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Petit matin
21 janvier, 2011, 10:26
Classé dans : Au jour le jour,Ecole a la maison,Regard sur la societe

8h15.
Les filles m’ont offert une grasse matinée ce matin !
Je sors de mon lit et m’installe dans la cuisine avec Pomme pour notre petit déjeuner. Lys dort encore.
Dehors, il fait beau. Le thermomètre affiche 0. J’aime ce temps hivernal.

8h24.
Etrange ballet que celui qui se déroule dehors. Tous les matins, à la minute près.
La rue, vide jusqu’alors, se remplit d’un coup! Les portes s’ouvrent, les gens sortent.
Parents et enfants partent pour l’école.
Nous les regardons, emmitouflés de leurs bonnets, écharpes, gants, le cartable sur le dos.
Pomme boit son chocolat chaud. Nous sommes encore en pyjama.

8H26.
Lys se réveille. Je vais la chercher et l’installe avec nous dans la cuisine.

8h30.
Un petit retardataire remonte la rue en courant, précédé par sa maman qui l’encourage. Vite!

8h31.
La rue a retrouvé son calme.
Et de ma cuisine, je savoure la joie de vivre sans être perpétuellement en course contre la montre, de pouvoir respecter le sommeil de mes filles (même si j’apprécierais qu’elle respecte aussi le mien!), de vivre hors du stress de ce monde.

 

 



E122, ou comment une coccinelle peut perturber l’attention des enfants!
25 novembre, 2010, 16:06
Classé dans : Regard sur la societe,Vie quotidienne

Je les voyais sur des blogs, sur des forums. J’avais déjà testé avec une tortue (1 an de Pomme) et un lapin (2 ans).
J’avais décidé d’aller plus loin pour le premier anniversaire de Lys. J’ai eu envie de lui faire un gâteau rigolo et j’ai jeté mon dévolu sur une petite coccinelle.

Parmi les ingrédients, il en est un que je n’avais jamais utilisé : les colorants alimentaires.
Je les savais chimiques de synthèse, je les devinais pas très bons pour la santé, mais on en consomme régulièrement car ils sont présents dans l’alimentation industrielle (essentiellement dans les conserves, les confiseries, les boissons, mais aussi dans la charcuterie -pour rendre le jambon plus conforme à l’image rose qu’on en a…-, les fruits et légumes, les matières grasses et le sucre.)
Bref, je ne me suis pas méfiée.

Me voilà donc avec ces petits flacons grâce auxquels ma pâte d’amande sera rouge et non blanche.

Arrivée à la maison, je me mets au travail.
Quel plaisir la pâtisserie!
J’aime cuisiner avec les filles mais j’aime aussi cuisiner seule, au calme en profitant des siestes, surtout lorsqu’il s’agit d’une surprise pour un anniversaire…
Au moment de colorer ma pâte d’amande, je lis machinalement ce qui est écrit en petit au dos.
Et là… stupeur…

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Je file sur le net vérifier ce que je n’arrive pas à croire.
Horreur! Le E122, le colorant dont j’ai besoin, est bien l’un des nombreux additifs alimentaires à éviter…
Bien sur, il y a pire… le colorant rouge E123 par exemple, reconnu comme cancérigène et allergène, interdit en France mais autorisé dans le caviar!!!
J’apprends également qu’en l’absence de rigueur scientifique dans les études, l’EFSA n’applique pas le principe de précaution !
Je lis aussi que des études montrent une diminution des problèmes de discipline et une amélioration des résultats scolaires lorsque les ingrédients artificiels sont supprimés des cantines scolaires…
Tout ça, je le savais mais ne voulait pas l’entendre. Il a fallu que ça soit écrit noir sur blanc directement sur l’emballage pour que j’en prenne conscience.
Encore un argument pour apprendre à manger plus sainement…

En attendant, je fais quoi de cette coccinelle???
Je décide de la finir mais aucun de nous n’a goûté à la pâte d’amande et à la noix de coco colorées.
Nous nous sommes contenté de manger l’intérieur et les parties en chocolat, et c’était délicieux !

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Avoir le choix
1 novembre, 2010, 15:02
Classé dans : Regard sur la societe

Depuis quelques décennies, une révolution s’effectue au sein des familles.
Soutenues par des aides de plus en plus généreuses pour aider les foyers à faire garder leurs enfants, les femmes peuvent désormais, tant bien que mal, concilier maternité et travail.

Quel bond en avant! Quelle formidable évolution! Désormais, la femme moderne a le choix!
Le choix d’avoir des enfants ET une carrière.
Le choix d’interrompre un peu sa vie professionnelle et d’être aidée pour y retourner.
Crèches, assistantes maternelles, employées à domicile, école maternelle, vive la France.
Désormais la femme moderne a le choix…

Alors j’ai fait mon choix.
Et j’ai choisi
d’accompagner mes enfants dans leur quotidien et de les voir grandir ;
d’être présente et disponible lorsque mon mari rentre du travail ;
de renoncer à un salaire et à un confort de vie ;
l’insécurité car s’il arrive quelque chose à mon mari, il me sera difficile d’assumer le quotidien ;
de me mordre les doigts quand arrivera l’âge de la retraite ;
de n’avoir qu’une seule voiture dans notre foyer (et si on pouvait s’en passer…) ;
de ne pas exister socialement ;
d’utiliser le numéro de sécu de mon mari et la mutuelle de sa boite ;
de renoncer aux aides que je pourrais avoir pour faire garder mes enfants ;
d’être incomprise dans mon choix car justement, j’aurai pu concilier les 2! ;
de bien dormir quand les écoles, les cantines ou les crèches font grève ou quand il y a une épidémie de gastro ou varicelle ;
de ne pas pouvoir accéder à la propriété dans des quartiers corrects de l’agglomération où je vis ;
d’être vue comme une fainéante…

La plupart de mes amies ont fait le choix de travailler.
Elles ont choisi
de faire garder leurs enfants et ont souvent eu du mal à trouver le mode de garde idéal ;
d’être réveillée le matin par la douce sonnerie du réveil ;
de mettre en route une machine à 7h pour l’étendre à 20h ;
d’avoir une vie sociale, une carrière, un épanouissement personnel ;
de passer 1h30 par jour au volant ;
d’être propriétaire d’un petit pavillon en banlieue avec un petit jardin dans lequel il y a une jolie maisonnette en plastique coloré et un portique ;
de passer une partie de leurs soirée ou week-end à faire des tâches ménagères ;
de pouvoir s’offrir des petits plaisirs très souvent ;
de devoir prendre un jour pour garder un enfant malade ;
d’arrêter l’allaitement, parce que tirer son lait au boulot, c’est quand même galère (et je les comprends! chapeau à celles qui poursuivent malgré tout!) ;
d’être à l’abri en cas d’accident de la vie ;
de solliciter les grands-parents ou les copines l’été parce que la nounou prend 6 semaines de congés ;
d’espérer avoir une retraite, qui d’ici là, sera complète à 75 ans au mieux…;
de pouvoir bénéficier d’arrêt maladie, du droit de grève ou des 35 heures.

Des choix de vie différents, comportant des avantages et des inconvénients, qu’on aura soigneusement pesé avant de prendre sa décision.
Mais quel qu’il soit, ce choix sera difficile à assumer et il y aura toujours un moment où on aura une petite pointe de regret ou une grosse pointe de culpabilité.

Sauf que… beaucoup de femmes aujourd’hui n’ont plus le choix.
Avec une pression sociale de plus en plus forte, un coût de la vie de plus en plus élevé, travailler est désormais une norme à laquelle il est difficile d’échapper.
Car le véritable changement qui s’est effectué en quelques décennies, c’est qu’autrefois, il était possible de vivre correctement, de se loger, de se nourrir, avec un seul salaire. C’est aujourd’hui très difficile. Et demain, cela risque d’être complètement impossible.

Voilà donc ce bond en avant : nous sommes passés d’un choix donné aux femmes de pouvoir travailler tout en ayant des enfants à un non choix de s’arrêter de travailler le jour où les enfants arrivent.
Vive la France!

 



A tous les auteurs jeunesse qui passent par ici…
18 octobre, 2010, 15:25
Classé dans : Regard sur la societe

Et visiblement, vous êtes nombreux…

Je prends note de vos réactions – nombreuses- d’indignation, d’effarement, d’incompréhension, de consternation suite à mon article concernant la censure des livres pour enfants.

Je prends également note du fait que je manque de culture, d’ouverture d’esprit, de lucidité et que mes filles seront probablement gravement handicapées dans leur vie car j’ose sélectionner les livres que je leur lis à 2 ans…

J’ai bien compris, grâce à vos commentaires, que j’étais une horrible mère qui souhaitait soustraire ses enfants du monde réel empreint de violence, que ce que je leur apportais était plat, lisse et édulcoré.

Et je vous remercie vivement de m’avoir ouvert les yeux sur mon incapacité à les préparer à la vie.

Je vous remercie également d’avoir pris le temps de diffuser cet article sur d’autres espaces, blog ou facebook, afin que vous puissiez tous venir réagir en nombre et informer le grand public qu’il existe des specimens de mon espèce.
J’aurais cependant apprécié d’être informée des copiés/collés intégraux de l’article ET des premiers commentaires associés.

Je suis au regret de vous faire savoir que je ne peux continuer à publier vos réactions (résumées plus haut) sur mon blog. En effet, vos propos nécessitant des réponses, cela me prend un temps précieux que je préfère accorder à mes filles.
N’y voyez pas là de la censure, tout au plus de la lassitude…
Ce blog n’a pas vocation à devenir un forum de discussion, même si j’apprécie que les personnes qui le lisent (et qui le lisent vraiment) puissent apporter leur contribution. Comme toutes les mères soucieuses de l’éducation de leurs enfants, je suis en recherche constante ; et les messages que je reçois contribuent d’habitude à me faire avancer. Les commentaires reçus sur l’article incriminé depuis quelques jours me font plutôt … tourner en rond…

Mais restons sérieux une seconde! Je n’ai jamais prétendu censurer (au sens du mot que vous utilisez, il était dans mes propos à comprendre comme une hyperbole) : j’emmène mes filles à la bibliothèque municipale régulièrement, elles choisissent elles mêmes les livres, mais oui, il m’arrive de ne pas leur lire un livre en entier, de suggérer que nous empruntions plutôt celui-ci que celui-là, etc.
Pensez-vous donc que TOUS les livres se valent? Que TOUT est bon à prendre? Que parce qu’un éditeur a choisi de publier un ouvrage, je ne peux exercer mon droit de regard?

Avant de vous quitter (ou plutôt, avant que vous ne quittiez ce blog, définitivement…), je vais vous faire un aveu : nos visions du monde (et de l’éducation) sont très différentes, d’où nos divergences sur ce sujet!
Quand, dans l’un des commentaires d’auteur jeunesse en attente de publication, je lis :
« Par le livre adapté à leur âge, oui, elles vont entendre des histoires où le héros fait des bêtises « mais vos filles en font-elles ? », se fait punir, se venge sur un « objet » de transition, etc… »,
je ne peux que constater le fossé qui existe entre nos points de vue. Certes, j’ai des extra-terrestres qui ne font pas, ou très peu, de bêtises. Quand bien même cela arrive, elles ne sont pas punies. Et ne se vengent pas sur des objets de transition car elles respectent leurs jouets et ne tapent pas.
Pourquoi alors leur lire des histoires où Petit Ours brun écrit sur les murs ? Pour leur donner l’idée de le faire à leur tour? C’est cela nourrir l’imagination?
Pourquoi leur laisser croire que Juliette mérite une fessée (dans Juliette fait des bêtises) et peut la redonner à son nounours? Pour légitimer les châtiments corporels?
Non, vraiment, nous ne vivons pas dans le même monde…

Toute votre bonne volonté à me faire entendre raison, j’en suis confuse, aura donc été vaine. Je suis sans doute irrécupérable. Passez donc votre chemin…

Au revoir…

 



Sécurité

Lit à barreaux.
Siège auto.
Transat.
Poussette.
Chaise haute.
Parc.
Barrière de sécurité.
Bloque-fenêtre, tiroirs, porte…

Grâce à tout ces accessoires, l’enfant ne pourra pas se blesser. Ni expérimenter son corps, explorer l’espace, apprendre à coordonner ses membres pour se déplacer.
Grâce à tout ces accessoires, le besoin de surveillance est réduit. Au point qu’on en oublie qu’il ne faut pas laisser un bébé seul dans une pièce dans une chaise haute. Et si par malheur il tombe, c’est le constructeur qui est incriminé, et certainement pas le défaut de surveillance! Elle était pourtant aux normes, cette chaise, avec son harnais 5 points!
Grâce à tout ces accessoires, l’enfant est canalisé. Plus besoin de poser des limites!

Beaucoup de bébés passent une partie de leur journée attachés. Et quand ils ne le sont pas, par ces harnais bloquant tout leur buste, ils sont derrière des barreaux.
Rien n’est plus important pour obtenir un agrément d’assistante maternelle que la sécurité. Qui prime sur l’épanouissement.

Même les jeux d’éveil comme les tricycles, camions-porteurs, trotteurs, sauteurs, cheval à bascule ou balancelles ont de quoi attacher l’enfant. Mais s’il n’a pas la possibilité de tenir seul sur un tricycle, quel intérêt de l’y attacher pour qu’il tienne dessus?

Tout cela m’apparait maintenant comme une évidence : il me serait insupportable d’être ainsi bridée, attachée ou enfermée.
Malgré les consignes sécuritaires des PMI, le message véhiculé par notre société de consommation et les habitudes que j’ai prises, je tâche de supprimer ce qui peut être une entrave au mouvement.
Au début, je pensais qu’il faudrait que je redouble de prudence et que je surveille bien davantage. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que souvent, l’enfant ne se met pas en danger : il inhibe lui-même son mouvement!
Une fois de plus, je me dis que mes filles sont sans doute exceptionnellement faciles et posées, que j’ai de la chance et que mon expérience serait peut-être différente avec un enfant plus remuant.
Mais je ne peux m’empêcher de me demander qui de la poule et l’oeuf…

Cela n’exclut pas pour autant l’importance d’être vigilant.
Alors que je souhaitais cuisiner tranquille, j’avais installé Lys dans sa chaise avec un morceau de pain, à la table qui était derrière moi. Lys n’étant pas attachée et étant plutôt agile, je l’ai retrouvée en quelques secondes à quatre pattes  sur la table… Quelle drôle d’idée de l’avoir installée là, alors que j’étais absorbée par autre chose. Désormais, je déplace la chaise à côté de moi afin qu’elle puisse voir ce que je fais, et que je puisse voir ce qu’elle fait… Et si elle cherche à en sortir, je la sors et la pose au sol.

Le siège auto ne peut pas être supprimé. C’est obligatoire. Et pourtant, qu’il serait parfois moins dangereux d’avoir le bébé dans une écharpe de portage en étant nous même attachée, plutôt que d’avoir un bébé ne supportant pas les trajets en voiture et hurlant le plus fort possible, risquant ainsi de faire perdre patience au conducteur qui se déconcentre de la route. (Je précise évidemement que je ne suis pas le conducteur!)
Mais nous ne sommes pas autorisés à peser nous même les pour et contre sécuritaires dans ces cas-là.

Les tables à langer échappent à la règle du tout sécuritaire. Je m’étonne qu’elles ne soient pas munies de ceintures de sécurité pour pouvoir changer la couche de l’enfant sans que celui-ci ne puisse se tourner. Et je suis malheureusement certaine que ça arrivera dans un avenir proche.

Quoi qu’il en soit, libérée de ces accessoires, mes yeux ne quittent plus mes enfants. Et grandir sous un regard bienveillant est sans doute 1000 fois plus sécurisant que l’ensemble de ces gadgets…



J’exige l’obéissance
29 septembre, 2010, 16:43
Classé dans : 18-24 mois,2-3 ans,3-5 ans,Regard sur la societe

Lorsque je rencontre d’autres mamans soucieuses d’éduquer leurs enfants sans violence, il est un thème que j’évite, car en l’abordant, j’ai l’impression de prononcer un gros mot.

L’obéissance.

Et pour cause.
Souvent, l’obéissance est considérée comme un synonyme de soumission.
Les adeptes des pédagogies non-violentes préfèrent en général privilégier la piste de la coopération. On n’impose pas, on attend que l’enfant, de lui-même, accepte et agisse. Pour cela, il est nécessaire d’expliquer. Et de laisser le libre-arbitre de l’enfant décider. Cela peut durer longtemps, mais qu’importe. On discute, on explique, on parlemente. Et si l’enfant persiste à refuser, on ne le force pas. Il est dans son droit. Pas question de lui imposer quoi que ce soit…
Ou alors, on tolère l’obéissance à des règles fixées par l’enfant (ou le groupe d’enfant) lui même.

Pour moi, l’obéissance n’est ni une faiblesse, ni une entrave au libre-arbitre. C’est une vertu. Et une condition nécessaire au bon fonctionnement et à l’épanouissement de tous dans une famille nombreuse.
Elle est à mon sens synonyme de confiance.
Et l’enfant a naturellement confiance en ses parents pour le guider. A nous, parents, de ne pas briser cette confiance en n’exigeant pas de choses qui aillent à l’encontre du bienfait de l’enfant!
L’obéissance est donc davantage exigeante pour celui qui détient l’autorité car celle-ci doit être utilisée à bon escient. Et sans autoritarisme.

J’aime ces paroles du Roi qui parle au Petit Prince :
« - Si j’ordonnais à un général de voler d’une fleur à l’autre à la façon d’un papillon, ou d’écrire une tragédie, ou de se changer en oiseau de mer, et si le général n’exécutait pas l’ordre reçu, qui, de lui ou de moi, serait dans son tort ?
- Ce serait vous, dit fermement le petit prince.
- Exact. Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner, reprit le roi. L’autorité repose d’abord sur la raison. Si tu ordonnes à ton peuple d’aller se jeter à la mer, il fera la révolution. J’ai le droit d’exiger l’obéissance parce que mes ordres sont raisonnables. »

Voilà donc ce qui me guide.
En théorie.

Mais je suis bien mal placée pour donner des conseils pratiques. Mes filles sont encore petites, je n’ai pas traversé de crises d’adolescence, je n’ai même pour le moment rencontré aucune vraie difficulté à me faire obéir! J’ai sans doute des filles très faciles…

Bon, rassurez vous, elles dorment mal la nuit, mangent peu. Pomme est épuisante d’imagination et d’énergie. Lys fait dent sur dent et mon « bébé sourire » est en ce moment d’une humeur massacrante! Bref, elles sont normales!
Et pourtant, les limites sont posées sans aucune difficulté…

En pratique, j’essaye d’appliquer les principes suivants :
-cohérence : ne pas tolérer de temps en temps une attitude et la réprimer dans d’autres situations ; ne pas contredire ce que le papa a dit quelques instants auparavant.
-affirmer mon autorité : ne pas me retrancher derrière l’absent : « Si tu ne fais pas ça, j’appelle ton père » ou « Papa va être fâché quand je vais lui dire » ; non, c’est bien à moi qu’elles doivent obéir.
-ne jamais utiliser les sentiments ou émotions : « je serai fachée/triste/déçue si tu n’écoutes pas », ne pas jouer sur la peur ou sur la culpabilité.
-éviter le chantage (et c’est tellement tentant!)
-ne pas hausser le ton. Fermement de veut pas dire en criant.
-ne pas entrer systématiquement dans la négociation : « On éteint les dessins animés! – Encore un peu… – Bon, encore un épisode… »
-prévenir avant/anticiper :  « tu peux encore faire une fois du toboggan et ensuite nous rentrons à la maison »ou pour reprendre l’exemple précédent : « Tu peux regarder encore un épisode et ensuite, on éteint »
-ne pas exiger l’obéissance trop souvent : la plupart du temps, les filles choisissent leurs activités, peuvent toucher à ce qui est à leur portée (à 2 ou 3 exeptions près), découvrent librement leur environnement. Les « non » sont rares et les ordres ciblés.

Et quand Pomme refuse ma demande, je lui explique qu’elle n’a pas le choix, tout en essayant toujours de comprendre ce qui peut motiver son refus.
Ca donne ça :
« -Pomme, mets tes chaussures on s’en va.
-Non!
-Je ne te demande pas ton avis, je te demande de mettre tes chaussures. » Et si nécessaire, je redis où nous allons, sans évoquer le fait qu’on va être en retard ou que telle personne va nous attendre si elle ne se dépêche pas.
Pour le moment (croisons les doigts), ça lui suffit…



Censurer les livres pour enfants ?
17 septembre, 2010, 21:32
Classé dans : 2-3 ans,3-5 ans,livres,Regard sur la societe

Très souvent, trop souvent, au beau milieu d’un livre pour enfant d’apparence anodine, je tombe nez à nez avec un dessin, une phrase, qui heurte ma sensibilité d’adulte. Parfois, c’est l’histoire entière qui me laisse un sentiment de malaise.
Cela me met même parfois hors de moi.
Bien sur, sur le moment, je me contiens et ne laisse rien paraître ; mais j’ai du mal à « lâcher l’affaire » véritablement, à « passer à autre chose » comme me le demande patiemment mon mari…

Mais qu’ont en tête certains auteurs jeunesse?
Ou alors suis-je moi même une réac-ringarde-décalée qui a besoin de sacrément dépoussiérer ses méninges?

Bon, quand c’est Juliette qui joue avec son chat, lui fait bouffer des corn flakes, le fait danser, lui cours après quand il se sauve, je lis chaque page, et j’explique à Pomme en quoi Juliette n’est pas gentille avec son chat (qu’elle a reçu à son anniversaire… sans commentaire) et pourquoi il faut respecter les animaux.
Quand c’est Petit Ours Brun qui donne une sacrée fessée à sa poupée en lui disant « Méchante Poupée » car elle refuse de manger sa soupe, je dis qu’il ne faut pas taper, et je tourne vite la page… Je range définitivement le livre hors de portée. L’image reste pourtant gravée en moi. Marquante.
Il m’arrive aussi de changer le texte plutôt que de le lire tel quel et j’ai pu constater que mon mari avait modifié des mots en mettant du blanc et en réécrivant : il ne supporte pas l’utilisation abusive du « j’adore » que l’on trouve absolument partout!

Ce qui me marque aussi beaucoup, c’est la vulgarité.
Déjà omniprésente dans les livres des plus grands (elle garantie même le succès de Titeuf), elle fait son apparition dans les ouvrages destinés aux plus petits. J’ai pu en faire le constat hier à la bibliothèque lorsque, en lisant un livre à Pomme, je suis tombée sur cette page :
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Recherche faite en rentrant sur ledit livre, il est conseillé par l’éducation nationale… Formidable. Il n’y a plus qu’à dire Amen, alors?
Sur la même page, un style « texto », lui aussi très utilisé… Désastreux.

Mais je crois qu’il n’y a plus de limite dans la littérature enfantine. Qu’on peut tout dire, tout écrire.
Je l’ai compris il y a bien longtemps, en lisant un livre issu de la bibliothèque de la classe à un élève de moyenne section de maternelle (4 ans).
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Le texte, plus violent encore que l’image, utilisait les termes « trucidaient », » égorgeaient », « exécutaient », etc.

Alors maintenant, chers lecteurs, laissez-moi un commentaire pour me le dire, que j’ai tort de m’inquiéter!
Pour me le dire, que j’en fais trop! Que je dois évoluer!
Rassurez-moi en me disant que tout va bien et que je n’ai pas besoin de préserver mes filles de tout ça…
S’il vous-plait !



Le conflit – La femme et la mère
27 août, 2010, 22:27
Classé dans : livres,Regard sur la societe

Afin de pouvoir me faire ma propre idée après le débat qui a fait sa publicité, j’ai emprunté ce livre à la bibliothèque.
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Déjà, le titre m’a agacée.
Etonnante dichotomie (que l’on retrouve à plusieurs reprises dans le livre) qui laisse penser que pour Badinter, être mère n’est pas être femme.
Vu le contenu du livre, il aurait été plus juste de l’intituler : « Le conflit de la femme : choisir ou non la maternité ».

Je me suis malgré tout plongée dans sa lecture.
Et là, quelle surprise. J’ai eu l’impression de lire … du vide…
Je m’attendais à quelque chose de nettement plus intellectuel vu le tapage médiatique fait autour.

Badinter commence par dresser un état des lieux de la maternité, à coup de statistiques sur l’évolution du nombre d’enfants, de sondages sur les raisons de faire des enfants, de ce qu’apporte un enfant, parlant de l’augmentation du nombre de personnes qui décident de ne pas avoir d’enfant, etc. Pas grand chose de passionnant. Mais bon, ça se laisse lire.

Puis vient la plus grosse partie de son livre, consacrée à décrire « l’offensive naturaliste » dont elle parle presque comme d’un complot visant à renvoyer les femmes à la maison.
En prennent pour leur grade, entre autres, les défenseurs de l’allaitement, et principalement la leche league qui a réussi à infiltrer les plus nobles institutions pour imposer l’allaitement…
Et là, je décroche, j’ai l’impression que Madame Badinter et moi ne vivons pas dans la même réalité…
Dans mon entourage cohabitent allaitantes et biberonnantes. Les biberonnantes sont de deux sortes : celles qui l’ont choisi et celles qui l’ont subi suite à de mauvais conseils, à une reprise professionnelle, à des « bobos d’allaitement » qui les ont découragées.
Mais il n’y a qu’une sorte d’allaitantes. Des allaitantes qui l’ont choisi. Et qui assument. Et qui sont heureuses d’avoir pu trouver du soutien auprès d’association d’entraide (car il faut le dire, la génération de nos mères est rarement qualifiée pour nous soutenir!).
La Leche League ne doit pas son expansion à une stratégie remarquable (p.102) mais à une réelle demande de la part des mères qui ont besoin de soutien et de conseils afin de réussir leur allaitement. (LLL n’est pas restée sans réaction à ses propos. )
Rejettant l’idée d’un lien d’attachement naturel à l’enfant (j’imagine qu’elle parle là de ce sentiment d’amour qui m’a envahit lorsqu’on a posé ma fille ainée, toute gluante et grisâtre, au crâne déformé sur moi? cette impression de l’aimer d’un amour immense sans même la connaitre? enfin visiblement elle parle de quelque chose comme ça mais sans trop savoir puisqu’elle n’y croit elle même pas…), elle dénigre allaitement, cododo, et compagnie, regrettant l’époque des années 70 « où l’on pouvait vivre sa grossesse dans l’insouciance et la légéreté » (p 101) – entendre par là qu’elle regrette qu’on conseille désormais aux femmes de ne pas boire d’alcool… (p 99)…
Allez, trouvons du positif : vous trouverez dans ce chapitre d’excellents conseils pour réussir l’allaitement ainsi que la liste des hôpitaux ayant le label « ami des bébés » (même si depuis, cette liste a évolué).
Après avoir livré des statistiques à n’en plus finir sur l’évolution de l’allaitement en Europe, elle tire une conclusion qui m’a semblé venir de nulle part ; je cite : « L’injonction sous-jacente de la nouvelle idéologie dominante est « Mères, vous leur devez tout! »" (p. 143).
Viennent ensuite quelques pages sur l’imperium des bébés, où Edwige Antier (que je remercie au passage pour 1000 autres raisons) en prend à son tour pour son grade. Comme si le livre était surtout une attaque contre quelques acteurs de cette « offensive naturaliste ».

Dans la troisième partie, elle parle (enfin) des femmes qui trouvent un épanouissement dans la vocation maternelle. Sur 2 pages (176-178). Badinter les (nous) évoque dans des propos caricaturaux, ajoutant « Ces mères là existent, mais il n’est pas sûr qu’elles soient légion ». Elle a sans doute oublier le début de son livre dans lequel elle rapportait des statistiques : les  « Home-centred » représentaient 20% (variation jusqu’à 30%) des femmes. (P 38). Elle ajoute un questionnement « Combien de femmes rentrées à la maison pour élever un enfant s’aperçoivent qu’elles se sont trompées? »(p. 178) mais jamais elle ne se pose la question du contraire, de celles qui ont repris le travail à contre coeur et qui souffrent de devoir se séparer de leur bébé. Le plus curieux est qu’elle cite régulièrement en référence de ces maternantes le roman caricatural et orienté de Eliette Abécassis, « Un heureux événement », comme s’il s’agissait d’une vérité absolue sur les mères de familles. Un livre comme « Oser être mère au foyer« , de  Marie-Pascale Delplancq-Nobécourt aurait probablement était plus à même de lui faire comprendre ce que sont vraiment ces 2,5 millions de femmes en France.
Après ces deux petites pages, elle propose en conclusion deux chapitres : la grève des ventres (ou le choix de ne pas avoir d’enfants) et le cas des françaises qui continuent à faire des enfants grâce au choix qu’elles ont de pouvoir les faire garder.

Donc voilà, sans surprise, je vous déconseille la lecture de ce livre, écrit par une femme qui n’a pas allaité, pas pratiqué le co-dodo, pas ressenti ce lien d’attachement, mais qui en parle comme si elle savait de quoi il s’agissait, sous un emballage qui n’est ni véritablement philosophique (ou alors je suis passée à côté?), ni véritablement sociologique.

Je vous conseille plutôt celui ci :
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Nettement plus instructif, plaisant et objectif, décrivant le rôle essentiel qu’ont les mères qui s’arrêtent de travailler pour élever leurs enfants. Bien que, n’en déplaise à Badinter, ce choix ne soit pas dans l’air du temps!



« Alors, bientôt l’école? »
26 août, 2010, 15:46
Classé dans : Ecole a la maison,Regard sur la societe

J’aurai dû compter combien de fois j’ai entendu cette phrase cet été!
La pharmacienne, la bibliothécaire, la caissière, la voisine.
Mais laissez là donc grandir! Elle est de 2008, elle n’a même pas 3 ans, et elle est trèèès bien à la maison!

Hier, une copinaute (définition copinaute : nom féminin, contraction de copine+internaute. Personne avec laquelle on entretient, de manière plus ou moins régulière, des relations par internet) rencontrée IRL (=In Real Life, dans la vie réelle) m’a posé cette même question.

Lassée de répondre « Non, non, elle est de 2008, elle rentreraIT en septembre 2011″, j’ai décidé de jouer franc jeu : « Nous avons un projet d’instruction en famille, donc l’école, c’est dans trèèès longtemps, ou même pas du tout. »
Aucun jugement. Ni regard de travers. Non. Rien. Une demi seconde de blanc. Et :
« Ah oui? ça m’intéresse? Nous y pensons aussi! »
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhh, que ça fait du bien!

Aux autres, aux amis, à la famille, je le dis déjà.
A demi-mot. En ajoutant : « On se laisse le droit de changer d’avis, bien sur. Et si elle veut y aller, elle ira. Mais en tous cas, ça n’est pas pour tout de suite. Etc. »
Mon mari s’étonne que je prépare ainsi le terrain, un an à l’avance.
Il n’entend pas les gens qui régulièrement me demandent pour quand c’est, l’école. Dans notre quartier, elles sont toutes ZEP (ou autre sigle, ça change tout le temps) et tous les enfants entrent à 2 ans et demi en TPS (Toute Petite Section de maternelle).
Il ne comprend pas que j’ai besoin de commencer à en parler pour préparer l’entourage à l’idée, pour éviter qu’à même période, l’an prochain, les pressions ne se fassent trop fortes.
Pour lui, c’est acquis depuis longtemps. Pas besoin d’en faire tout un plat. Pour moi, c’est un choix qu’il faudra assumer, affirmer, face aux regards sceptiques des personnes que je croiserai. Et qui dans quelques années lui diront « Ben, t’es pas à l’école? ».

Et au prochain qui me lui demande « Alors, bientôt l’école? », je réponds : « Non, non, bientôt les vacances!!! »Et de ça, j’ai hâte!

 



Comment je ne suis pas (encore…) devenue assistante maternelle…
17 août, 2010, 14:45
Classé dans : Au jour le jour,Regard sur la societe

S’il n’en tenait qu’à moi, je ne serais pas simplement maman. J’exercerais la profession d’assistante maternelle agréée. En gros, je serais nounou.

Mais en France, s’il est très simple d’aller garder des enfants chez les autres, rien ne semble plus compliqué que de garder les enfants des autres chez soi.

Dans un premier  temps, il faut faire une demande d’agrément.
Soit.

Pomme avait 4 mois.
Nous n’avions pas encore emménagé dans l’appartement, choisi spacieux afin que je puisse exercer cette profession, que déjà, j’appelais la PMI pour me renseigner sur les démarches de cette demande d’agrément.
« Ah ben non, ça ne se passe pas comme ça. Attendez d’être sur place, et venez. »
Soit.

Pomme avait 5 mois.
Nous avions emménagé 2 jours avant. Emménagé, c’est vite dit, vu le peu de meubles que nous avions à notre disposition. Seule la salle de jeux commençait à ressembler à quelque chose. C’était ma priorité absolue. J’ai donc été à la PMI demander le dossier pour faire ma demande.
« Ah ben non, ça ne se passe pas comme ça. Il faut prendre rendez-vous avec la puéricultrice. »
Soit.

Rendez-vous fut pris. Pour le mois suivant.
Pomme avait 6 mois lorsque j’ai rencontré la puéricultrice. Qui ne m’a pas remis le dossier pour faire ma demande.
« Ah ben non, ça ne se passe pas comme ça. Il faut  assister à une réunion d’information au terme de laquelle on vous remettra le dossier de demande. Celle du moins suivant est complète, je vous inscris à celle d’après»
Soit.

Pomme avait 8 mois lorsque j’ai assisté à une réunion (des plus inattendues) au terme de laquelle on nous a remis le dossier.
« Si vous le rendez avant janvier, nous aurons un délai de 9 mois pour vous former. A compter de janvier, le délai sera de 6 mois maximum ».
Soit.

Nous étions mi-octobre.
Le temps de réunir les papiers, d’aller voir le médecin, j’ai préféré le rapporter début janvier.
Pomme avait 10 mois lorsque je me suis rendue à la PMI pour apporter mon dossier complet. J’ai demandé un récépissé avec une date de dépôt à la secrétaire.
« Ah ben non, ça ne se passe pas comme ça. Vous le recevrez par la poste une fois qu’on aura vérifié que votre dossier est complet. »
Soit.

Pomme avait 11 mois lorsque, après plusieurs appels inquiets, j’ai reçu le fameux récépissé daté du … 9 février !
A compter de cette date, le délai courrait. La PMI avait 3 mois pour m’agréer et 3 de plus pour me former.
Soit.

Pomme a eu un an. Je trouvais le temps vraiment long dans mon appart un peu grand, au milieu de ma salle de jeux équipée, décorée, peaufinée qui ne servait qu’à elle.

Pomme avait 13 mois lorsque j’ai appris ma nouvelle grossesse.
J’avais demandé  un agrément pour 3, il était probable que je n’en ai que pour deux en raison d’escaliers à l’extérieur. Mes deux enfants de moins de 3 ans comptant dedans, je n’étais pas prête de travailler.
De toutes façons, j’étais toujours sans nouvelle de la puéricultrice qui était supposée me visiter. J’ai appelé. La secrétaire m’a dit que j’aurai bientôt des nouvelles, que j’allais être convoquée pour voir un médecin (encore un ? ah…).
Toujours rien près d’un mois plus tard.
Sans nouvelles de sa part début  mai, l’agrément demandé (pour 3 enfants) était réputé acquis.
Deux jours avant la date butoir, alors que Pomme avait presque 15 mois et que je n’y croyais plus, coup de téléphone de la puer :
« Je viens chez vous dans deux heures, est ce que vous pouvez me recevoir ? »
Soit.
Tout était prêt et archi prêt depuis 9 mois.

Une visite exceptionnelle, un avis super favorable pour deux agréments.
« Ah non, 3, avec les escaliers, c’est impossible ! Et comment vous pensez faire ? Un porte bébé dorsal ? Non, n’y pensez pas ! Les parents ne voudront pas que vous portiez leur bébé ».
Soit.

J’ai préféré ne pas parler de ma grossesse débutante pour laquelle je n’avais pas encore vu de sage-femme, gynéco ou échographe.

Et j’ai reçu mon agrément, pour garder deux enfants sans restriction d’âge, daté précisément de la date butoir. Je n’ai donc eu qu’une seule visite et n’ai pas rencontré de médecin.

La PMI avait alors 3 mois pour me faire faire ma formation de 60h. Jusqu’à mi-août. Nous avons donc programmé nos vacances pour début septembre.

Pomme avait 15 mois lorsque, n’ayant aucune nouvelle, j’ai rappelé.
« Nous sommes complètement débordés, ne comptez pas sur une formation dans les délais.  Si vous devez commencer à travailler, on vous trouvera une place ou vous pourrez exceptionnellement commencer à travailler avant d’avoir fait vos 60h, mais sinon, c’est niet. »
Soit.

Pomme avait 16 mois quand j’ai reçu un programme allant de septembre à décembre 2009, à raison d’une ou deux journées par semaine, 60h étalées sur 4 mois !
Impossible de faire venir ma mère, supposée garder Pomme durant la quinzaine de jours qu’aurait pu durer cette formation.
Et avec une DPA prévue mi-novembre, j’ai du renoncer, demandant un report d’un an.
De toute façon, avec 2 agréments et 2 enfants à moi, je suis agréée pour garder mes propres filles…

Pomme aurait donc eu presque 22 mois au moment où j’aurais effectivement pu commencer à travailler. Soit 18 mois de délai entre ma première demande et la formation.

En mai dernier, j’ai reçu une convocation pour une formation de 12h à effectuer en septembre.
J’ai appelé en juin pour savoir quand aurait lieu la suite. Aucune place pour le moment.
Soit.
Je patiente. Je bous, mais je patiente.

Et début juillet, soit 2 ans après mon passage à la PMI pour demander à devenir assistante maternelle agréée, nous avons reçu une lettre de notre propriétaire nous informant de son intention de récupérer l’appartement pour le mettre en vente…

Ce qui signifie que nous serons bientôt dans les cartons et qu’il me faudra recommencer mes démarches là où j’arriverai.

Ma frustration serait moins grande si je ne dépannais pas de temps à autre, des copines dont les ass mats, malades, les plantent au dernier moment, sont en vacances en juillet ET août, etc.
Ou si je ne côtoyais pas régulièrement des gens me disant : « C’est vraiment dommage ! ça aurait été tellement super que tu puisses garder X ou Y, il m’aurait été plus facile de le laisser chez toi !»
Ou si je n’en entendais pas des vertes et des pas mures sur les nounous en question. Dernière en date, la nounou qui, dans le dos des parents et en contradiction avec  leur conviction, a acheté une tétine pour leur fille…

Dans un premier temps, il fallait donc  un agrément. Cela m’aura pris 10 mois au lieu de 3. Mais je l’ai !
Dans un second temps, il faut être formée. C’est en cours et espérons que cela soit le cas avant février prochain…
Dans un troisième temps, il faut trouver des employeurs. Et à en croire les personnes que je fréquente, ça devrait me prendre quelques jours maximum… disons 1 mois pour sélectionner un peu…Si bb3 ne s’installe pas dans mon bidon d’ici là ! ;)


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