoir le choix
1 novembre, 2010, 15:02
Classé dans : Regard sur la societe

Depuis quelques décennies, une révolution s’effectue au sein des familles.
Soutenues par des aides de plus en plus généreuses pour aider les foyers à faire garder leurs enfants, les femmes peuvent désormais, tant bien que mal, concilier maternité et travail.

Quel bond en avant! Quelle formidable évolution! Désormais, la femme moderne a le choix!
Le choix d’avoir des enfants ET une carrière.
Le choix d’interrompre un peu sa vie professionnelle et d’être aidée pour y retourner.
Crèches, assistantes maternelles, employées à domicile, école maternelle, vive la France.
Désormais la femme moderne a le choix…

Alors j’ai fait mon choix.
Et j’ai choisi
d’accompagner mes enfants dans leur quotidien et de les voir grandir ;
d’être présente et disponible lorsque mon mari rentre du travail ;
de renoncer à un salaire et à un confort de vie ;
l’insécurité car s’il arrive quelque chose à mon mari, il me sera difficile d’assumer le quotidien ;
de me mordre les doigts quand arrivera l’âge de la retraite ;
de n’avoir qu’une seule voiture dans notre foyer (et si on pouvait s’en passer…) ;
de ne pas exister socialement ;
d’utiliser le numéro de sécu de mon mari et la mutuelle de sa boite ;
de renoncer aux aides que je pourrais avoir pour faire garder mes enfants ;
d’être incomprise dans mon choix car justement, j’aurai pu concilier les 2! ;
de bien dormir quand les écoles, les cantines ou les crèches font grève ou quand il y a une épidémie de gastro ou varicelle ;
de ne pas pouvoir accéder à la propriété dans des quartiers corrects de l’agglomération où je vis ;
d’être vue comme une fainéante…

La plupart de mes amies ont fait le choix de travailler.
Elles ont choisi
de faire garder leurs enfants et ont souvent eu du mal à trouver le mode de garde idéal ;
d’être réveillée le matin par la douce sonnerie du réveil ;
de mettre en route une machine à 7h pour l’étendre à 20h ;
d’avoir une vie sociale, une carrière, un épanouissement personnel ;
de passer 1h30 par jour au volant ;
d’être propriétaire d’un petit pavillon en banlieue avec un petit jardin dans lequel il y a une jolie maisonnette en plastique coloré et un portique ;
de passer une partie de leurs soirée ou week-end à faire des tâches ménagères ;
de pouvoir s’offrir des petits plaisirs très souvent ;
de devoir prendre un jour pour garder un enfant malade ;
d’arrêter l’allaitement, parce que tirer son lait au boulot, c’est quand même galère (et je les comprends! chapeau à celles qui poursuivent malgré tout!) ;
d’être à l’abri en cas d’accident de la vie ;
de solliciter les grands-parents ou les copines l’été parce que la nounou prend 6 semaines de congés ;
d’espérer avoir une retraite, qui d’ici là, sera complète à 75 ans au mieux…;
de pouvoir bénéficier d’arrêt maladie, du droit de grève ou des 35 heures.

Des choix de vie différents, comportant des avantages et des inconvénients, qu’on aura soigneusement pesé avant de prendre sa décision.
Mais quel qu’il soit, ce choix sera difficile à assumer et il y aura toujours un moment où on aura une petite pointe de regret ou une grosse pointe de culpabilité.

Sauf que… beaucoup de femmes aujourd’hui n’ont plus le choix.
Avec une pression sociale de plus en plus forte, un coût de la vie de plus en plus élevé, travailler est désormais une norme à laquelle il est difficile d’échapper.
Car le véritable changement qui s’est effectué en quelques décennies, c’est qu’autrefois, il était possible de vivre correctement, de se loger, de se nourrir, avec un seul salaire. C’est aujourd’hui très difficile. Et demain, cela risque d’être complètement impossible.

Voilà donc ce bond en avant : nous sommes passés d’un choix donné aux femmes de pouvoir travailler tout en ayant des enfants à un non choix de s’arrêter de travailler le jour où les enfants arrivent.
Vive la France!

 



Lys et les feutres
25 octobre, 2010, 14:44
Classé dans : 12-18 mois,6-12 mois,Motricite fine

Ca n’est pas très montessorien mais à la maison, nous avons des feutres.
Des gros feutres à l’eau, faciles à tenir, partant à la machine.
Pomme ne s’en sert pas beaucoup. Elle dessine assez peu et ne semble pas du tout attirée par cet outil.

Lys, par contre, avait bien repéré le pot de feutres!
Sa persévérance à mettre et enlever la cuillère de la tasse m’ont guidée vers cette nouvelle activité qui peut l’occuper pendant de longues minutes : mettre les feutres dans le pot. Tout simplement.

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Et c’est son papa qui lui a montré l’activité qui depuis la passionne : mettre et enlever le bouchon!
Les doigts se colorent au passage, mais le spectacle de la concentration intense de ce si petit bébé en vaut la peine! Cependant, je guide son choix vers des couleurs claires… Car si c’est son papa qui a eu cette ingénieuse idée, c’est moi qui lave le linge à la maison!
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Musique

Lys (11 mois) s’est découvert une nouvelle passion pour la musique!
Hochet à grelots et xylophone carillon sont désormais ses occupations favorites (avec un jeu d’encastrement dont je tâcherai de parler dans les jours à venir).
Ne m’en veuillez pas de ne mettre que l’image!

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D’un regard bienveillant (et surtout d’une oreille patiente), je l’observe manipuler ces jouets musicaux.

C’est à table, alors qu’elle tapait joyeusement contre son assiette avec ses couverts que j’ai eu l’intuition que le xylophone carillon allait lui plaire!
Cependant, les couverts n’étant pas conçus pour cet usage et mes oreilles pour supporter ces bruits, je lui ai expliqué que ça n’était pas possible.
Le mouvement est le même qu’avec la baguette du  xylophone carillon, ma réaction différente… Mais je suis certaine qu’elle saisit très bien la différence!



Des animaux qui parlent…
19 octobre, 2010, 22:23
Classé dans : livres

Quelques points de vue :

Dans la pédagogie Montessori (n’hésitez pas à corriger ou compléter car je n’ai sans doute pas saisi toutes les subtilités de ce pont de vue), il est préférable que les personnages de livres pour enfants ne soient pas des animaux habillés et/ou qui parlent car … ça n’existe pas… Avant 6 ans, la distinction entre le réel et l’imaginaire est floue et l’enfant a besoin de bien comprendre ce qui existe véritablement : plus sa perception du réel sera fine, plus sa capacité d’imagination sera grande plus tard. Un enfant qui vivrait trop dans l’imaginaire est considéré comme dévié, et ça n’est pas à nous, adultes, d’entretenir cet imaginaire ; au contraire, il est nécessaire de l’aider à faire la distinction avec ce qui est réel.

Dans son commentaire à la suite de l’article sur la censure, Gwen écrivait :
« Avant ça m’ennuyait aussi que des crocodiles, des petits lapins ou des créatures imaginées (style Tchoupi) se comportent comme des humains ou presque mais à partir de 2/3 ans, j’ai laissé passer (avec en parallèle des photos, des dessins réalistes d’animaux – mais bon, j’ai souvent des questions du type “maman, il est content le poulet quand il est dans le four ? Il a bien chaud ? Et est-ce que ça lui fait mal quand tu le coupe ?” et là, je me dis que de bien faire le distingo réél/imaginaire reste important !!!). »

A ce questionnement, Biber85 a souhaité répondre (dans l’un des commentaires non publiés sur le blog…) :
« Quand à Gwen qui est dérangée par les animaux humanisés, une souris ou un pingouin ont  le gros avantage que garçon ou fille, d’Europe, d’Asie ou d’Amérique, chaque enfant puisse s’y identifier, bien plus qu’à une charmante blondinette qui exclura les garçons, les enfants de peau mate, aux cheveux roux etc. c’est un choix bien réfléchi des auteurs et éditeurs jeunesses, professionnels de la petite enfance, ces bourreaux de l’innocence. »

Cela devrait répondre à Stéphanie qui demandait suite à ma mise au point :
« Aux auteurs qui ne seraient pas encore partis et qui tiennent tant au “réalisme” dans leurs oeuvres, voici une question de ma fille (4,5ans) et qui s’interroge depuis 2 bonnes années sur vos oeuvres : pourquoi dans les livres les animaux parlent-ils et portent des habits, rouge à lèvres etc alors qu’en vrai un chien aboie et est incapable de parler, un ours ne vit pas dans une maison et ne s’habille pas, etc. Des explications qui tiennent la route de votre part m’aideront grandement car je suis aussi irrécupérable que l’auteure de ce blog.
En parlant d’auteurs il y en a quelques-uns (peu malheureusement en France) de “qualité” ie sans violence et avec coeur et réalisme.Ne trouvant que rarement mon bonheur en France, j’achète de nombreux livres d’auteurs anglais que je traduis moi-même… »

Quant à moi, je me questionne…
Persuadée de l’importance de faire découvrir avant tout ce qui est réel, je pense que nous avons tendance à entraver l’imagination de l’enfant en lui proposant des modèles imaginaires sortis de nos cerveaux adultes…
Il faudrait que j’approfondisse le point de vue montessorien, ce qui me ferait peut être changer d’avis, mais je trouve ma Pomme pleine d’imagination et je n’arrive pas à y voir une déviation… Je ne cherche pas à aller contre (quand elle me lance un ballon invisible, je le rattrape) mais je ne suis pas à l’initiative du jeu.
Pour répondre à Biber85, je ne comprends pas comment un enfant pourrait s’identifier plus facilement à une souris ou à un pinguoin qui parle (par exemple) qu’à un enfant, qui bien qu’il soit différent de lui, partage au moins ce statut d’enfant!
Et parce que la plupart des livres les animaux parlent, je ne peux pas supprimer complètement tout ces ouvrages (je risquerai de passer pour un dangereux censure :D ) et je pense même que cela serait dommage, certains livres racontant des histoires magnifiques!



Ca s’arrose!
18 octobre, 2010, 21:44
Classé dans : 2-3 ans,3-5 ans,Vie quotidienne

En attendant notre « terrasse »-que nous appellerons plus modestement balcon vu sa taille- où nous avons bien l’intention de faire pousser quelques légumes, Pomme s’occupe des plantes vertes décoratives que nous avons à la maison.

Arrosage, dépoussiérage, ses gestes sont précis et appliqués.
Elle est ravie d’accomplir cette tâche toute seule.
Les plantes ne risquent pas d’avoir soif!

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A tous les auteurs jeunesse qui passent par ici…
18 octobre, 2010, 15:25
Classé dans : Regard sur la societe

Et visiblement, vous êtes nombreux…

Je prends note de vos réactions – nombreuses- d’indignation, d’effarement, d’incompréhension, de consternation suite à mon article concernant la censure des livres pour enfants.

Je prends également note du fait que je manque de culture, d’ouverture d’esprit, de lucidité et que mes filles seront probablement gravement handicapées dans leur vie car j’ose sélectionner les livres que je leur lis à 2 ans…

J’ai bien compris, grâce à vos commentaires, que j’étais une horrible mère qui souhaitait soustraire ses enfants du monde réel empreint de violence, que ce que je leur apportais était plat, lisse et édulcoré.

Et je vous remercie vivement de m’avoir ouvert les yeux sur mon incapacité à les préparer à la vie.

Je vous remercie également d’avoir pris le temps de diffuser cet article sur d’autres espaces, blog ou facebook, afin que vous puissiez tous venir réagir en nombre et informer le grand public qu’il existe des specimens de mon espèce.
J’aurais cependant apprécié d’être informée des copiés/collés intégraux de l’article ET des premiers commentaires associés.

Je suis au regret de vous faire savoir que je ne peux continuer à publier vos réactions (résumées plus haut) sur mon blog. En effet, vos propos nécessitant des réponses, cela me prend un temps précieux que je préfère accorder à mes filles.
N’y voyez pas là de la censure, tout au plus de la lassitude…
Ce blog n’a pas vocation à devenir un forum de discussion, même si j’apprécie que les personnes qui le lisent (et qui le lisent vraiment) puissent apporter leur contribution. Comme toutes les mères soucieuses de l’éducation de leurs enfants, je suis en recherche constante ; et les messages que je reçois contribuent d’habitude à me faire avancer. Les commentaires reçus sur l’article incriminé depuis quelques jours me font plutôt … tourner en rond…

Mais restons sérieux une seconde! Je n’ai jamais prétendu censurer (au sens du mot que vous utilisez, il était dans mes propos à comprendre comme une hyperbole) : j’emmène mes filles à la bibliothèque municipale régulièrement, elles choisissent elles mêmes les livres, mais oui, il m’arrive de ne pas leur lire un livre en entier, de suggérer que nous empruntions plutôt celui-ci que celui-là, etc.
Pensez-vous donc que TOUS les livres se valent? Que TOUT est bon à prendre? Que parce qu’un éditeur a choisi de publier un ouvrage, je ne peux exercer mon droit de regard?

Avant de vous quitter (ou plutôt, avant que vous ne quittiez ce blog, définitivement…), je vais vous faire un aveu : nos visions du monde (et de l’éducation) sont très différentes, d’où nos divergences sur ce sujet!
Quand, dans l’un des commentaires d’auteur jeunesse en attente de publication, je lis :
« Par le livre adapté à leur âge, oui, elles vont entendre des histoires où le héros fait des bêtises « mais vos filles en font-elles ? », se fait punir, se venge sur un « objet » de transition, etc… »,
je ne peux que constater le fossé qui existe entre nos points de vue. Certes, j’ai des extra-terrestres qui ne font pas, ou très peu, de bêtises. Quand bien même cela arrive, elles ne sont pas punies. Et ne se vengent pas sur des objets de transition car elles respectent leurs jouets et ne tapent pas.
Pourquoi alors leur lire des histoires où Petit Ours brun écrit sur les murs ? Pour leur donner l’idée de le faire à leur tour? C’est cela nourrir l’imagination?
Pourquoi leur laisser croire que Juliette mérite une fessée (dans Juliette fait des bêtises) et peut la redonner à son nounours? Pour légitimer les châtiments corporels?
Non, vraiment, nous ne vivons pas dans le même monde…

Toute votre bonne volonté à me faire entendre raison, j’en suis confuse, aura donc été vaine. Je suis sans doute irrécupérable. Passez donc votre chemin…

Au revoir…

 



Dans la maison
15 octobre, 2010, 18:08
Classé dans : 2-3 ans

Inspirée par la bonne idée de Aude, j’ai adapté son activité pour Pomme, un peu jeune pour les habitats des animaux (trop abstrait) en choisissant les pièces de la maison,  (car en ce moment, nous… cartonnons!).

Particulièrement douée avec Powerpoint et autre logiciel de création, j’ai honteusement courageusement entrepris de modifier le fichier de Aude en changeant les images. J’ai également utilisé une police d’écriture cursive que j’avais installée sur mon PC.

Imprimé (avec la nouvelle imprimante, arrivée chez nous plus vite que prévue!), plastifié, testé et… approuvé!
Ou presque, Pomme l’ayant fait une fois, très rapidement, toute contente de cette nouvelle activité, et s’en est détourné tout aussi rapidement…
Trop facile? Peut être y reviendra-t-elle par la suite… Je vais lui laisser à disposition sur un plateau. Et si elle n’y revient pas, tant pis,  ça servira probablement pour Lys plus tard…

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Avec l’accord de Aude, co-auteur sans le savoir, voici le fichier :

Dans la maison dans 2-3 ans ppt tripieces.ppt
pdf dans 2-3 ans tripieces.pdf



Do you speak english?

Parce que moi, pas bien du tout!
Et pour avoir vécu à l’étranger (dans un pays pourtant non anglophone), je saisis l’importance de la maitrise de cette langue.

J’ai donc fait de l’apprentissage de l’anglais un impératif pour les filles, même si j’ai hésité avec d’autres langues. En effet, une fois qu’on parle anglais, les autres langues paraissent moins… enfin comment dire… on s’en satisfait…
Apprendre le breton, l’allemand ou le créole est pourtant très enrichissant, tant culturellement que sur l’aspect développemental.
Mais c’est avec le chinois que la balance a eu le plus de mal à pencher!

Le bilinguisme, ou tri- même, est une donnée que je connaissais mal et que j’ai eu la chance de découvrir mieux lors de ces deux années loin de la France.
J’ai pu observer les progrès quotidiens des enfants en anglais lors de leur première année dans une classe bilingue franco-anglaise. Et donnant des cours de français ou de remédiation scolaire dans des familles là-bas, j’ai découvert avec émerveillement que tous ces enfants ou presque maitrisaient deux langues ou plus.
Une maman allemande, mariée à un français, scolarisait ses filles dans une école américaine. Elle m’avait contactée pour donner des cours de français écrit à ses ainées et apprendre à lire en français à sa plus jeune fille de 6 ans. Les filles maitrisaient à la perfection ces trois langues à l’oral, sans aucune confusion, communiquant entre elles essentiellement en anglais, sauf lorsque j’organisais des activités de « groupe » où nécessairement, elles communiquaient en français.
Elles avaient un vocabulaire riche et précis, bien que le français soit la langue dans laquelle elles étaient le moins à l’aise!!!
Elles le lisaient avec hésitation, notamment pour les « ent » de fin de verbes et l’écrivaient en phonétique…
A ma question : »dans quelle langue pensez-vous dans votre tête? », la réponse, hésitante, fut finalement l’anglais. Même si l’allemand ou le français pouvaient leur venir parfois, selon les situations…
Tout cela leur était naturel, elles avaient appris ces langues sans aucune contrainte, de la même manière que l’enfant apprend sa langue maternelle. Le contexte particulier de cette famille m’avait fascinée.

Les langues, quelles qu’elles soient, sont la faiblesse de notre projet d’instruction en famille.
Déjà parce qu’avec mon niveau, les filles n’iraient pas loin! Mais même si je parlais anglais correctement (ou couramment, rêvons un peu!), il est plus cohérent que chaque langue ait des référents distincts et idéalement, que ce soit leur langue maternelle.

A l’âge des filles, être confrontées à une langue étrangère  n’est pas aussi déstabilisant que pour un adulte. Les enfants petits se prêtent au jeu, entrent plus facilement en communication.
L’enfant exposé à une langue étrangère pendant sa période sensible au langage l’apprendra beaucoup plus facilement.
De plus, le bébé tout petit est capable de produire TOUS les phonèmes existants. Les premiers sons produits par les bébés sont les mêmes dans tous les pays. Petit à petit, non exposé à certains phonèmes, l’enfant les oublie quand il maitrise de mieux en mieux ceux de sa propre langue. Et adulte, il est des sons que nous n’avons plus la capacité de produire. Pour ma part, je suis bien en peine de rouler des « R » en espagnol!
Bref, pour parler facilement, naturellement et sans accent une langue étrangère, le mieux est d’y être exposé dès le plus jeune âge.

C’est donc un bain de langage en anglais (bien limité) que je propose à mes filles, et surtout à Pomme.
Dans la voiture (soit une fois par semaine!), Pomme réclame systématiquement le cd de comptines en anglais.
Les rares dessins animés sont en anglais. Une à 2 fois par semaine. Lys apprécie beaucoup aussi, et malgré son jeune âge, je la laisse regarder également.
Mais l’anglais étant avant tout une langue, donc un outil de communication, il était indispensable que je trouve une personne pouvant venir communiquer en anglais!
Depuis peu, une jeune fille vient jouer pendant une heure (par semaine) avec Pomme.
Le but n’est pas d’en faire une enfant bilingue! Il n’y a donc aucune pression, aucune obligation de résultat. Ma seule demande : que ma Pomme timide passe un bon moment!
Bien que nous soyons encore en rodage, j’ai l’impression d’avoir trouvé la perle que je cherchais : une jeune fille connaissant bien les enfants et soucieuse de bien faire. Tellement, que j’ai du ce matin lui demander de prévoir d’en faire moins, c’était trop pour ma Pomme!
Concrètement, elle lui lit des histoires (l’incontournable Spot, des livres trouvés à la bibliothèque de mon quartier – et qui ne sortent jamais, regrettait la bibliothécaire !-, par la suite elle pourra utiliser « From Head to Toe« , véritable mine d’or!), joue avec les fruits et légumes en plastique, les puzzles, les playmobils, etc.
Ce matin, elle a surtout insisté sur les couleurs et nous avons convenu que je préparerais de la peinture pour la prochaine fois. Elles pourront aussi cuisiner ensemble et pourquoi pas faire des courses, habiller les poupées ou jouer à la dinette. Bref, rien de plus que ce que je fais régulièrement avec ma fille…si ce n’est l’anglais…

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Les repas : préparer et déguster!

Quel lieu riche en découverte et en apprentissage! Il y a tant à y faire!
Saveurs, odeurs, manipulations. On fait des maths en comptant des pommes de terre ou en comparant des quantités, du vocabulaire en manipulant les ingrédients, on exerce la motricité fine en utilisant les outils.
Mais surtout, on passe des moments de grande complicité, dont Pomme raffole!
Elle est de plus en plus autonome dans ses tâches. Ce matin, elle a coupé les légumes à la perfection! Bien que j’ai l’habitude de la voir faire, elle m’impressionne toujours autant, du haut de ses deux ans et demi!
http://www.dailymotion.com/video/xf5kzb
Je me permets de rappeler qu’il convient d’être vigilant lorsqu’on laisse l’enfant manipuler des objets pouvant les blesser! Pomme a d’abord utilisé des couteaux moins dangereux pour couper des  fruits ou légumes plus mous (banane, par exemple).

Lys semble prendre exemple sur sa grande soeur pour ce qui est de l’utilisation des couverts. Lors des repas, elle ne veut plus qu’on l’aide à manger. Quand il s’agit de morceaux, pas de problème, elle les prends avec les doigts. Mais quand il s’agit de purée ou bouillie, elle utilise sa cuillère et en met un peu partout… Mais quelle fierté d’y arriver seule! Depuis quelques jours, suite à une suggestion de Eve, je lui donne une fourchette. Elle ne parvient pas encore à piquer les morceaux et cela reste plus facile avec les mains mais elle s’entraine!
J’essaye de servir le repas dans un plat au milieu pour que Pomme puisse se servir seule. En théorie, elle prend ce qu’elle pense être capable de manger. En pratique, l’assiette est rarement finie…

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