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Quelques nouvelles
15 juin, 2011, 14:00
Classé dans : 18-24 mois,3-5 ans,Mes enfants

oulala…  que le temps passe vite! 2 mois sans un billet, déjà!
Le temps me manque pour bloguer, et pourtant très souvent, dans la vie de tous les jours, je me dis « ah tiens, je vais parler de ça sur le blog » ; je prends parfois des photos spécialement pour illustrer des articles que je n’écris jamais…
Ca me reviendra, soyez en sur(e)s!

Voilà pour l’heure quelques nouvelles de Lys et Pomme!

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Lys a 18 mois et demi.
Elle dort mieux la nuit. Et j’espère que l’arrivée de ses dernières canines signe la fin définitive des nuits hâchées!
J’ai eu du mal à la sevrer mais je pense que ça y est, l’allaitement est terminé! Une page est tournée, non sans un petit pincement au coeur. Une autre s’ouvrira dans 2 mois et demi…

Depuis deux mois, Lys est entrée dans une nouvelle ère : celle du langage oral.
J’étais un peu étonnée de son absence de communication orale.
Bébé, elle gazouillait très peu, ne répondait pas aux sollicitations vocales.  Il y eu ensuite très peu de babillages, quelques syllabes par ci par là.
Lorsque je la portais dans le dos et que je lui demandais si tout allait bien, je n’avais pas de réponse, ce qui parfois m’inquiétait!
Pomme était entrée très tôt dans une langage qui lui appartenait, jouant sur les intonations, ayant de longues conversations au téléphone qu’on aurait pu imaginer être dans une langue étrangère.
Vers 10,5-11 mois, Lys a commencé à dire quelques mots isolés. 2 ou 3 par ci par là, qui disparaissaient très vite, me faisant penser que peut être, j’avais trop d’imagination…
Et d’un coup, à 16 mois et demi, elle a commencé à parler.
Tout ce qu’elle semblait avoir emmagasiné durant quelques mois s’est mis à sortir d’un coup !
Pour Pomme, j’avais, mois par mois, listé les quelques mots que j’entendais. 3, puis 7-8, puis 20, puis 50, c’était progressif.
Fin avril, j’ai donc voulu noter les mots que Lys disait. Je me suis arrêtée à 100, et il en manquait encore!
La liste contenait des noms mais également des verbes, adjectifs et adverbes…
J’ai eu l’impression d’avoir raté une étape, d’être passée du jour au lendemain d’un bébé muet à un enfant qui s’exprimait!
Ce jour là, par exemple, j’ai voulu voir si elle distinguait verbalement cuillère et fourchette. Je vidais le lave-vaisselle et j’avais deux cuillères à la main, je lui montre en lui disant « c’est quoi? ». Observation et silence. Regard d’une cuillère puis de l’autre.
Et réponse inattendue : « Même! ».
D’accord.
Dans le même temps, elle a commencé à demander « Quoi? » en pointant des images. « Qui? » en regardant des photos.
Et dans la foulée, s’est mise à assembler : « chaise papa », « boule ti (=la boule est partie) ».
A presque 19 mois, elle fait des petites phrases de 2 ou 3 mots et tout ce qui sort de sa bouche a une signification. Même si bien souvent il nous faut la décrypter!

Deux enfants donc, élevées dans le même environnement, avec des principes équivalents, et des développements très différents.
Et ce dans tous les domaines! Je me rends compte aujourd’hui que Pomme faisait preuve d’une capacité de concentration exceptionnelle au même âge, pouvant rester longtemps sur une même activité.
Par exemple, elle pouvait fait un jeu de loto avec 24 ou 36 images jusqu’au bout. Lys a bien compris le principe mais cela ne l’intéresse pas. Elle mets 4-5 images et passe à autre chose.
En ce moment, elle joue beaucoup à la poupée, imite énormément sa soeur, cherche beaucoup à faire toute seule (et me semble très autonome pour son âge!), exprime très bien sa volonté ou son mécontentement. Depuis queluqes temps, la poussette (qui avait pris le relais du portage pour cause de grossesse) prend la poussière. Lys est capable de marcher pendant des heures, et c’est nettement plus facile de se déplacer en bus avec deux enfants qui marchent ! On tâche juste de prévoir le temps nécessaire car ses petites jambes ont un rythme très tranquille!
Côté activités, elle aime les livres et les histoires, enfile des perles (comme Emy, décidément, ces deux là se ressemblent beaucoup!), apprécie la pâte à modeler, aime dessiner.

Pomme a 3 ans 1/4.
Et ça compte, ce 1/4 ! Car en 3 mois, que de progrès!
Pomme s’ouvre au monde ! Et de la part d’une petite fille si anxieuse, c’est une très grande avancée!
A deux mois, notre fille ne supportait pas d’être dans les bras de quelqu’un d’autre que son père ou moi.
Les rares tentatives pour la faire garder avaient été une catastrophe.
Et de toutes parts, les critiques et remarques : c’était forcément de ma faute puisque je refusais de forcer. Il FALLAIT que je la mette en collectivité, ou au moins que je la laisse à d’autres, que je casse ce côté trop fusionnel. Il était primordial qu’elle vive des expériences à elle, loin de moi. Mon attitude l’inhibait. C’est bien connu, c’est toujours la faute de la mère.
Je ne passais pas 24h sur 24 avec elle, son père prenant souvent le relais, mais mon intuition savait que non, je ne devais pas forcer. La partie n’est pas gagnée, mais ces derniers mois, Pomme va d’elle même vers les autres, commence à jouer avec d’autres enfants, à suivre un groupe, à créer des liens. Nous n’en sommes pas encore à une vie autonome, loin du cocon familial, mais désormais, je sens que j’ai bien fait de simplement attendre qu’elle soit prête.
Lorsque l’autre jour, Pomme m’a réclamé l’école, j’étais partagée entre la joie de voir son désir d’ouverture aux autres s’exprimer et le refus d’accéder à sa demande, tant notre projet d’IEF me tient à coeur. Au bout de plusieurs jours de questionnements et de doutes, j’ai pris la décision de ne pas l’inscrire à l’école. Sa vision de l’école est erronée ; elle y voit un toboggan et les amis qu’elle sait scolarisé. Pour le toboggan, je ne sais pas, mais les enfants de son entourage qui fréquentent l’école ne sont pas sur le même secteur.
Elle y voit du travail dont elle raffole, mais je doute que ce qu’on pourrait lui proposer soit à la hauteur de ses attentes (elle veut apprendre à lire…).
Et je pense surtout, qu’elle souhaite avoir des copines avec qui elle pourrait jouer régulièrement. Je vais donc tâcher de lui proposer plus régulièrement des activités avec des enfants de son âge.

S’il y a des progrès d’un côté, il y aune régression de l’autre.
Et j’ai du mal à savoir d’où cela vient et quelle attitude adopter. Pomme a de très grandes périodes « bébé ».
Par exemple, elle faisait des puzzles impressionnants (60 pièces) avec grand plaisir. Depuis quelques semaines, elle s’est mise à refaire des puzzles d’encastrements et me demande de l’aide pour faire des puzzles de 15 pièces dans un cadre.
L’une de ses activités en ce moment : se rouler sur le tapis avec un anneau de dentition dans la bouche. Elle joue au bébé, et le dit.
Elle imite également le langage de sa soeur, parlant avec des syllabes de fin de mots, qui s’ils représentent un enchantement dans la bouche de Lys sont … surprenants dans celle de Pomme, autrefois si pipelette!
Il y a des périodes de comportement bébé voulu, joué comme une comédie, et des choses plus surprenantes, comme la partie de mémory de ce matin où elle semblait ne plus être capable de suivre les règles, retournant 3 images ou ramassant des non paires alors qu’elle maitrisait bien ce jeu il y a plus d’un an!
Je perçois dans son attitude une demande d’attention plus grande, un besoin de présence plus importante, et c’est vrai que j’ai été un peu prise ces temps ci. Mais malgré mes efforts, je ne vois pour le moment pas d’amélioration, et son attitude m’agace parfois… Ma patience est mise à rude épreuve! :)



Un matin tour rose !
12 avril, 2011, 13:16
Classé dans : 18-24 mois,Montessori,Motricite globale,sensoriel : toucher,video

Suite au énième remaniement de notre appartement, nous avons désormais un petit coin de travail qui, même s’il n’est pas purement montessorien, permet aux filles de refaire des activités délaissées depuis quelques temps.

Ce matin, c’est la tour rose qui a eu les faveurs de Pomme.
Dans une grande concentration, elle l’a faite et défaite plusieurs fois. Puis a commencé à explorer d’autres constructions.

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Et comme bien souvent lorsque Pomme fait quelque chose, Lys souhaite l’imiter. Les puristes bondiront probablement sur leur chaise, mais j’ai laissé ma mini puce manipuler la Tour, du haut de ses 16 mois.
Pomme, quant à elle, a voulu la filmer avec l’appareil photo que je venais de sortir pour faire photographier sa construction.
Voilà donc Lys à l’oeuvre,  ravie de pouvoir manipuler la Tour pour la première fois.

http://www.dailymotion.com/video/xi2v8j



Distribuer
13 janvier, 2011, 16:13
Classé dans : 12-18 mois,18-24 mois,2-3 ans,3-5 ans

Sur d’excellentes idées de Aude et de Emma, j’ai proposé ce matin une petite activité à Lys.
Nous l’avions déjà testée avec une boite à oeufs et des noix, voilà une manière intelligente de recycler les fleurs de beaba qui n’ont pas servi pour Lys, DME oblige!

Une noix par case. Et on remet tout dans le bol, une par une. Et on recommence.
Patience, détermination, application, concentration, satisfaction. J’aime!

noixfleursmall.jpg

Comme à chaque fois que je propose une activité à Lys, Pomme guette et veut faire pareil, ou plutôt à la place…
Dans les classes Montessori, le matériel est unique. Rien n’existe en deux exemplaires. Et l’enfant doit attendre que son camarade ait terminé pour faire l’activité qu’il convoite. Cela lui donne, entre autre, l’occasion d’observer.
Nous avions déjà opéré de la même manière pour les jouets. Une seule poussette, un seul lit de poupée, et tout est commun. Le seul interdit étant de prendre le jouet auquel l’autre joue.
Mais pour les activités, il est moins aisé de faire respecter la règle… D’autant que Pomme et Lys sont encore bien petites! C’est donc une difficulté fréquente à laquelle je me trouve confrontée : Pomme est systématiquement plus intéressée par ce que fait sa soeur que par l’activité, même nouvelle, que je lui propose.
Pour permettre à Lys d’avoir une vraie occasion de faire son activité tranquillement, j’ai donc proposé à Pomme un parrallèle un peu plus difficile. J’ai sorti 28 réglettes, de 4 longueurs et couleurs différentes. Et je lui ai proposé d’en mettre une de chaque dans chaque case.
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Chouette moment de concentration, malgré l’environnement peu adéquat (dans la salle de jeux, l’une en face de l’autre, improvisation…)

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Sets de table (modifiés!)
16 décembre, 2010, 15:25
Classé dans : 18-24 mois,2-3 ans,3-5 ans,A fabriquer

Cela n’aura échappé à personne, c’est bientôt Noël.
Ici, les préparatifs vont bon train!
Et dans notre hotte familiale à destination des cousins, cousines, oncles et tantes, il y aura quelques cadeaux « made in home » auxquels Pomme aura participé.

Voici par exemple que sa cousine, 4 ans, recevra (en complément) un lot de set de tables.

settablesmedium.jpg

J’ai tout simplement repris ceux que Pomme a à sa disposition depuis bien longtemps, photocopié-couleur grâce à mon imprimante multi-fonction, confié à Pomme le soin de faire un contour à l’aide de peinture et du bout de ses doigts et plastifié.
En espérant que l’enfant qui les recevra sera heureuse de mettre la table pour ses poupées grâce à ces sets.

Logiquement, il aurait fallu que le verre soit représenté par un rond car vu d’au dessus mais j’ai volontairement représenté un verre à plat car à la base, ils étaient faits pour Pomme qui avait alors 19 mois! Elle était trop jeune pour comprendre cette représentation.

En voici une version scannée, si vous voulez faire de même.

Sets de table (modifiés!) dans 18-24 mois pdf settablesmontessoriretouche.pdf

Un immense merci à Constance qui a retouché les images pour une version améliorée!



Travail à la chaine
10 novembre, 2010, 13:04
Classé dans : 12-18 mois,18-24 mois,2-3 ans,3-5 ans,Vie quotidienne

Ou comment transformer la corvée de patates en moment de pur plaisir!

Maman à l’épluchage, Pomme au découpage, Lys au transvasement!

Plus long, plus « sportif » (car il faut rester vigilant à chaque minute), c’est pourtant nettement plus plaisant pour tout le monde!

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Do you speak english?

Parce que moi, pas bien du tout!
Et pour avoir vécu à l’étranger (dans un pays pourtant non anglophone), je saisis l’importance de la maitrise de cette langue.

J’ai donc fait de l’apprentissage de l’anglais un impératif pour les filles, même si j’ai hésité avec d’autres langues. En effet, une fois qu’on parle anglais, les autres langues paraissent moins… enfin comment dire… on s’en satisfait…
Apprendre le breton, l’allemand ou le créole est pourtant très enrichissant, tant culturellement que sur l’aspect développemental.
Mais c’est avec le chinois que la balance a eu le plus de mal à pencher!

Le bilinguisme, ou tri- même, est une donnée que je connaissais mal et que j’ai eu la chance de découvrir mieux lors de ces deux années loin de la France.
J’ai pu observer les progrès quotidiens des enfants en anglais lors de leur première année dans une classe bilingue franco-anglaise. Et donnant des cours de français ou de remédiation scolaire dans des familles là-bas, j’ai découvert avec émerveillement que tous ces enfants ou presque maitrisaient deux langues ou plus.
Une maman allemande, mariée à un français, scolarisait ses filles dans une école américaine. Elle m’avait contactée pour donner des cours de français écrit à ses ainées et apprendre à lire en français à sa plus jeune fille de 6 ans. Les filles maitrisaient à la perfection ces trois langues à l’oral, sans aucune confusion, communiquant entre elles essentiellement en anglais, sauf lorsque j’organisais des activités de « groupe » où nécessairement, elles communiquaient en français.
Elles avaient un vocabulaire riche et précis, bien que le français soit la langue dans laquelle elles étaient le moins à l’aise!!!
Elles le lisaient avec hésitation, notamment pour les « ent » de fin de verbes et l’écrivaient en phonétique…
A ma question : »dans quelle langue pensez-vous dans votre tête? », la réponse, hésitante, fut finalement l’anglais. Même si l’allemand ou le français pouvaient leur venir parfois, selon les situations…
Tout cela leur était naturel, elles avaient appris ces langues sans aucune contrainte, de la même manière que l’enfant apprend sa langue maternelle. Le contexte particulier de cette famille m’avait fascinée.

Les langues, quelles qu’elles soient, sont la faiblesse de notre projet d’instruction en famille.
Déjà parce qu’avec mon niveau, les filles n’iraient pas loin! Mais même si je parlais anglais correctement (ou couramment, rêvons un peu!), il est plus cohérent que chaque langue ait des référents distincts et idéalement, que ce soit leur langue maternelle.

A l’âge des filles, être confrontées à une langue étrangère  n’est pas aussi déstabilisant que pour un adulte. Les enfants petits se prêtent au jeu, entrent plus facilement en communication.
L’enfant exposé à une langue étrangère pendant sa période sensible au langage l’apprendra beaucoup plus facilement.
De plus, le bébé tout petit est capable de produire TOUS les phonèmes existants. Les premiers sons produits par les bébés sont les mêmes dans tous les pays. Petit à petit, non exposé à certains phonèmes, l’enfant les oublie quand il maitrise de mieux en mieux ceux de sa propre langue. Et adulte, il est des sons que nous n’avons plus la capacité de produire. Pour ma part, je suis bien en peine de rouler des « R » en espagnol!
Bref, pour parler facilement, naturellement et sans accent une langue étrangère, le mieux est d’y être exposé dès le plus jeune âge.

C’est donc un bain de langage en anglais (bien limité) que je propose à mes filles, et surtout à Pomme.
Dans la voiture (soit une fois par semaine!), Pomme réclame systématiquement le cd de comptines en anglais.
Les rares dessins animés sont en anglais. Une à 2 fois par semaine. Lys apprécie beaucoup aussi, et malgré son jeune âge, je la laisse regarder également.
Mais l’anglais étant avant tout une langue, donc un outil de communication, il était indispensable que je trouve une personne pouvant venir communiquer en anglais!
Depuis peu, une jeune fille vient jouer pendant une heure (par semaine) avec Pomme.
Le but n’est pas d’en faire une enfant bilingue! Il n’y a donc aucune pression, aucune obligation de résultat. Ma seule demande : que ma Pomme timide passe un bon moment!
Bien que nous soyons encore en rodage, j’ai l’impression d’avoir trouvé la perle que je cherchais : une jeune fille connaissant bien les enfants et soucieuse de bien faire. Tellement, que j’ai du ce matin lui demander de prévoir d’en faire moins, c’était trop pour ma Pomme!
Concrètement, elle lui lit des histoires (l’incontournable Spot, des livres trouvés à la bibliothèque de mon quartier – et qui ne sortent jamais, regrettait la bibliothécaire !-, par la suite elle pourra utiliser « From Head to Toe« , véritable mine d’or!), joue avec les fruits et légumes en plastique, les puzzles, les playmobils, etc.
Ce matin, elle a surtout insisté sur les couleurs et nous avons convenu que je préparerais de la peinture pour la prochaine fois. Elles pourront aussi cuisiner ensemble et pourquoi pas faire des courses, habiller les poupées ou jouer à la dinette. Bref, rien de plus que ce que je fais régulièrement avec ma fille…si ce n’est l’anglais…

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J’exige l’obéissance
29 septembre, 2010, 16:43
Classé dans : 18-24 mois,2-3 ans,3-5 ans,Regard sur la societe

Lorsque je rencontre d’autres mamans soucieuses d’éduquer leurs enfants sans violence, il est un thème que j’évite, car en l’abordant, j’ai l’impression de prononcer un gros mot.

L’obéissance.

Et pour cause.
Souvent, l’obéissance est considérée comme un synonyme de soumission.
Les adeptes des pédagogies non-violentes préfèrent en général privilégier la piste de la coopération. On n’impose pas, on attend que l’enfant, de lui-même, accepte et agisse. Pour cela, il est nécessaire d’expliquer. Et de laisser le libre-arbitre de l’enfant décider. Cela peut durer longtemps, mais qu’importe. On discute, on explique, on parlemente. Et si l’enfant persiste à refuser, on ne le force pas. Il est dans son droit. Pas question de lui imposer quoi que ce soit…
Ou alors, on tolère l’obéissance à des règles fixées par l’enfant (ou le groupe d’enfant) lui même.

Pour moi, l’obéissance n’est ni une faiblesse, ni une entrave au libre-arbitre. C’est une vertu. Et une condition nécessaire au bon fonctionnement et à l’épanouissement de tous dans une famille nombreuse.
Elle est à mon sens synonyme de confiance.
Et l’enfant a naturellement confiance en ses parents pour le guider. A nous, parents, de ne pas briser cette confiance en n’exigeant pas de choses qui aillent à l’encontre du bienfait de l’enfant!
L’obéissance est donc davantage exigeante pour celui qui détient l’autorité car celle-ci doit être utilisée à bon escient. Et sans autoritarisme.

J’aime ces paroles du Roi qui parle au Petit Prince :
« - Si j’ordonnais à un général de voler d’une fleur à l’autre à la façon d’un papillon, ou d’écrire une tragédie, ou de se changer en oiseau de mer, et si le général n’exécutait pas l’ordre reçu, qui, de lui ou de moi, serait dans son tort ?
- Ce serait vous, dit fermement le petit prince.
- Exact. Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner, reprit le roi. L’autorité repose d’abord sur la raison. Si tu ordonnes à ton peuple d’aller se jeter à la mer, il fera la révolution. J’ai le droit d’exiger l’obéissance parce que mes ordres sont raisonnables. »

Voilà donc ce qui me guide.
En théorie.

Mais je suis bien mal placée pour donner des conseils pratiques. Mes filles sont encore petites, je n’ai pas traversé de crises d’adolescence, je n’ai même pour le moment rencontré aucune vraie difficulté à me faire obéir! J’ai sans doute des filles très faciles…

Bon, rassurez vous, elles dorment mal la nuit, mangent peu. Pomme est épuisante d’imagination et d’énergie. Lys fait dent sur dent et mon « bébé sourire » est en ce moment d’une humeur massacrante! Bref, elles sont normales!
Et pourtant, les limites sont posées sans aucune difficulté…

En pratique, j’essaye d’appliquer les principes suivants :
-cohérence : ne pas tolérer de temps en temps une attitude et la réprimer dans d’autres situations ; ne pas contredire ce que le papa a dit quelques instants auparavant.
-affirmer mon autorité : ne pas me retrancher derrière l’absent : « Si tu ne fais pas ça, j’appelle ton père » ou « Papa va être fâché quand je vais lui dire » ; non, c’est bien à moi qu’elles doivent obéir.
-ne jamais utiliser les sentiments ou émotions : « je serai fachée/triste/déçue si tu n’écoutes pas », ne pas jouer sur la peur ou sur la culpabilité.
-éviter le chantage (et c’est tellement tentant!)
-ne pas hausser le ton. Fermement de veut pas dire en criant.
-ne pas entrer systématiquement dans la négociation : « On éteint les dessins animés! – Encore un peu… – Bon, encore un épisode… »
-prévenir avant/anticiper :  « tu peux encore faire une fois du toboggan et ensuite nous rentrons à la maison »ou pour reprendre l’exemple précédent : « Tu peux regarder encore un épisode et ensuite, on éteint »
-ne pas exiger l’obéissance trop souvent : la plupart du temps, les filles choisissent leurs activités, peuvent toucher à ce qui est à leur portée (à 2 ou 3 exeptions près), découvrent librement leur environnement. Les « non » sont rares et les ordres ciblés.

Et quand Pomme refuse ma demande, je lui explique qu’elle n’a pas le choix, tout en essayant toujours de comprendre ce qui peut motiver son refus.
Ca donne ça :
« -Pomme, mets tes chaussures on s’en va.
-Non!
-Je ne te demande pas ton avis, je te demande de mettre tes chaussures. » Et si nécessaire, je redis où nous allons, sans évoquer le fait qu’on va être en retard ou que telle personne va nous attendre si elle ne se dépêche pas.
Pour le moment (croisons les doigts), ça lui suffit…



Langage
21 septembre, 2010, 16:42
Classé dans : 12-18 mois,18-24 mois,2-3 ans,6-12 mois,Au jour le jour,langage,Mes enfants

Je suis fascinée de voir (ou plutôt d’entendre) la vitesse à laquelle les enfants progressent en langage entre l’âge de Lys -10 mois- et celui de Pomme -2 ans et demi-.

Il y a quelques mois (une vingtaine… déjà…) après avoir babababababiller à n’en plus finir, Pomme a commencé à assembler des petites syllabes pour former des mots. C’était tout simplement magique!
Puis sont venus les assemblages de mots, sans syntaxe particulière.
Puis les verbes, les adjectifs, les pronoms.
Les phrases ont pris forme. Se sont allongées.
Les mots ont commencé à s’accorder entre eux.
Aujourd’hui, les questions sont fréquentes. Dans des domaines variés. « Quand j’étais petite, Lys était grande? » ; « On est quel jour? Il est quelle heure? » ; « Il mesure combien le pied? Quarante? », etc.
Je me demande bien ce qu’elle met derrière ces notions de temps et de quantité !
Les verbes sont de mieux en mieux conjugués, au passé (composé), à l’imparfait quasi parfait, au futur…
Les possessifs n’ont plus de secrets pour elle, les derrière/sous/à côté/etc. sont utilisés à la perfection, le vocabulaire est de plus en plus précis. Il me semble avoir lu qu’entre 2 et 3 ans, les enfants apprenaient un mot par heure en moyenne!
J’aime l’entendre. J’aime l’écouter.

J’aime sa voix, ses intonations, son langage posé, son humour.
En ce moment, elle joue à inverser.
« Ca (en montrant sa tasse de lait), c’est du café! Et ça (montrant mon café), c’est du lait! » Et durant tout le petit déjeuner : « Il est bon ton lait maman? Mmmm, il est bon mon café! »
Dimanche, elle avait décidé qu’elle s’appelait Lys, que Lys s’appelait Pomme, que Papa s’appelait Maman et que Maman s’appelait Papa. Nous avons joué le jeu, amusés par sa concentration pour ne pas se tromper.

J’aime la manière dont elle découpe les mots.
Comme ce jour, il y a quelques semaines, où elle demandait à son père (qui avait mal au dos) : « Ils sont où tes dicaments? »

Qu’il est doux ce temps où les erreurs nous émerveillent et nous font sourire.
Où la logique enfantine réinvente la langue : « Tu peux me taider maman? »

Et comme tous les parents d’enfants du même âge, je me dis qu’il faut absolument que je note tout ça!

Je me réjouis d’avance en réalisant que Lys entre dans cette période! A son tour, elle m’enchante par ses prémices de communication!
Et la grande nouveauté, ce sont les magnifiques échanges entre les deux soeurs! Un plaisir à observer!

 



Une journée à la ferme
10 septembre, 2010, 22:13
Classé dans : 18-24 mois,2-3 ans,3-5 ans,Au jour le jour

Cela aurait du être le clou des vacances, une fin en beauté.
La météo en a décidé autrement…

Au téléphone, lors de la réservation, j’avais demandé si nous pourrions participer à la vie de la ferme, au travail auprès des animaux. « C’est exactement le principe! Si vous le souhaitez, bien sur, vous pourrez mettre la main à la pâte! ».

J’avais cherché une ferme essentiellement avec des petits animaux pour que les filles y trouvent un intérêt. A leur âge, les poules sont plus amusantes que les légumes.
Et j’avais été séduite par la ferme-auberge de Corsas, à Saint Victor.
Une ferme bio avec plusieurs espèces animales (poules, oies, pigeons, moutons, canards, chèvres, cochons), un potager, un verger.

A notre arrivée, le 6 au soir, nous avons pu aller à la rencontre des animaux dans les champs, accompagnés par le chien de la ferme.
Nous devions passer la journée du lendemain sur place et repartir le 8 au matin.
Seulement, le 7 septembre, après un début de vacances très ensoleillé, toute la région fut touchée par des précipitations exceptionnelles. Ayant anticiper ces fortes pluies, nos hôtes avaient travaillé davantage pendant les derniers beaux pour s’octroyer un jour de calme.
Bref, aucune activité prévue ce jour là. Il a fallut improviser pour occuper les filles jusqu’au repas des animaux à 17h30.
Nous avons pu alors faire le tour de l’exploitation (sous des trombes d’eau), voir comment étaient nourris poules et cochons, admirer le potager et le verger, en apprendre plus sur le projet de ce jeune couple dynamique reprenant l’exploitation.
Nous avons passé une excellente soirée autour d’un repas délicieux constitué exclusivement des produits de la ferme, pendant que dehors, l’orage tonnait.
Au petit matin, nous avons à nouveau parcouru le champ pour saluer les animaux, sous un grand soleil…
fermecorsasmedium.jpg

Pas de chance donc pour cette année, mais la formule nous a séduit!
Il est probable que l’an prochain nous choisissions de retourner en accueil paysan ou dans une ferme « bienvenue à la ferme », en espérant cette fois pouvoir pouvoir découvrir et participer aux travaux ruraux!



Visite
19 août, 2010, 21:47
Classé dans : 18-24 mois,2-3 ans,Montessori

Ce qui manque un peu à Pomme lors des activités que je lui propose, c’est l’émulation.
Pas dans le sens de rivalité, mais plutôt dans celui de l’imitation, qui rend l’activité faite par un autre enfant autrement plus attrayante que lorsqu’elle est posée sur l’étagère.

Il m’est arrivé, alors que Pomme n’avait pas touché aux plateaux depuis un long moment, de prendre une activité et de me mettre à la faire.
Immédiatement, Pomme rapplique et me dit « C’est Pomme/C’est moi qui le fait! ».
Je lui explique alors que je finis et qu’elle pourra la faire ensuite. Et à peine le plateau rangé, Pomme se jette dessus et à son tour, réalise l’activité.
Si j’en fais plusieurs de suite, elle les fera toutes, une à une, à son tour.
Mais il est très rare que j’encourage ainsi sa participation. Je me contente en général d’accepter qu’elle ne souhaite rien faire, sans chercher à la motiver.

Une amie m’a confié sa fille, un peu plus jeune que Pomme, dont la nounou était en vacances.
Lors de sa visite de repérage, la petite (appelons la « Lune ») s’est mise spontanément à faire des versés avec des coupelles dans lesquelles il y avait des petits morceaux de papiers coupés par Pomme.
Le lendemain, alors que je la gardais, « Lune » a été directement dans la pièce où la veille, elle avait trouvé des trésors.
Je lui ai installé correctement de quoi faire des versés.
Pomme, qui n’avait plus rien fait d’autre que la tour rose depuis plusieurs jours, a alors voulu faire de même et a choisi les pichets (qu’elle utilise désormais avec de l’eau).
J’ai alors assisté à un long moment de concentration intense, chacune accomplissant, avec beaucoup de concentration et d’application, des gestes permettant de verser, et de verser encore.

p1000573medium.jpg

Lune a ensuite été attirée par la tirelire. Je lui ai montré comment y mettre les jetons. Elle l’a remplie 5 ou 6 fois de suite.
Bien évidemment, Pomme, a voulu la tirelire. Qu’elle ne pouvait donc pas utiliser.
Je lui ai alors proposer une nouvelle activité avec des cure-dents à remettre dans leur boîte.
Et à nouveau, chacune à sa tâche.
curedentsmedium.jpg

Lune s’est montrée très réceptive (et même demandeuse) à ce type d’activités.
Pomme a redécouvert des choses qu’elle délaissait.
Toutes deux ont fait durer ce beau moment bien plus longtemps que je l’aurai imaginé.
Un régal!


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