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Do you speak english?

Parce que moi, pas bien du tout!
Et pour avoir vécu à l’étranger (dans un pays pourtant non anglophone), je saisis l’importance de la maitrise de cette langue.

J’ai donc fait de l’apprentissage de l’anglais un impératif pour les filles, même si j’ai hésité avec d’autres langues. En effet, une fois qu’on parle anglais, les autres langues paraissent moins… enfin comment dire… on s’en satisfait…
Apprendre le breton, l’allemand ou le créole est pourtant très enrichissant, tant culturellement que sur l’aspect développemental.
Mais c’est avec le chinois que la balance a eu le plus de mal à pencher!

Le bilinguisme, ou tri- même, est une donnée que je connaissais mal et que j’ai eu la chance de découvrir mieux lors de ces deux années loin de la France.
J’ai pu observer les progrès quotidiens des enfants en anglais lors de leur première année dans une classe bilingue franco-anglaise. Et donnant des cours de français ou de remédiation scolaire dans des familles là-bas, j’ai découvert avec émerveillement que tous ces enfants ou presque maitrisaient deux langues ou plus.
Une maman allemande, mariée à un français, scolarisait ses filles dans une école américaine. Elle m’avait contactée pour donner des cours de français écrit à ses ainées et apprendre à lire en français à sa plus jeune fille de 6 ans. Les filles maitrisaient à la perfection ces trois langues à l’oral, sans aucune confusion, communiquant entre elles essentiellement en anglais, sauf lorsque j’organisais des activités de « groupe » où nécessairement, elles communiquaient en français.
Elles avaient un vocabulaire riche et précis, bien que le français soit la langue dans laquelle elles étaient le moins à l’aise!!!
Elles le lisaient avec hésitation, notamment pour les « ent » de fin de verbes et l’écrivaient en phonétique…
A ma question : »dans quelle langue pensez-vous dans votre tête? », la réponse, hésitante, fut finalement l’anglais. Même si l’allemand ou le français pouvaient leur venir parfois, selon les situations…
Tout cela leur était naturel, elles avaient appris ces langues sans aucune contrainte, de la même manière que l’enfant apprend sa langue maternelle. Le contexte particulier de cette famille m’avait fascinée.

Les langues, quelles qu’elles soient, sont la faiblesse de notre projet d’instruction en famille.
Déjà parce qu’avec mon niveau, les filles n’iraient pas loin! Mais même si je parlais anglais correctement (ou couramment, rêvons un peu!), il est plus cohérent que chaque langue ait des référents distincts et idéalement, que ce soit leur langue maternelle.

A l’âge des filles, être confrontées à une langue étrangère  n’est pas aussi déstabilisant que pour un adulte. Les enfants petits se prêtent au jeu, entrent plus facilement en communication.
L’enfant exposé à une langue étrangère pendant sa période sensible au langage l’apprendra beaucoup plus facilement.
De plus, le bébé tout petit est capable de produire TOUS les phonèmes existants. Les premiers sons produits par les bébés sont les mêmes dans tous les pays. Petit à petit, non exposé à certains phonèmes, l’enfant les oublie quand il maitrise de mieux en mieux ceux de sa propre langue. Et adulte, il est des sons que nous n’avons plus la capacité de produire. Pour ma part, je suis bien en peine de rouler des « R » en espagnol!
Bref, pour parler facilement, naturellement et sans accent une langue étrangère, le mieux est d’y être exposé dès le plus jeune âge.

C’est donc un bain de langage en anglais (bien limité) que je propose à mes filles, et surtout à Pomme.
Dans la voiture (soit une fois par semaine!), Pomme réclame systématiquement le cd de comptines en anglais.
Les rares dessins animés sont en anglais. Une à 2 fois par semaine. Lys apprécie beaucoup aussi, et malgré son jeune âge, je la laisse regarder également.
Mais l’anglais étant avant tout une langue, donc un outil de communication, il était indispensable que je trouve une personne pouvant venir communiquer en anglais!
Depuis peu, une jeune fille vient jouer pendant une heure (par semaine) avec Pomme.
Le but n’est pas d’en faire une enfant bilingue! Il n’y a donc aucune pression, aucune obligation de résultat. Ma seule demande : que ma Pomme timide passe un bon moment!
Bien que nous soyons encore en rodage, j’ai l’impression d’avoir trouvé la perle que je cherchais : une jeune fille connaissant bien les enfants et soucieuse de bien faire. Tellement, que j’ai du ce matin lui demander de prévoir d’en faire moins, c’était trop pour ma Pomme!
Concrètement, elle lui lit des histoires (l’incontournable Spot, des livres trouvés à la bibliothèque de mon quartier – et qui ne sortent jamais, regrettait la bibliothécaire !-, par la suite elle pourra utiliser « From Head to Toe« , véritable mine d’or!), joue avec les fruits et légumes en plastique, les puzzles, les playmobils, etc.
Ce matin, elle a surtout insisté sur les couleurs et nous avons convenu que je préparerais de la peinture pour la prochaine fois. Elles pourront aussi cuisiner ensemble et pourquoi pas faire des courses, habiller les poupées ou jouer à la dinette. Bref, rien de plus que ce que je fais régulièrement avec ma fille…si ce n’est l’anglais…

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Langage
21 septembre, 2010, 16:42
Classé dans : 12-18 mois,18-24 mois,2-3 ans,6-12 mois,Au jour le jour,langage,Mes enfants

Je suis fascinée de voir (ou plutôt d’entendre) la vitesse à laquelle les enfants progressent en langage entre l’âge de Lys -10 mois- et celui de Pomme -2 ans et demi-.

Il y a quelques mois (une vingtaine… déjà…) après avoir babababababiller à n’en plus finir, Pomme a commencé à assembler des petites syllabes pour former des mots. C’était tout simplement magique!
Puis sont venus les assemblages de mots, sans syntaxe particulière.
Puis les verbes, les adjectifs, les pronoms.
Les phrases ont pris forme. Se sont allongées.
Les mots ont commencé à s’accorder entre eux.
Aujourd’hui, les questions sont fréquentes. Dans des domaines variés. « Quand j’étais petite, Lys était grande? » ; « On est quel jour? Il est quelle heure? » ; « Il mesure combien le pied? Quarante? », etc.
Je me demande bien ce qu’elle met derrière ces notions de temps et de quantité !
Les verbes sont de mieux en mieux conjugués, au passé (composé), à l’imparfait quasi parfait, au futur…
Les possessifs n’ont plus de secrets pour elle, les derrière/sous/à côté/etc. sont utilisés à la perfection, le vocabulaire est de plus en plus précis. Il me semble avoir lu qu’entre 2 et 3 ans, les enfants apprenaient un mot par heure en moyenne!
J’aime l’entendre. J’aime l’écouter.

J’aime sa voix, ses intonations, son langage posé, son humour.
En ce moment, elle joue à inverser.
« Ca (en montrant sa tasse de lait), c’est du café! Et ça (montrant mon café), c’est du lait! » Et durant tout le petit déjeuner : « Il est bon ton lait maman? Mmmm, il est bon mon café! »
Dimanche, elle avait décidé qu’elle s’appelait Lys, que Lys s’appelait Pomme, que Papa s’appelait Maman et que Maman s’appelait Papa. Nous avons joué le jeu, amusés par sa concentration pour ne pas se tromper.

J’aime la manière dont elle découpe les mots.
Comme ce jour, il y a quelques semaines, où elle demandait à son père (qui avait mal au dos) : « Ils sont où tes dicaments? »

Qu’il est doux ce temps où les erreurs nous émerveillent et nous font sourire.
Où la logique enfantine réinvente la langue : « Tu peux me taider maman? »

Et comme tous les parents d’enfants du même âge, je me dis qu’il faut absolument que je note tout ça!

Je me réjouis d’avance en réalisant que Lys entre dans cette période! A son tour, elle m’enchante par ses prémices de communication!
Et la grande nouveauté, ce sont les magnifiques échanges entre les deux soeurs! Un plaisir à observer!

 


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