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13 janvier, 2011, 16:13
Classé dans : 12-18 mois,18-24 mois,2-3 ans,3-5 ans

Sur d’excellentes idées de Aude et de Emma, j’ai proposé ce matin une petite activité à Lys.
Nous l’avions déjà testée avec une boite à oeufs et des noix, voilà une manière intelligente de recycler les fleurs de beaba qui n’ont pas servi pour Lys, DME oblige!

Une noix par case. Et on remet tout dans le bol, une par une. Et on recommence.
Patience, détermination, application, concentration, satisfaction. J’aime!

noixfleursmall.jpg

Comme à chaque fois que je propose une activité à Lys, Pomme guette et veut faire pareil, ou plutôt à la place…
Dans les classes Montessori, le matériel est unique. Rien n’existe en deux exemplaires. Et l’enfant doit attendre que son camarade ait terminé pour faire l’activité qu’il convoite. Cela lui donne, entre autre, l’occasion d’observer.
Nous avions déjà opéré de la même manière pour les jouets. Une seule poussette, un seul lit de poupée, et tout est commun. Le seul interdit étant de prendre le jouet auquel l’autre joue.
Mais pour les activités, il est moins aisé de faire respecter la règle… D’autant que Pomme et Lys sont encore bien petites! C’est donc une difficulté fréquente à laquelle je me trouve confrontée : Pomme est systématiquement plus intéressée par ce que fait sa soeur que par l’activité, même nouvelle, que je lui propose.
Pour permettre à Lys d’avoir une vraie occasion de faire son activité tranquillement, j’ai donc proposé à Pomme un parrallèle un peu plus difficile. J’ai sorti 28 réglettes, de 4 longueurs et couleurs différentes. Et je lui ai proposé d’en mettre une de chaque dans chaque case.
reglettefleursmall.jpg

Chouette moment de concentration, malgré l’environnement peu adéquat (dans la salle de jeux, l’une en face de l’autre, improvisation…)

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Matinée chargée
1 décembre, 2010, 17:12
Classé dans : 12-18 mois,2-3 ans,Au jour le jour

La nuit aura fait des heureuses, faute de satisfaire les nombreux automobilistes qui depuis hier ont bien du mal à circuler.
Au petit matin donc, nous avons risqué notre nez dehors et mis les pieds dans la neige!
Si Pomme a beaucoup apprécié, Lys fut moins enchantée… Selon l’heure des réveils et mon courage, il est possible que nous allions faire un bonhomme de neige très prochainement!

neigemedium.jpg

Au retour, j’ai entrepris de vider des cartons très attendus.
Notre nouvelle installation ressemble à la précédente :
-une chambre pour nous, parents, dans laquelle Lys dort encore ;
-une salle de jeux ;
-une chambre pour les filles, dans laquelle Lys dormira bientôt…
Et dans laquelle je vais installer l’espace de travail avec le matériel Montessori et le reste. Disposant d’un grand placard, j’y ai également mis tous les jeux que je ne souhaite pas voir dispersés : jeux de société, puzzles, etc. Ils sont à disposition des filles sous « surveillance » et ne seront en général pas accessibles aux enfants qui viennent nous visiter.

Installer l’espace d’activités va me prendre du temps. Les étagères que je souhaite utiliser sont actuellement dans la cuisine en attendant d’acheter des meubles pour équiper un peu cette dernière… Pour le moment, je peine à m’organiser.
Ce matin, nous avons tout de même ouvert les cartons, à la (re)découverte des trésors cachés.

C’est la tour rose qui a immédiatement attiré Pomme. Je ne m’y attendais pas!
Je lui ai ensuite proposé de faire de même avec les cylindres. Grand succès.
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Lys était très attirée par l’activité de sa soeur. Etant bien trop jeune pour manipuler la tour, j’ai mis à sa disposition des cubes en bois qui l’ont occupée un long moment. Pomme a ainsi pu manipuler sans être dérangée. Et par imitation, Lys à empiler les cubes avec beaucoup de réussite!
tourlys.jpg

Pomme a retrouvé les pinces à linge, les pichets et enfin la tirelire. Lys était très intriguée par ce matériel, et étant très intéressée par tout geste d’encastrement, je lui ai mis à disposition. Elle s’est alors empressée de continuer de mettre les jetons dedans, avec une grande concentration!

http://www.dailymotion.com/video/xfwj3u

Il va falloir que je réfléchisse vraiment aux séances montessoriennes et à l’organisation de l’espace. Lys a très envie de participer à tout ce que fait sa soeur, mais elle est bien jeune pour entrer déjà dans les activités. Je vais tâcher de lui confectionner des panières d’objets à découvrir pendant que Pomme utilisera ses plateaux.



Motricité libre
16 novembre, 2010, 16:15
Classé dans : 0-6 mois,12-18 mois,6-12 mois,Motricite globale

C’est Agnès qui m’en avait parlé dans un commentaire il y a quelques mois, et sans le savoir, en me conseillant ce livre, elle m’a ouvert un nouvel horizon.

Ce concept de motricité libre a été développé par la pédiatre Emmi Pikler, responsable de la crèche de Loczy au début des années 50.
Comme dans la pédagogie Montessori, Emmi Pikler a commencé par observer les enfants pour mieux comprendre leurs besoins.
Ses travaux sont très intéressants et ne parlent pas seulement de la motricité libre qui n’est que l’un des éléments de son approche. Elle insiste également sur la qualité des soins, donnés par une seule nurse, sur la verbalisation et, comme Montessori, sur le libre choix des activités. Je n’évoquerai pas tout ça dans cet article mais je vous invite à découvrir le site de l’association Pikler-Loczy.

Mais la motricité libre, c’est quoi?

C’est tout simplement laisser le bébé libre de ses mouvements.
Dans un premier temps, ça semble évident. On a l’impression qu’on le fait toutes! On n’emmaillote plus les bébés, on ne les attache pas toute la journée (sauf en voiture, dans leur chaise haute, dans leur transat, etc.), ils peuvent bouger comme ils le souhaitent.

Alors résumons ce concept autrement : c’est ne pas mettre bébé dans une position qu’il ne peut pas prendre lui-même.
Et là, tout de suite, on se sent soit un peu coupable (enfin moi du moins! combien de fois ai-je assis Pomme avec un coussin derrière elle sous pretexte qu’elle tenait assise, la redressant quand elle tombait…) soit un peu perplexe (en quoi n’est ce pas bon d’asseoir un enfant qui tient assis???).
Et c’est précisément là que j’ai fait une découverte, qui aurait pourtant dû me sauter aux yeux!

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Pomme, 5 mois et demi

Ainsi assise, Pomme ne pouvait pas se déplacer librement. Elle était tout simplement bloquée.
Comment tenter de ramper, comment prendre conscience de ses membres et apprendre à les coordonner pour se mouvoir? Elle jouait quelques minutes avec les jeux qui étaient à portée de main, mais c’est la petite balle, là, à quelques centimètres, un peu plus loin, qui l’intéressait. Elle se laissait choir alors, afin de pouvoir y accéder. Et je m’empressais de la rasseoir, pensantque sa chute était involontaire! Mécontente, elle râlait. Je la prenais alors dans mes bras, me disant que décidément, elle ne restait pas longtemps tranquille à jouer…
Certains enfants, mis en position assise avant de savoir s’y mettre seuls, se mettent à avancer sur les fesses, et ne passent ainsi pas par l’étape du 4 pattes pourtant très importante.

Mais revenons à Pomme.
A 8 mois, la voilà mobile. Elle passe de assise aux 4 pattes en se laissant glisser et part en exploration dans l’appartement.
Dans le même temps, elle cherche à se mettre debout.
Moment idéal selon moi (à l’époque! depuis j’ai changé d’avis ;) ) pour investir dans un parc. Un joli parc en bois dans lequel elle pourra apprendre à se mettre debout et surtout sera en sécurité!
Raté pour la sécurité, l’exploratrice en herbe déteste se sentir enfermée, et bien vite, j’ouvre son espace en retirant un côté.
Je continue cependant à l’encourager à se lever. Mais la barre horizontale est haute, et ainsi dressée dans son parc ouvert, elle ne parvient pas à repasser en position assise sans se laisser tomber. Pendant 3 mois, elle se laissera donc chuter en arrière pour se rasseoir.
Et je continue de l’encourager vers la marche. Je passe 4 mois le dos courbé pour la faire marcher en la tenant des deux mains. Elle aime beaucoup ça mais n’ose nullement se lâcher seule, tout simplement parce qu’elle n’est pas prête. Enceinte de Lys, l’exercice est fatigant. Et enfin, un beau jour, à 15 mois et demi, elle se lance! Youpi! Ma fille marche!

Avec Lys, j’agis très différemment.
Je n’ai quasiment pas utilisé le transat dans lequel l’enfant ne peut pas se retourner. J’ai préféré la poser sur une couette,  au sol, entourée de jouets qu’elle pouvait librement tenter d’attraper.
Je ne l’ai pas installée assise (sauf une fois ou deux pour voir si elle tenait, et elle tenait TRES tôt!). Elle a donc du se débrouiller seule pour accéder à cette position. Ce qu’elle fit vers 7 mois, avant même de marcher à 4 pattes. Et aujourd’hui, je la trouve très à l’aise dans l’espace. Aucun retard dans les acquisitions que je n’ai nullement encouragées.
Elle se met debout, longe les meubles, se rassoit, s’installe elle même sur le cheval à bascule et en descend ; mais si on essaye de lui tenir les mains pour « la faire marcher », elle plie les jambes. Quelle drôle d’idée de vouloir marcher ainsi les bras en l’air?
Depuis quelques jours, elle se lâche et teste son équilibre. On sent que les premiers pas ne sont pas loin, même s’ils peuvent n’arriver que dans quelques mois. Elle avancera quand elle sera prête.
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Elle tombe parfois, mais nettement moins souvent que Pomme au même âge, et je n’ai aucune crainte de la laisser seule dans une pièce. Si je la retrouve souvent à genoux sur la petite chaise, c’est qu’elle sait parfaitement y monter et en descendre. Elle ne se met jamais en danger.

http://www.dailymotion.com/video/xfjdgk

La lecture du livre précédemment cité m’a également permis de mettre en place des espaces où Lys a pu exercer sa motricité sans entrave et m’a conforté dans l’idée que décidément, les trotteurs ou même les pousseurs ne sont pas du tout indispensables, voire sont même néfastes, au développement harmonieux de la motricité.

Un grand merci à Agnès pour ce conseil de lecture!

 



Travail à la chaine
10 novembre, 2010, 13:04
Classé dans : 12-18 mois,18-24 mois,2-3 ans,3-5 ans,Vie quotidienne

Ou comment transformer la corvée de patates en moment de pur plaisir!

Maman à l’épluchage, Pomme au découpage, Lys au transvasement!

Plus long, plus « sportif » (car il faut rester vigilant à chaque minute), c’est pourtant nettement plus plaisant pour tout le monde!

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Encastrements
2 novembre, 2010, 16:07
Classé dans : 12-18 mois,6-12 mois,Jouets,Materiel,Montessori,Motricite fine

J’avais l’intention de faire un beau billet parlant d’un matériel que je n’avais pas et que j’aurai aimé pouvoir proposer à Lys, 11 mois.
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Je pensais en profiter pour parler de l’importance de ne présenter qu’une seule difficulté en même temps, et du regret que j’avais de n’avoir qu’un puzzle de 3 formes impliquant 2 difficultés : l’encastrement ET la reconnaissance de formes.
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19 octobre

Je pensais dire que la progression logique pour ces premiers encastrements me semblait être : d’abord le rond (de très loin le plus facile), puis le carré, puis le triangle équilatéral. Et s’il y avait eu un rectangle, il serait arrivé ensuite.
Et j’aurai pu expliquer que selon moi, plus il faut tourner la forme pour arriver au même visuel (le carré tourné de 90 degrés sera à nouveau le même carré visuellement, alors qu’il faudra 120 degrés pour le triangle équilatéral et 180 pour le rectangle, 360 pour un trapèze, etc.), plus la pièce est difficile à mettre pour un bébé.

Et alors que je proposais à Lys l’encastrement des 3 formes (grand succès quelques jours, vite délaissé au profit de la maison de forme Berchet), la voilà qui d’un coup a compris le truc et s’est mise à encastrer, encastrer, encastrer : cylindres en plastiques, cubes creux en carton, bonshommes de formes, que j’aurais imaginé trop difficiles à encastrer à son âge! p1010570.jpg
25 octobre
Je dois dire que j’ai été impressionnée par le développement de sa motricité fine. Elle parvient par exemple à manger son yaourt presque correctement ou à empiler 4 ou 5 cubes.
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Pour le plaisir ! 24 octobre

On a beau observer l’enfant, essayer de lui proposer des choses qui soient dans ses centres d’intérêt, mettre à sa disposition du matériel correspondant à son niveau de développement, il nous arrive d’être surpris parfois devant la vitesse à laquelle certaines étapes sont survolées.

J’ai souvent eu le problème avec Pomme. Je l’observe et tâche de lui présenter les activités adéquates. En quelques manipulations, elle les maitrise et ne s’y intéresse plus. J’ai alors l’impression de lui avoir proposé l’activité trop tard.
Et ça m’amuse d’entendre des personnes extérieures me dire que je la pousse ou la stimule trop alors qu’au quotidien, j’ai plutôt l’impression de lui courir après!

Et ces jours ci, j’ai ce même sentiment avec Lys. Mais bien évidemment, c’est avant tout un sentiment de satisfaction de la voir si bien grandir qui prime!

http://www.dailymotion.com/video/xfho52
vidéo faite par son papa, en mon absence, et il est  tout aussi gaga que moi! Pour voir la vidéo dans le bon sens… tournez votre écran?:D



Lys et les feutres
25 octobre, 2010, 14:44
Classé dans : 12-18 mois,6-12 mois,Motricite fine

Ca n’est pas très montessorien mais à la maison, nous avons des feutres.
Des gros feutres à l’eau, faciles à tenir, partant à la machine.
Pomme ne s’en sert pas beaucoup. Elle dessine assez peu et ne semble pas du tout attirée par cet outil.

Lys, par contre, avait bien repéré le pot de feutres!
Sa persévérance à mettre et enlever la cuillère de la tasse m’ont guidée vers cette nouvelle activité qui peut l’occuper pendant de longues minutes : mettre les feutres dans le pot. Tout simplement.

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Et c’est son papa qui lui a montré l’activité qui depuis la passionne : mettre et enlever le bouchon!
Les doigts se colorent au passage, mais le spectacle de la concentration intense de ce si petit bébé en vaut la peine! Cependant, je guide son choix vers des couleurs claires… Car si c’est son papa qui a eu cette ingénieuse idée, c’est moi qui lave le linge à la maison!
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Musique

Lys (11 mois) s’est découvert une nouvelle passion pour la musique!
Hochet à grelots et xylophone carillon sont désormais ses occupations favorites (avec un jeu d’encastrement dont je tâcherai de parler dans les jours à venir).
Ne m’en veuillez pas de ne mettre que l’image!

musiquesmall.jpg

D’un regard bienveillant (et surtout d’une oreille patiente), je l’observe manipuler ces jouets musicaux.

C’est à table, alors qu’elle tapait joyeusement contre son assiette avec ses couverts que j’ai eu l’intuition que le xylophone carillon allait lui plaire!
Cependant, les couverts n’étant pas conçus pour cet usage et mes oreilles pour supporter ces bruits, je lui ai expliqué que ça n’était pas possible.
Le mouvement est le même qu’avec la baguette du  xylophone carillon, ma réaction différente… Mais je suis certaine qu’elle saisit très bien la différence!



Do you speak english?

Parce que moi, pas bien du tout!
Et pour avoir vécu à l’étranger (dans un pays pourtant non anglophone), je saisis l’importance de la maitrise de cette langue.

J’ai donc fait de l’apprentissage de l’anglais un impératif pour les filles, même si j’ai hésité avec d’autres langues. En effet, une fois qu’on parle anglais, les autres langues paraissent moins… enfin comment dire… on s’en satisfait…
Apprendre le breton, l’allemand ou le créole est pourtant très enrichissant, tant culturellement que sur l’aspect développemental.
Mais c’est avec le chinois que la balance a eu le plus de mal à pencher!

Le bilinguisme, ou tri- même, est une donnée que je connaissais mal et que j’ai eu la chance de découvrir mieux lors de ces deux années loin de la France.
J’ai pu observer les progrès quotidiens des enfants en anglais lors de leur première année dans une classe bilingue franco-anglaise. Et donnant des cours de français ou de remédiation scolaire dans des familles là-bas, j’ai découvert avec émerveillement que tous ces enfants ou presque maitrisaient deux langues ou plus.
Une maman allemande, mariée à un français, scolarisait ses filles dans une école américaine. Elle m’avait contactée pour donner des cours de français écrit à ses ainées et apprendre à lire en français à sa plus jeune fille de 6 ans. Les filles maitrisaient à la perfection ces trois langues à l’oral, sans aucune confusion, communiquant entre elles essentiellement en anglais, sauf lorsque j’organisais des activités de « groupe » où nécessairement, elles communiquaient en français.
Elles avaient un vocabulaire riche et précis, bien que le français soit la langue dans laquelle elles étaient le moins à l’aise!!!
Elles le lisaient avec hésitation, notamment pour les « ent » de fin de verbes et l’écrivaient en phonétique…
A ma question : »dans quelle langue pensez-vous dans votre tête? », la réponse, hésitante, fut finalement l’anglais. Même si l’allemand ou le français pouvaient leur venir parfois, selon les situations…
Tout cela leur était naturel, elles avaient appris ces langues sans aucune contrainte, de la même manière que l’enfant apprend sa langue maternelle. Le contexte particulier de cette famille m’avait fascinée.

Les langues, quelles qu’elles soient, sont la faiblesse de notre projet d’instruction en famille.
Déjà parce qu’avec mon niveau, les filles n’iraient pas loin! Mais même si je parlais anglais correctement (ou couramment, rêvons un peu!), il est plus cohérent que chaque langue ait des référents distincts et idéalement, que ce soit leur langue maternelle.

A l’âge des filles, être confrontées à une langue étrangère  n’est pas aussi déstabilisant que pour un adulte. Les enfants petits se prêtent au jeu, entrent plus facilement en communication.
L’enfant exposé à une langue étrangère pendant sa période sensible au langage l’apprendra beaucoup plus facilement.
De plus, le bébé tout petit est capable de produire TOUS les phonèmes existants. Les premiers sons produits par les bébés sont les mêmes dans tous les pays. Petit à petit, non exposé à certains phonèmes, l’enfant les oublie quand il maitrise de mieux en mieux ceux de sa propre langue. Et adulte, il est des sons que nous n’avons plus la capacité de produire. Pour ma part, je suis bien en peine de rouler des « R » en espagnol!
Bref, pour parler facilement, naturellement et sans accent une langue étrangère, le mieux est d’y être exposé dès le plus jeune âge.

C’est donc un bain de langage en anglais (bien limité) que je propose à mes filles, et surtout à Pomme.
Dans la voiture (soit une fois par semaine!), Pomme réclame systématiquement le cd de comptines en anglais.
Les rares dessins animés sont en anglais. Une à 2 fois par semaine. Lys apprécie beaucoup aussi, et malgré son jeune âge, je la laisse regarder également.
Mais l’anglais étant avant tout une langue, donc un outil de communication, il était indispensable que je trouve une personne pouvant venir communiquer en anglais!
Depuis peu, une jeune fille vient jouer pendant une heure (par semaine) avec Pomme.
Le but n’est pas d’en faire une enfant bilingue! Il n’y a donc aucune pression, aucune obligation de résultat. Ma seule demande : que ma Pomme timide passe un bon moment!
Bien que nous soyons encore en rodage, j’ai l’impression d’avoir trouvé la perle que je cherchais : une jeune fille connaissant bien les enfants et soucieuse de bien faire. Tellement, que j’ai du ce matin lui demander de prévoir d’en faire moins, c’était trop pour ma Pomme!
Concrètement, elle lui lit des histoires (l’incontournable Spot, des livres trouvés à la bibliothèque de mon quartier – et qui ne sortent jamais, regrettait la bibliothécaire !-, par la suite elle pourra utiliser « From Head to Toe« , véritable mine d’or!), joue avec les fruits et légumes en plastique, les puzzles, les playmobils, etc.
Ce matin, elle a surtout insisté sur les couleurs et nous avons convenu que je préparerais de la peinture pour la prochaine fois. Elles pourront aussi cuisiner ensemble et pourquoi pas faire des courses, habiller les poupées ou jouer à la dinette. Bref, rien de plus que ce que je fais régulièrement avec ma fille…si ce n’est l’anglais…

anglaismedium.jpg

 



Sécurité

Lit à barreaux.
Siège auto.
Transat.
Poussette.
Chaise haute.
Parc.
Barrière de sécurité.
Bloque-fenêtre, tiroirs, porte…

Grâce à tout ces accessoires, l’enfant ne pourra pas se blesser. Ni expérimenter son corps, explorer l’espace, apprendre à coordonner ses membres pour se déplacer.
Grâce à tout ces accessoires, le besoin de surveillance est réduit. Au point qu’on en oublie qu’il ne faut pas laisser un bébé seul dans une pièce dans une chaise haute. Et si par malheur il tombe, c’est le constructeur qui est incriminé, et certainement pas le défaut de surveillance! Elle était pourtant aux normes, cette chaise, avec son harnais 5 points!
Grâce à tout ces accessoires, l’enfant est canalisé. Plus besoin de poser des limites!

Beaucoup de bébés passent une partie de leur journée attachés. Et quand ils ne le sont pas, par ces harnais bloquant tout leur buste, ils sont derrière des barreaux.
Rien n’est plus important pour obtenir un agrément d’assistante maternelle que la sécurité. Qui prime sur l’épanouissement.

Même les jeux d’éveil comme les tricycles, camions-porteurs, trotteurs, sauteurs, cheval à bascule ou balancelles ont de quoi attacher l’enfant. Mais s’il n’a pas la possibilité de tenir seul sur un tricycle, quel intérêt de l’y attacher pour qu’il tienne dessus?

Tout cela m’apparait maintenant comme une évidence : il me serait insupportable d’être ainsi bridée, attachée ou enfermée.
Malgré les consignes sécuritaires des PMI, le message véhiculé par notre société de consommation et les habitudes que j’ai prises, je tâche de supprimer ce qui peut être une entrave au mouvement.
Au début, je pensais qu’il faudrait que je redouble de prudence et que je surveille bien davantage. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que souvent, l’enfant ne se met pas en danger : il inhibe lui-même son mouvement!
Une fois de plus, je me dis que mes filles sont sans doute exceptionnellement faciles et posées, que j’ai de la chance et que mon expérience serait peut-être différente avec un enfant plus remuant.
Mais je ne peux m’empêcher de me demander qui de la poule et l’oeuf…

Cela n’exclut pas pour autant l’importance d’être vigilant.
Alors que je souhaitais cuisiner tranquille, j’avais installé Lys dans sa chaise avec un morceau de pain, à la table qui était derrière moi. Lys n’étant pas attachée et étant plutôt agile, je l’ai retrouvée en quelques secondes à quatre pattes  sur la table… Quelle drôle d’idée de l’avoir installée là, alors que j’étais absorbée par autre chose. Désormais, je déplace la chaise à côté de moi afin qu’elle puisse voir ce que je fais, et que je puisse voir ce qu’elle fait… Et si elle cherche à en sortir, je la sors et la pose au sol.

Le siège auto ne peut pas être supprimé. C’est obligatoire. Et pourtant, qu’il serait parfois moins dangereux d’avoir le bébé dans une écharpe de portage en étant nous même attachée, plutôt que d’avoir un bébé ne supportant pas les trajets en voiture et hurlant le plus fort possible, risquant ainsi de faire perdre patience au conducteur qui se déconcentre de la route. (Je précise évidemement que je ne suis pas le conducteur!)
Mais nous ne sommes pas autorisés à peser nous même les pour et contre sécuritaires dans ces cas-là.

Les tables à langer échappent à la règle du tout sécuritaire. Je m’étonne qu’elles ne soient pas munies de ceintures de sécurité pour pouvoir changer la couche de l’enfant sans que celui-ci ne puisse se tourner. Et je suis malheureusement certaine que ça arrivera dans un avenir proche.

Quoi qu’il en soit, libérée de ces accessoires, mes yeux ne quittent plus mes enfants. Et grandir sous un regard bienveillant est sans doute 1000 fois plus sécurisant que l’ensemble de ces gadgets…



Langage
21 septembre, 2010, 16:42
Classé dans : 12-18 mois,18-24 mois,2-3 ans,6-12 mois,Au jour le jour,langage,Mes enfants

Je suis fascinée de voir (ou plutôt d’entendre) la vitesse à laquelle les enfants progressent en langage entre l’âge de Lys -10 mois- et celui de Pomme -2 ans et demi-.

Il y a quelques mois (une vingtaine… déjà…) après avoir babababababiller à n’en plus finir, Pomme a commencé à assembler des petites syllabes pour former des mots. C’était tout simplement magique!
Puis sont venus les assemblages de mots, sans syntaxe particulière.
Puis les verbes, les adjectifs, les pronoms.
Les phrases ont pris forme. Se sont allongées.
Les mots ont commencé à s’accorder entre eux.
Aujourd’hui, les questions sont fréquentes. Dans des domaines variés. « Quand j’étais petite, Lys était grande? » ; « On est quel jour? Il est quelle heure? » ; « Il mesure combien le pied? Quarante? », etc.
Je me demande bien ce qu’elle met derrière ces notions de temps et de quantité !
Les verbes sont de mieux en mieux conjugués, au passé (composé), à l’imparfait quasi parfait, au futur…
Les possessifs n’ont plus de secrets pour elle, les derrière/sous/à côté/etc. sont utilisés à la perfection, le vocabulaire est de plus en plus précis. Il me semble avoir lu qu’entre 2 et 3 ans, les enfants apprenaient un mot par heure en moyenne!
J’aime l’entendre. J’aime l’écouter.

J’aime sa voix, ses intonations, son langage posé, son humour.
En ce moment, elle joue à inverser.
« Ca (en montrant sa tasse de lait), c’est du café! Et ça (montrant mon café), c’est du lait! » Et durant tout le petit déjeuner : « Il est bon ton lait maman? Mmmm, il est bon mon café! »
Dimanche, elle avait décidé qu’elle s’appelait Lys, que Lys s’appelait Pomme, que Papa s’appelait Maman et que Maman s’appelait Papa. Nous avons joué le jeu, amusés par sa concentration pour ne pas se tromper.

J’aime la manière dont elle découpe les mots.
Comme ce jour, il y a quelques semaines, où elle demandait à son père (qui avait mal au dos) : « Ils sont où tes dicaments? »

Qu’il est doux ce temps où les erreurs nous émerveillent et nous font sourire.
Où la logique enfantine réinvente la langue : « Tu peux me taider maman? »

Et comme tous les parents d’enfants du même âge, je me dis qu’il faut absolument que je note tout ça!

Je me réjouis d’avance en réalisant que Lys entre dans cette période! A son tour, elle m’enchante par ses prémices de communication!
Et la grande nouveauté, ce sont les magnifiques échanges entre les deux soeurs! Un plaisir à observer!

 


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