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Importance de la collectivité dans la socialisation?
27 mars, 2010, 15:55
Classé dans : Regard sur l'ecole,Regard sur la societe

Depuis quelques temps, je m’interroge sur l’importance de la socialisation.
En effet, c’est la question récurrente lorsque j’évoque l’idée de l’école à la maison.
J’ai donc fait quelques recherches, et à mon grand étonnement, la socialisation est souvent associée à séparation (pourquoi ?) et surtout toujours associée à vie en collectivité…

Dans l’article de Wikipédia (au 26 mars 2010) on parle de socialisation primaire pour celle qui a lieu pendant l’enfance, et de socialisation secondaire celle qui a lieu à un autre moment de la vie.
Je pense que la famille doit être le lieu principal de la socialisation primaire, mais la crèche et l’école sont désormais la norme ! Et pourtant, n’est ce pas d’abord en famille qu’on apprend les règles sociales ? Les tours de parole, l’écoute de l’autre, le partage, la politesse, l’entraide ; bref, les règles de vie !
De mon point de vue, ça n’est qu’une fois que ces premières règles sociales sont assimilées que l’enfant est en mesure de trouver sa place dans la société, dans des groupes plus grands (groupes d’amis, école, associations, puis plus tard monde du travail). C’est la socialisation secondaire dont il est question plus haut.
Mettre des enfants en collectivité précocement, c’est un peu les pousser dans le grand bain pour qu’ils apprennent à nager… Certains y parviennent, avec plus ou moins de difficultés, d’autres se noient.

Dans un article pêché ici  (et qui n’envisage la socialisation que dans la collectivité puisqu’on y parle de crèche), on peut lire : « c’est par le contact avec les autres que l’enfant prend conscience qu’il y a d’autres avis que le sien. ». Cette phrase me questionne beaucoup… Comment l’enfant peut il percevoir des avis divergents quand il n’a pas eu la possibilité de construire d’abord son propre avis, son propre point de vue. Et c’est vraiment en ça que l’école à la maison me parait jouer son meilleur rôle : elle permet à l’individu de se construire avant d’être confronté à d’autres avis que le sien. Mais là je déborde de l’aspect « socialisation ».
Revenons-y.

J’ai eu la chance de travailler dans le milieu scolaire, à des fonctions subalternes, ce qui m’a permis d’observer des groupes d’enfants.
Je n’y ai pas vu beaucoup d’apprentissage de la socialisation.
Prenons l’exemple des cours de récréation que j’ai eu la joie de surveiller ! « Madame, y a «machin » qui m’a tapé ». Pas de réaction. Au mieux, un vague « Machin n’est pas gentil ». En début d’année, on va éventuellement chercher « machin », on lui dit qu’il ne faut pas taper. Et les récrés se suivent et se ressemblent. La cour est grande. Ils sont 80 pour 1 adulte, voire plus…( je parle d’expérience mais je n’ai pas trouvé de texte de loi sur le nombre d’adultes devant être présents sur la cour). Trouver « machin » dans le lot, alors qu’on n’a pas vu la scène, et qu’entre temps, « truc » aura à son tour tapé « bidule », quelle importance. Et pourtant, « untel » s’est fait maltraité physiquement. Tant pis, c’est l’apprentissage des règles sociales, de la vie en collectivité. Il faut qu’« untel » apprenne, à se défendre, à ne pas recourir systématiquement à l’adulte ; il faut qu’il apprenne à encaisser. Les cours de récré, c’est la loi de la jungle, la loi du plus fort !
Et je ne parle pas de la cantine et de ses boulettes de pain qui volent dans un brouhaha assourdissant dans lequel les conversations sont difficilement les lieux d’apprentissage des tours de parole et de l’écoute de l’autre!
Et je ne parle pas du niveau de voix auxquels les enseignants sont obligés de recourir pour se faire entendre !

J’ai cependant conscience de l’importance du contact avec les autres, qui favorise entre autres l’émulation et l’apprentissage par imitation. Mais pourquoi est-il nécessaire de l’associer à une séparation qui peut être difficile à vivre pour le tout petit enfant ? Pourquoi pas une socialisation en contact, en présence des parents ? Ce qui permet à l’enfant d’avancer en confiance et à son rythme ! Une mise au monde en douceur et accompagnée. Espace de jeux et activités avec les parents au départ : ludothèques, parcs, baby-gym. Par la suite, les activités avec d’autres enfants (du même âge, ou non) et sans les parents me semblent importantes, mais elles peuvent se faire en dehors de l’école. J’aime particulièrement les valeurs du scoutisme : l’éducation des jeunes par d’autres jeunes à peine plus âgés, le tout dans la nature qu’on apprend à respecter. Et je ne comprends pas pourquoi il faudrait que nos enfants aient obligatoirement à subir les contraintes de la collectivité, avec ses mises en rang et en silence, ses passages aux toilettes à heures fixes, ses étiquettes-prénoms pour pouvoir s’en rappeler car le groupe est si grand… Des groupes plus petits, dans lequel l’individu n’est pas noyé, me semblent plus adaptés pour que l’enfant puisse extrapoler les règles de vie apprises en famille.

Certains me reprochent de vouloir élever mes filles dans du coton, arguant l’importance d’être confronté à la violence et de s’y faire.
J’y reviendrai plus longuement plus tard, mais je suis utopiste : je pense que c’est l’individu qui fait la société et non l’inverse, et qu’élever mes filles dans la douceur plutôt que dans la violence rend le monde de demain un peu plus doux…
De plus, je suis convaincue qu’elles seront mieux équipées pour vivre en société en ayant grandi sous un regard bienveillant que dans un milieu où leur travail serait constamment évalué et critiqué. Et cela ne les empêchera pas de rencontrer du monde, d’avoir leur vie et leur jardin secret, leurs activités, indépendantes des nôtres, dès qu’elles en manifesteront le désir.

Voilà où j’en suis aujourd’hui de mon questionnement. Je pense donc (pour résumer à ceux qui n’auraient pas le courage de tout lire) que la mise en collectivité des petits –ne pas confondre collectivité et société- n’est pas forcément nécessaire à la socialisation…

 



C’est au programme!
5 février, 2010, 10:42
Classé dans : Ecole a la maison,Regard sur l'ecole,Regard sur la societe

S’il y a bien une chose qui n’est pas au programme pour le moment chez nous, c’est l’école.

De nombreuses raisons nous poussent vers l’instruction en famille, autrement appelée école à la maison.

L’une d’elle, tout à fait d’actualité ces jours-ci, concerne le contenu des programmes scolaires.

Non pas que je veuille contrôler parfaitement tout ce que mes enfants reçoivent, mais il est des choses auxquelles je m’oppose fermement!
Je m’oppose à ce qu’on leur lise certains albums de jeunesse en maternelle, tel que le nuage bleu de Tomi Ungerer. *
Je m’oppose à ce que leur impose des croyances, comme celle du Père Noël.
Je m’oppose à ce qu’on leur demande de mémoriser de manière logographique des dizaines de mots qui sont supposés leur permettre d’apprendre à lire.
Je m’oppose à ce que le guide du zizi sexuel soit utilisé comme outil pédagogique et que ça soit par sa laideur et sa vulgarité que mes enfants découvrent la sexualité.
Je m’oppose à ce qu’à 9 ans, on leur enseigne quel moyen de contraception protège des MST.
Je m’oppose à ce qu’on leur explique en primaire ce qu’est l’homosexualité et en quoi elle est belle et poétique.
Je m’oppose à ce qu’au collège, le planning familial vienne leur parler de l’IVG comme la solution simple et efficace à un problème.
Je m’oppose à ce qu’on donne à mes filles sans que j’en sois informée la pilule du lendemain à l’école.
Je m’oppose à ce qu’on déforme la réalité historique pour gommer les aspects religieux du passé de la France.
Je m’oppose à ce qu’on utilise l’école comme lieu de propagande dès qu’une idée doit passer à grande échelle (environnement, santé, sexualité, etc.)!

Et tout ça, c’est au programme!

Enfin, pas au mien, pour le moment!

 

 

illustration à venir

* Extrait du texte du livre « Le nuage bleu » de Tomi Ungerer, livre pour enfant paru à l’école des loisirs et trouvé un jour dans la bibliothèque d’une classe de petite et moyenne sections (3/4ans) :
« Ce n’était que carnages et pillages.
Les blancs tuaient les noirs,
les noirs assassinaient les jaunes,
les jaunes trucidaient les rouges
et les rouges exécutaient les blancs. »
Je vous épargne les images, d’une violence inouïe, où l’on voit des cadavres, des gens se courant après avec des haches, des visages horrifiés de mères avec leur bébé dans les bras, des flammes, des bris de verre, etc.
Qu’est ce que tout cela vient faire en maternelle?



Maltraitance à l’école
23 août, 2009, 20:54
Classé dans : Regard sur l'ecole

J’ai travaillé dans plusieurs établissements scolaires. En stage (de logopédie), en tant qu’auxiliaire de vie scolaire auprès d’un enfant autiste, en tant que suppléante d’enseignante et d’assistante maternelle (ATSEM).
J’y ai énormément appris mais j’ai parfois été témoin de scènes ou de faits qui m’ont véritablement choquée.
L’un d’entre eux particulièrement. Et je n’ai rien fait sur le moment. Aujourd’hui encore, je ne mesure pas bien la gravité des faits, tant l’inaction des personnes au courant était grande. La mienne aussi du coup. En parler ici soulagera peut être ma conscience…

Ce jour là, de retour de ma pause déjeuner, je tombe sur un élève de primaire (un petit CP, dont les horaires différents faisaient qu’il aurait du être en classe), seul dans les toilettes, en larmes, et couvert de pipi. Il tentait de s’essuyer à l’aide de 3 feuilles de papier hygiénique.
Moi : « Ben qu’est ce qui t’arrive, bonhomme? »
Lui, entre deux sanglots : « J’ai fait pipi dans ma culotte… »
Moi : »ben c’est pas grave, ça arrive! Pourquoi tu n’as pas demandé à aller aux toilettes? »
Lui: « J’ai demandé… »
Moi : »… » (pause)
Moi : « Je vais te trouver des vêtements secs. Tu es dans la classe de qui? »
Lui, toujours en larme : « De Christophe… »
Moi, intérieurement : » et mer….e »
Prenant mon courage à deux mains, je frappe à la porte de la classe du dénommé Christophe pour l’informer que je m’occupe de son élève et qu’on doit avoir des vêtements de rechange en maternelle. Le maitre : « Oui ok, pas de problème ; mais tiens, prend ça! » et il me tend un survêtement sec, propre, qui trainait dans son bureau. J’ai immédiatement été surprise qu’il n’ait pas envoyé l’élève avec ce survêtement pour ce changer.
Je m’occupe donc de l’enfant, le renvoie dans sa classe. Fin de l’épisode. Sauf que…

Quelques jours plus tard, je vais chez une amie qui a un fils dans cette classe. Elle me dit : « Il parait que tu es passée dans la classe de N.? ». Naïvement, je lui explique la mésaventure du petit bonhomme.
Et là, stupeur! J’apprends que les enfants n’ont pas le droit d’aller aux toilettes pendant la classe, qu’ils doivent y aller pendant la récréation. Que l’enseignant leur interdit de sortir malgré leur demande et que c’est arrivé au moins 4 fois depuis le début de l’année scolaire qu’un enfant se fasse pipi dessus dans la classe. Ensuite, le maitre l’envoie se débrouiller aux toilettes et le laisse macérer dans son pipi jusqu’au soir!!!
Horreur! Sans le savoir, j’ai défié (et ce devant toute sa classe) l’autorité suprême de Monsieur Christophe! D’ailleurs, son comportement après ce jour là vis à vis de moi ne sera plus jamais vraiment le même… (mais je n’ai aucun regret!)
Je reste complètement abasourdie de cette révélation! Je revois les larmes de ce petit garçon, seul dans son pipi, peinant à savoir quoi faire, n’ayant aucune possibilité de se sécher!
J’imagine l’angoisse de ces enfants si jeunes, attendant avec impatience la sonnerie de la délivrance, celle qui leur permettra de courir aux toilettes… Cette sonnerie n’arrivant pas, l’envie de pipi augmentant, le doigt hésitant qui se lève pour demander une grâce à leur bourreau, et la sentence tombe : « Non, tu ne sors pas! » L’enfant réussit tant bien que mal à se retenir (et bien sur n’est pas du tout présent alors à ce qui se passe en classe, concentré sur son envie pressante) et finit par se faire pipi dessus, sous le regard moqueur de l’enseignant et de ses camarades… Quelle trace peut laisser un tel événement? L’un des enfants à qui s’est arrivé s’est remis à faire pipi la nuit durant cette éprouvante année de CP… Quand je repense à ça, j’en est encore les larmes aux yeux!
Et l’enseignant, lui, sévit toujours!

Ne comprenant pas comment cela pouvait arriver en 2007 dans une école française, je demande à mon amie pourquoi les parents ne disent rien? Elle même, en tant que mère, comment pouvait elle laisser son enfant dans cette classe? Réponse : les enfants aiment leur maitre. Il s’investit beaucoup, fait énormément d’expériences scientifiques, les faits chanter (musicalement, hein!), organise vraiment des activités pédagogiques intéressantes et instructives. S’en prendre à lui c’est un peu se mettre à dos son enfant. Et puis, aussi, elle ajoute qu’elle craint un peu qu’ensuite, Monsieur Christophe ne prenne son enfant en grippe…

J’en reste à nouveau sans voix! Je suis probablement tenue à la réserve, je n’ai pas à juger des compétences d’un enseignant, les parents savent ce qui se passe, la direction également, et tout le monde laisse faire.
Je découvrirai plus tard avec stupéfaction le comportement des anciens élèves (une classe de CE1 dont j’avais la charge) au passage de Monsieur Christophe! Des groupies devant leur star, à se jeter presque à ses pieds! Une relation d’admiration, de soumission, d’adeptes à gourou. Un relation malsaine, basée sur l’affectif et sur le besoin d’être aimé de cet homme.

L’homme en question, en plus du fait de laisser les élèves se faire pipi dessus, pouvait leur donner sans aucun problème plus d’une heure de devoirs par soir (sans compter le programme de travail établi pour les vacances scolaires et les évaluations à chaque rentrée! cf. copié collé ci dessous), des poésies à apprendre complètement inadaptées à mon sens (le corbeau et le renard, en début de CP, à apprendre en une semaine -quelques lignes par soir), avait un niveau d’exigence bien supérieur à celui des programmes et un mépris du rôle des parents assez impressionnant, envoyait fréquemment des élèves dans des classes de maternelle pour les punir, etc.!

Message personnel à Christophe :
Un grand merci car ton comportement m’a vraiment confortée dans le choix de l’école à la maison pour mes enfants (qui à l’époque n’étaient pas encore nés)! Jamais je n’aurai pu mettre l’un de mes petits une seule journée dans ta classe, jamais! Je te souhaite de connaitre un jour la joie de la paternité, même si tes relations personnelles semblaient bien trop tumultueuses pour te laisser cet espoir à court terme. Mais si un jour tu connais ce bonheur, je pense,  et j’espère du fond du coeur, que ta manière d’enseigner changera radicalement! Et que tu t’en voudras profondément d’avoir détruit tant de si jeunes enfants!

 

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Je copie colle ici un mail que « Monsieur » avait envoyé aux parents (la communication passait par mail) à la veille des vacances de printemps:

Chers parents,
Le deuxième trimestre s’est achevé. Les vacances à venir sont donc à mettre à profit pour réactiver les acquis et asseoir les compétences. Apprendre c’est bien, ne pas oublier c’est mieux !
Vous m’aurez compris, au retour des congés, les enfants seront évalués sur l’ensemble des points étudiés depuis Noël à savoir :
En lecture et écriture :
-          L’ensemble des mots consignés dans le cahier bleu et les sons qui s’y rattachent ainsi que les mots outils,
-          La construction et production de phrases,
-          La lecture et la compréhension de deux livres : un livre d’histoire et un ouvrage documentaire.
En mathématiques :
-          La maîtrise de la suite des nombres jusque 99,
-          La comparaison des nombres,
-          La résolution de problèmes additifs et soustractifs,
-          La mesure,
-          Le dessin sur quadrillage,
-          Le calcul.
En sciences :
-          Les paysages,
-          L’eau,
-          L’alimentation,
-          Le passé, le présent et le futur.

J’insiste sur la nécessité impérieuse d’organiser ces révisions et de les étaler sur toute la durée des vacances. De la régularité, de la mesure : tous les jours, chaque matin après le petit déjeuner et avant toute autre activité, 30-45 minutes de révision.  Après quoi la journée est dévolue au repos et aux jeux ! Vives les vacances !! Au-delà de l’aspect pédagogique, le fait de revenir sur l’ensemble des apprentissages permet de les mettre en valeur et c’est l’occasion pour votre enfant de prendre la mesure de ses connaissances. Il est très valorisant et stimulant pour les enfants de prendre conscience de ce qu’ils savent, ce qu’ils ont appris, comme ils ont « grandi ». Valorisation d’autant plus sensible qu’elle est relayée par les parents et la famille.
Une fois l’habitude et le goût du travail et de l’étude établis, l’enfant est sur la voie de la réussite.
C’est dans cet esprit que je vous prie de considérer mes exigences en terme de devoirs à la maison.
Je me tiens à votre disposition pour tout renseignement complémentaire,

Bien cordialement,

L’enseignant,
Christophe S********

PS : Votre enfant rapportera vendredi son Cahier de découverte retraçant son périple à **********. Ce premier voyage loin de la famille fut une expérience très forte et marquante pour les élèves. L’intérêt que vous porterez à ce cahier témoignera de la valeur donnée à « l’épreuve » traversée par votre enfant. Je pense qu’il y sera très sensible.


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