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Premier pas vers le monde de l’IEF (instruction en famille)
29 novembre, 2010, 22:36
Classé dans : Ecole a la maison

Je parle de l’école à la maison, je vois septembre 2011 approcher, et je sais que cette année, le moment est venu de me rapprocher doucement de cet univers particulier des familles pratiquant l’IEF afin de me conforter dans ma décision, de m’aider à franchir ce cap.

Ca n’est pas comme l’AAD. C’est plus difficile. Accoucher chez soi, on ne le dit pas à tout le monde (une grande partie de ma famille l’ignorait), on en parle après, une fois que c’est fait. C’est déjà du passé quand on l’évoque, et personne ne peut plus tenter de nous faire changer d’avis, nous transmettre des craintes et des doutes.
L’IEF, c’est un choix qu’il faudra assumer au quotidien. Et j’ai du mal dans la vraie vie à affirmer mes idées! C’est tellement plus facile sur ce blog!

Bref, je reviens au sujet, pas d’impatience!

Inscrite sur un forum depuis quelques temps, je découvre qu’il y a dans ma région des sorties organisées, des rencontres, des ateliers.
Et justement, une maman cherchait à organiser un atelier d’anglais qui correspondait précisément à ce que j’avais cherché pour Pomme, sans succès. D’autant plus que la perle dont j’avais parlé dans un précédent billet nous a lâché sans prévenir…

Alors je me suis lancée. A tel point que j’ai même proposé d’accueillir le groupe chez moi! Et c’est le lieu qui fut retenu!
Sont donc arrivés au milieu de mes cartons 4 familles IEF ce qui, avec nous, faisait 11 enfants et 6 adultes.

Captivés par l’extraordinaire animatrice anglophone (je n’aime pas le terme « prof » car le but ici est plus un éveil à l’anglais qu’un cours), les enfants se sont présentés, ont fait « a cat » avec de la pâte à modeler, appris les noms des couleurs, fait une puzzle tous ensemble, mimé des comptines, etc.
Pendant 1h30, avec une pause gourmande, mon salon s’est transformé en lieu de vie, assez représentatif de ce que j’imagine de l’instruction en famille : des enfants libres d’apprendre, à leur rythme, sans pression ; certains quittant par moment le groupe pour y revenir par la suite.

Côté découverte, je savais que ça ne serait pas le moment de papoter avec les parents présents pour connaitre les raisons de leurs choix, la manière dont ils fonctionnent, dont ils gèrent un quotidien très atypique. Nous étions là pour l’atelier d’anglais et j’aurai l’occasion d’en savoir plus très prochainement puisque vendredi, nous allons à une rencontre dont le but est essentiellement les échanges entre parents et enfants.

Alors bien sur, mes puces n’étant pas encore en âge scolaire, elles seront les plus jeunes. La plupart des familles ont fait l’expérience de l’école avant de choisir la non-sco. J’ai l’impression d’y aller en observatrice un peu curieuse et j’espère réussir à trouver une petite place. De ce que j’en ai vu, je n’ai pas trop d’inquiétude, je serai bien accueillie !



E122, ou comment une coccinelle peut perturber l’attention des enfants!
25 novembre, 2010, 16:06
Classé dans : Regard sur la societe,Vie quotidienne

Je les voyais sur des blogs, sur des forums. J’avais déjà testé avec une tortue (1 an de Pomme) et un lapin (2 ans).
J’avais décidé d’aller plus loin pour le premier anniversaire de Lys. J’ai eu envie de lui faire un gâteau rigolo et j’ai jeté mon dévolu sur une petite coccinelle.

Parmi les ingrédients, il en est un que je n’avais jamais utilisé : les colorants alimentaires.
Je les savais chimiques de synthèse, je les devinais pas très bons pour la santé, mais on en consomme régulièrement car ils sont présents dans l’alimentation industrielle (essentiellement dans les conserves, les confiseries, les boissons, mais aussi dans la charcuterie -pour rendre le jambon plus conforme à l’image rose qu’on en a…-, les fruits et légumes, les matières grasses et le sucre.)
Bref, je ne me suis pas méfiée.

Me voilà donc avec ces petits flacons grâce auxquels ma pâte d’amande sera rouge et non blanche.

Arrivée à la maison, je me mets au travail.
Quel plaisir la pâtisserie!
J’aime cuisiner avec les filles mais j’aime aussi cuisiner seule, au calme en profitant des siestes, surtout lorsqu’il s’agit d’une surprise pour un anniversaire…
Au moment de colorer ma pâte d’amande, je lis machinalement ce qui est écrit en petit au dos.
Et là… stupeur…

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Je file sur le net vérifier ce que je n’arrive pas à croire.
Horreur! Le E122, le colorant dont j’ai besoin, est bien l’un des nombreux additifs alimentaires à éviter…
Bien sur, il y a pire… le colorant rouge E123 par exemple, reconnu comme cancérigène et allergène, interdit en France mais autorisé dans le caviar!!!
J’apprends également qu’en l’absence de rigueur scientifique dans les études, l’EFSA n’applique pas le principe de précaution !
Je lis aussi que des études montrent une diminution des problèmes de discipline et une amélioration des résultats scolaires lorsque les ingrédients artificiels sont supprimés des cantines scolaires…
Tout ça, je le savais mais ne voulait pas l’entendre. Il a fallu que ça soit écrit noir sur blanc directement sur l’emballage pour que j’en prenne conscience.
Encore un argument pour apprendre à manger plus sainement…

En attendant, je fais quoi de cette coccinelle???
Je décide de la finir mais aucun de nous n’a goûté à la pâte d’amande et à la noix de coco colorées.
Nous nous sommes contenté de manger l’intérieur et les parties en chocolat, et c’était délicieux !

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1 an…
18 novembre, 2010, 17:01
Classé dans : Mes enfants

Aujourd’hui, j’avais envie d’écrire un super message, racontant cette année magnifique que mon bébé m’a fait vivre, retraçant notre parcours depuis cette naissance magique que je n’aurais pas osé rêver si belle jusqu’à ce jour où une bougie plantée sur un gâteau ne manquera pas de m’arracher quelques larmes!

Et puis… page blanche… seule l’émotion est bien présente, et se traduit par des sourires béats devant mon écran, impartageables sur ce blog…

Alors je me contenterai d’écrire simplement :

Bon anniversaire mon bébé! Et merci d’être ce que tu es!

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Motricité libre
16 novembre, 2010, 16:15
Classé dans : 0-6 mois,12-18 mois,6-12 mois,Motricite globale

C’est Agnès qui m’en avait parlé dans un commentaire il y a quelques mois, et sans le savoir, en me conseillant ce livre, elle m’a ouvert un nouvel horizon.

Ce concept de motricité libre a été développé par la pédiatre Emmi Pikler, responsable de la crèche de Loczy au début des années 50.
Comme dans la pédagogie Montessori, Emmi Pikler a commencé par observer les enfants pour mieux comprendre leurs besoins.
Ses travaux sont très intéressants et ne parlent pas seulement de la motricité libre qui n’est que l’un des éléments de son approche. Elle insiste également sur la qualité des soins, donnés par une seule nurse, sur la verbalisation et, comme Montessori, sur le libre choix des activités. Je n’évoquerai pas tout ça dans cet article mais je vous invite à découvrir le site de l’association Pikler-Loczy.

Mais la motricité libre, c’est quoi?

C’est tout simplement laisser le bébé libre de ses mouvements.
Dans un premier temps, ça semble évident. On a l’impression qu’on le fait toutes! On n’emmaillote plus les bébés, on ne les attache pas toute la journée (sauf en voiture, dans leur chaise haute, dans leur transat, etc.), ils peuvent bouger comme ils le souhaitent.

Alors résumons ce concept autrement : c’est ne pas mettre bébé dans une position qu’il ne peut pas prendre lui-même.
Et là, tout de suite, on se sent soit un peu coupable (enfin moi du moins! combien de fois ai-je assis Pomme avec un coussin derrière elle sous pretexte qu’elle tenait assise, la redressant quand elle tombait…) soit un peu perplexe (en quoi n’est ce pas bon d’asseoir un enfant qui tient assis???).
Et c’est précisément là que j’ai fait une découverte, qui aurait pourtant dû me sauter aux yeux!

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Pomme, 5 mois et demi

Ainsi assise, Pomme ne pouvait pas se déplacer librement. Elle était tout simplement bloquée.
Comment tenter de ramper, comment prendre conscience de ses membres et apprendre à les coordonner pour se mouvoir? Elle jouait quelques minutes avec les jeux qui étaient à portée de main, mais c’est la petite balle, là, à quelques centimètres, un peu plus loin, qui l’intéressait. Elle se laissait choir alors, afin de pouvoir y accéder. Et je m’empressais de la rasseoir, pensantque sa chute était involontaire! Mécontente, elle râlait. Je la prenais alors dans mes bras, me disant que décidément, elle ne restait pas longtemps tranquille à jouer…
Certains enfants, mis en position assise avant de savoir s’y mettre seuls, se mettent à avancer sur les fesses, et ne passent ainsi pas par l’étape du 4 pattes pourtant très importante.

Mais revenons à Pomme.
A 8 mois, la voilà mobile. Elle passe de assise aux 4 pattes en se laissant glisser et part en exploration dans l’appartement.
Dans le même temps, elle cherche à se mettre debout.
Moment idéal selon moi (à l’époque! depuis j’ai changé d’avis ;) ) pour investir dans un parc. Un joli parc en bois dans lequel elle pourra apprendre à se mettre debout et surtout sera en sécurité!
Raté pour la sécurité, l’exploratrice en herbe déteste se sentir enfermée, et bien vite, j’ouvre son espace en retirant un côté.
Je continue cependant à l’encourager à se lever. Mais la barre horizontale est haute, et ainsi dressée dans son parc ouvert, elle ne parvient pas à repasser en position assise sans se laisser tomber. Pendant 3 mois, elle se laissera donc chuter en arrière pour se rasseoir.
Et je continue de l’encourager vers la marche. Je passe 4 mois le dos courbé pour la faire marcher en la tenant des deux mains. Elle aime beaucoup ça mais n’ose nullement se lâcher seule, tout simplement parce qu’elle n’est pas prête. Enceinte de Lys, l’exercice est fatigant. Et enfin, un beau jour, à 15 mois et demi, elle se lance! Youpi! Ma fille marche!

Avec Lys, j’agis très différemment.
Je n’ai quasiment pas utilisé le transat dans lequel l’enfant ne peut pas se retourner. J’ai préféré la poser sur une couette,  au sol, entourée de jouets qu’elle pouvait librement tenter d’attraper.
Je ne l’ai pas installée assise (sauf une fois ou deux pour voir si elle tenait, et elle tenait TRES tôt!). Elle a donc du se débrouiller seule pour accéder à cette position. Ce qu’elle fit vers 7 mois, avant même de marcher à 4 pattes. Et aujourd’hui, je la trouve très à l’aise dans l’espace. Aucun retard dans les acquisitions que je n’ai nullement encouragées.
Elle se met debout, longe les meubles, se rassoit, s’installe elle même sur le cheval à bascule et en descend ; mais si on essaye de lui tenir les mains pour « la faire marcher », elle plie les jambes. Quelle drôle d’idée de vouloir marcher ainsi les bras en l’air?
Depuis quelques jours, elle se lâche et teste son équilibre. On sent que les premiers pas ne sont pas loin, même s’ils peuvent n’arriver que dans quelques mois. Elle avancera quand elle sera prête.
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Elle tombe parfois, mais nettement moins souvent que Pomme au même âge, et je n’ai aucune crainte de la laisser seule dans une pièce. Si je la retrouve souvent à genoux sur la petite chaise, c’est qu’elle sait parfaitement y monter et en descendre. Elle ne se met jamais en danger.

http://www.dailymotion.com/video/xfjdgk

La lecture du livre précédemment cité m’a également permis de mettre en place des espaces où Lys a pu exercer sa motricité sans entrave et m’a conforté dans l’idée que décidément, les trotteurs ou même les pousseurs ne sont pas du tout indispensables, voire sont même néfastes, au développement harmonieux de la motricité.

Un grand merci à Agnès pour ce conseil de lecture!

 



Désencombrement
14 novembre, 2010, 21:22
Classé dans : Au jour le jour

Quelle étrange expérience que ce que nous vivons en ces préparatifs de déménagement!

Nous avions bien préparé, bien anticipé (merci à mon mari, car ça n’est pas du tout dans mes habitudes) et aujourd’hui, tout est  prêt. Ne reste que ce qui doit attendre le dernier jour pour être emballé:
-un fond de vaisselle et de nourriture ;
-des vêtements (uniquement ceux de saison, et déjà dans des valises, prêtes à être emportées) et affaires de toilette ;
-quelques jouets (que Pomme et Lys mettront dans des cartons le jour J) ;
-le canapé, la table de cuisine et les chaises ;
-nos lits ;
-l’aspirateur et quelques produits d’entretien ;
-nos ordinateurs…

Et il me semble que c’est tout.

Et pourtant, nous vivons comme s’il n’y avait pas une pièce entière (qui fut jadis notre salle de jeux) pleine de cartons et de meubles démontés.
Nous vivons sans aucune impression de manque.
Nous avons même plus d’espace, nous nous sentons moins encombré, plus légers.
Alors bien sur, si on devait rester ainsi plusieurs mois, il y aurait quelques livres qui nous manqueraient, nous ne pourrions pas recevoir correctement à diner, cuisiner serait parfois compliqué, mais tout de même!
C’est fou de se dire que rien de ce qui est dans ces cartons n’est indispensable!



Travail à la chaine
10 novembre, 2010, 13:04
Classé dans : 12-18 mois,18-24 mois,2-3 ans,3-5 ans,Vie quotidienne

Ou comment transformer la corvée de patates en moment de pur plaisir!

Maman à l’épluchage, Pomme au découpage, Lys au transvasement!

Plus long, plus « sportif » (car il faut rester vigilant à chaque minute), c’est pourtant nettement plus plaisant pour tout le monde!

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Vous avez du courrier!
9 novembre, 2010, 14:59
Classé dans : 2-3 ans,3-5 ans,Au jour le jour,Vie quotidienne

Il est essentiel à nos yeux que nos filles aient des liens avec leurs grands-parents, oncles et tantes, cousins et cousines, parrains et marraines. Personne n’habite dans notre région. Et il n’est pas facile pour Pomme de s’y retrouver, d’autant que nous sommes tous les deux issus de fratries nombreuses.
Nous lui montrons régulièrement des photos, nous avons souvent nos proches au téléphone mais cela reste bien difficile pour elle.

Pour rendre plus concret le lien, Pomme envoie désormais de temps en temps du courrier. Et il arrive même qu’on lui réponde!
Elle choisit d’abord la personne à qui elle veut écrire. Il faudra que je lui fasse une page spéciale avec les photos et noms de chacun. Après le déménagement!
Pendant qu’elle dessine écrit, je note l’adresse. Là aussi, je pourrais rendre les choses plus accessibles en imprimant les adresses sur des étiquettes associées aux photos.
Ensemble, nous plions le dessin la lettre et la glissons dans l’enveloppe. Pomme colle le timbre et c’est parti pour une petit promenade.
Grand chance : un petit muret juste sous la boite aux lettres permet à Pomme de poster elle même son courrier.

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Encastrements
2 novembre, 2010, 16:07
Classé dans : 12-18 mois,6-12 mois,Jouets,Materiel,Montessori,Motricite fine

J’avais l’intention de faire un beau billet parlant d’un matériel que je n’avais pas et que j’aurai aimé pouvoir proposer à Lys, 11 mois.
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Je pensais en profiter pour parler de l’importance de ne présenter qu’une seule difficulté en même temps, et du regret que j’avais de n’avoir qu’un puzzle de 3 formes impliquant 2 difficultés : l’encastrement ET la reconnaissance de formes.
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19 octobre

Je pensais dire que la progression logique pour ces premiers encastrements me semblait être : d’abord le rond (de très loin le plus facile), puis le carré, puis le triangle équilatéral. Et s’il y avait eu un rectangle, il serait arrivé ensuite.
Et j’aurai pu expliquer que selon moi, plus il faut tourner la forme pour arriver au même visuel (le carré tourné de 90 degrés sera à nouveau le même carré visuellement, alors qu’il faudra 120 degrés pour le triangle équilatéral et 180 pour le rectangle, 360 pour un trapèze, etc.), plus la pièce est difficile à mettre pour un bébé.

Et alors que je proposais à Lys l’encastrement des 3 formes (grand succès quelques jours, vite délaissé au profit de la maison de forme Berchet), la voilà qui d’un coup a compris le truc et s’est mise à encastrer, encastrer, encastrer : cylindres en plastiques, cubes creux en carton, bonshommes de formes, que j’aurais imaginé trop difficiles à encastrer à son âge! p1010570.jpg
25 octobre
Je dois dire que j’ai été impressionnée par le développement de sa motricité fine. Elle parvient par exemple à manger son yaourt presque correctement ou à empiler 4 ou 5 cubes.
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Pour le plaisir ! 24 octobre

On a beau observer l’enfant, essayer de lui proposer des choses qui soient dans ses centres d’intérêt, mettre à sa disposition du matériel correspondant à son niveau de développement, il nous arrive d’être surpris parfois devant la vitesse à laquelle certaines étapes sont survolées.

J’ai souvent eu le problème avec Pomme. Je l’observe et tâche de lui présenter les activités adéquates. En quelques manipulations, elle les maitrise et ne s’y intéresse plus. J’ai alors l’impression de lui avoir proposé l’activité trop tard.
Et ça m’amuse d’entendre des personnes extérieures me dire que je la pousse ou la stimule trop alors qu’au quotidien, j’ai plutôt l’impression de lui courir après!

Et ces jours ci, j’ai ce même sentiment avec Lys. Mais bien évidemment, c’est avant tout un sentiment de satisfaction de la voir si bien grandir qui prime!

http://www.dailymotion.com/video/xfho52
vidéo faite par son papa, en mon absence, et il est  tout aussi gaga que moi! Pour voir la vidéo dans le bon sens… tournez votre écran?:D



Avoir le choix
1 novembre, 2010, 15:02
Classé dans : Regard sur la societe

Depuis quelques décennies, une révolution s’effectue au sein des familles.
Soutenues par des aides de plus en plus généreuses pour aider les foyers à faire garder leurs enfants, les femmes peuvent désormais, tant bien que mal, concilier maternité et travail.

Quel bond en avant! Quelle formidable évolution! Désormais, la femme moderne a le choix!
Le choix d’avoir des enfants ET une carrière.
Le choix d’interrompre un peu sa vie professionnelle et d’être aidée pour y retourner.
Crèches, assistantes maternelles, employées à domicile, école maternelle, vive la France.
Désormais la femme moderne a le choix…

Alors j’ai fait mon choix.
Et j’ai choisi
d’accompagner mes enfants dans leur quotidien et de les voir grandir ;
d’être présente et disponible lorsque mon mari rentre du travail ;
de renoncer à un salaire et à un confort de vie ;
l’insécurité car s’il arrive quelque chose à mon mari, il me sera difficile d’assumer le quotidien ;
de me mordre les doigts quand arrivera l’âge de la retraite ;
de n’avoir qu’une seule voiture dans notre foyer (et si on pouvait s’en passer…) ;
de ne pas exister socialement ;
d’utiliser le numéro de sécu de mon mari et la mutuelle de sa boite ;
de renoncer aux aides que je pourrais avoir pour faire garder mes enfants ;
d’être incomprise dans mon choix car justement, j’aurai pu concilier les 2! ;
de bien dormir quand les écoles, les cantines ou les crèches font grève ou quand il y a une épidémie de gastro ou varicelle ;
de ne pas pouvoir accéder à la propriété dans des quartiers corrects de l’agglomération où je vis ;
d’être vue comme une fainéante…

La plupart de mes amies ont fait le choix de travailler.
Elles ont choisi
de faire garder leurs enfants et ont souvent eu du mal à trouver le mode de garde idéal ;
d’être réveillée le matin par la douce sonnerie du réveil ;
de mettre en route une machine à 7h pour l’étendre à 20h ;
d’avoir une vie sociale, une carrière, un épanouissement personnel ;
de passer 1h30 par jour au volant ;
d’être propriétaire d’un petit pavillon en banlieue avec un petit jardin dans lequel il y a une jolie maisonnette en plastique coloré et un portique ;
de passer une partie de leurs soirée ou week-end à faire des tâches ménagères ;
de pouvoir s’offrir des petits plaisirs très souvent ;
de devoir prendre un jour pour garder un enfant malade ;
d’arrêter l’allaitement, parce que tirer son lait au boulot, c’est quand même galère (et je les comprends! chapeau à celles qui poursuivent malgré tout!) ;
d’être à l’abri en cas d’accident de la vie ;
de solliciter les grands-parents ou les copines l’été parce que la nounou prend 6 semaines de congés ;
d’espérer avoir une retraite, qui d’ici là, sera complète à 75 ans au mieux…;
de pouvoir bénéficier d’arrêt maladie, du droit de grève ou des 35 heures.

Des choix de vie différents, comportant des avantages et des inconvénients, qu’on aura soigneusement pesé avant de prendre sa décision.
Mais quel qu’il soit, ce choix sera difficile à assumer et il y aura toujours un moment où on aura une petite pointe de regret ou une grosse pointe de culpabilité.

Sauf que… beaucoup de femmes aujourd’hui n’ont plus le choix.
Avec une pression sociale de plus en plus forte, un coût de la vie de plus en plus élevé, travailler est désormais une norme à laquelle il est difficile d’échapper.
Car le véritable changement qui s’est effectué en quelques décennies, c’est qu’autrefois, il était possible de vivre correctement, de se loger, de se nourrir, avec un seul salaire. C’est aujourd’hui très difficile. Et demain, cela risque d’être complètement impossible.

Voilà donc ce bond en avant : nous sommes passés d’un choix donné aux femmes de pouvoir travailler tout en ayant des enfants à un non choix de s’arrêter de travailler le jour où les enfants arrivent.
Vive la France!

 


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