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Emploi du temps
30 septembre, 2010, 15:12
Classé dans : 3-5 ans,A fabriquer,Au jour le jour

Je l’évoquais ici, cette année, nous allons essayé de mettre en place des activités plus régulières pour Pomme.

Pomme parle beaucoup du temps qui passe, du jour qu’on est, de hier et demain (hier regroupant également ce qui s’est passé il y a plusieurs mois…). Elle conjugue bien au passé, au présent et au futur, utilise beaucoup les adverbes avant, après, mais les notions de jour, d’hier et de demain, de matin et d’après midi sont encore floues.

En juin, pour préparer le départ en vacances, j’avais hâtivement préparé un support avec les activités jour par jour et une petit fille qui avançait chaque matin. Le vendredi où nous partions, le train était représenté.
Depuis 3 mois, j’utilisais régulièrement ce support mais il était plus que perfectible.

30092010045.jpg
Sa forme imposait qu’en fin de semaine, le petit bonhomme retourne au début. J’ai souhaité réaliser un support qui permette de visualiser que le 1er jour de la semaine (ici le dimanche) était bien le lendemain du samedi. J’ai opté pour un mouvement circulaire mais Aude a apporté une autre solution : couper la semaine en deux! Je n’y avais pas pensé! Malgré tout, j’ai persisté dans mon choix, entre autre parce que je m’étais arraché les cheveux sur la version 2010 d’office que mon mari m’a si gentiment installée!
Pour vous simplifier la vie, la version de Aude est téléchargeable sur son blog!

Je n’avais rien mis en page, aucune couleur, aucun détail, préférant me laisser du temps pour y réfléchir.
Après une discussion avec une maman dont la fille est scolarisée à Steiner, j’ai décidé de donner à chaque jour une couleur et une activité phare.

J’ai choisi les couleurs primaires et secondaires et j’ai ajouté le blanc. J’ai distribué les couleurs dans un ordre qui n’a aucune autre logique que la mienne : blanc pour le dimanche, jaune pour le jeudi (ressemblance phonologique), vert pour le vendredi (idem), bleu pour le samedi (pour moi, le samedi ne peut être que bleu… ne cherchez pas pourquoi…), violet pour le lundi, rouge pour le mardi et orange pour le mercredi.

Côté présentations des activités, je suis encore en phase de recherche.
J’ai pour le moment choisi des images variées assez représentatives des activités que nous faisons.
Dans un premier temps, nous nous laisserons guider par les envies de Pomme, par la météo, par les besoins et envies du moment.
Après notre déménagement (prévu mi novembre), il y aura une activité fixe par jour, selon les horaires de la bibliothèque, les disponibilités de la prof d’anglais, etc.
Cela permet d’avoir une régularité dans les activités et cela facilite le repérage de l’enfant dans le temps. Pomme devait avoir 20 mois lorsqu’un matin, alors que je venais de lui dire : « Aujourd’hui, on est dimanche », elle me répondit à ma plus grande surprise : « voir Jésus et Marie »! Elle avait associé le dimanche à la messe et savait donc très bien ce qu’on allait faire. Depuis, elle a mémorisé le nom des jours de la semaine et sait quels jours « Papa travaille ». A noter cependant que les activités fixes ne nous prendront qu’une partie de la journée, et que Pomme et Lys pourront continuer de choisir spontanément ce qu’elles souhaitent faire (ou ne pas faire) le reste du temps !

Les journées sont divisés en 2 : matin et après midi.
Les moments clefs de la journée à savoir lever, petit déjeuner, déjeuner, sieste/repos, gouter, bain, diner, prière, coucher n’apparaissent pas sur cet emploi du temps de la semaine. Ils figureront sur l’horloge que je suis en train d’essayer de mettre en place mais mes compétences en informatique font que je n’arrive pas à faire ce que je souhaitais. Mais ça vient, ça vient!
Sur cette horloge, j’ai utilisé un dégradé de gris pour représenter l’avancée de la journée. Le matin est donc gris très clair, l’après midi un peu plus foncé. Sur le semainier, les fonds « matin » et « après midi » étaient supposés reprendre ce dégradé mais j’ai de gros soucis d’imprimante qui font que la couleur finale n’est pas la même que l’initiale! Je referai tout ça quand nous aurons une nouvelle imprimante, probablement après le déménagement! Grrr!
Et je remercie au passage ma maman qui a imprimé les pictogrammes pour me les envoyer par la poste! A l’ancienne!
Voilà donc ce que Pomme découvrira après sa sieste!

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Avouons le, mettre en place un tel emploi du temps n’est pas seulement bénéfique pour Pomme.
C’est même surtout moi qui en ait besoin !



J’exige l’obéissance
29 septembre, 2010, 16:43
Classé dans : 18-24 mois,2-3 ans,3-5 ans,Regard sur la societe

Lorsque je rencontre d’autres mamans soucieuses d’éduquer leurs enfants sans violence, il est un thème que j’évite, car en l’abordant, j’ai l’impression de prononcer un gros mot.

L’obéissance.

Et pour cause.
Souvent, l’obéissance est considérée comme un synonyme de soumission.
Les adeptes des pédagogies non-violentes préfèrent en général privilégier la piste de la coopération. On n’impose pas, on attend que l’enfant, de lui-même, accepte et agisse. Pour cela, il est nécessaire d’expliquer. Et de laisser le libre-arbitre de l’enfant décider. Cela peut durer longtemps, mais qu’importe. On discute, on explique, on parlemente. Et si l’enfant persiste à refuser, on ne le force pas. Il est dans son droit. Pas question de lui imposer quoi que ce soit…
Ou alors, on tolère l’obéissance à des règles fixées par l’enfant (ou le groupe d’enfant) lui même.

Pour moi, l’obéissance n’est ni une faiblesse, ni une entrave au libre-arbitre. C’est une vertu. Et une condition nécessaire au bon fonctionnement et à l’épanouissement de tous dans une famille nombreuse.
Elle est à mon sens synonyme de confiance.
Et l’enfant a naturellement confiance en ses parents pour le guider. A nous, parents, de ne pas briser cette confiance en n’exigeant pas de choses qui aillent à l’encontre du bienfait de l’enfant!
L’obéissance est donc davantage exigeante pour celui qui détient l’autorité car celle-ci doit être utilisée à bon escient. Et sans autoritarisme.

J’aime ces paroles du Roi qui parle au Petit Prince :
« - Si j’ordonnais à un général de voler d’une fleur à l’autre à la façon d’un papillon, ou d’écrire une tragédie, ou de se changer en oiseau de mer, et si le général n’exécutait pas l’ordre reçu, qui, de lui ou de moi, serait dans son tort ?
- Ce serait vous, dit fermement le petit prince.
- Exact. Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner, reprit le roi. L’autorité repose d’abord sur la raison. Si tu ordonnes à ton peuple d’aller se jeter à la mer, il fera la révolution. J’ai le droit d’exiger l’obéissance parce que mes ordres sont raisonnables. »

Voilà donc ce qui me guide.
En théorie.

Mais je suis bien mal placée pour donner des conseils pratiques. Mes filles sont encore petites, je n’ai pas traversé de crises d’adolescence, je n’ai même pour le moment rencontré aucune vraie difficulté à me faire obéir! J’ai sans doute des filles très faciles…

Bon, rassurez vous, elles dorment mal la nuit, mangent peu. Pomme est épuisante d’imagination et d’énergie. Lys fait dent sur dent et mon « bébé sourire » est en ce moment d’une humeur massacrante! Bref, elles sont normales!
Et pourtant, les limites sont posées sans aucune difficulté…

En pratique, j’essaye d’appliquer les principes suivants :
-cohérence : ne pas tolérer de temps en temps une attitude et la réprimer dans d’autres situations ; ne pas contredire ce que le papa a dit quelques instants auparavant.
-affirmer mon autorité : ne pas me retrancher derrière l’absent : « Si tu ne fais pas ça, j’appelle ton père » ou « Papa va être fâché quand je vais lui dire » ; non, c’est bien à moi qu’elles doivent obéir.
-ne jamais utiliser les sentiments ou émotions : « je serai fachée/triste/déçue si tu n’écoutes pas », ne pas jouer sur la peur ou sur la culpabilité.
-éviter le chantage (et c’est tellement tentant!)
-ne pas hausser le ton. Fermement de veut pas dire en criant.
-ne pas entrer systématiquement dans la négociation : « On éteint les dessins animés! – Encore un peu… – Bon, encore un épisode… »
-prévenir avant/anticiper :  « tu peux encore faire une fois du toboggan et ensuite nous rentrons à la maison »ou pour reprendre l’exemple précédent : « Tu peux regarder encore un épisode et ensuite, on éteint »
-ne pas exiger l’obéissance trop souvent : la plupart du temps, les filles choisissent leurs activités, peuvent toucher à ce qui est à leur portée (à 2 ou 3 exeptions près), découvrent librement leur environnement. Les « non » sont rares et les ordres ciblés.

Et quand Pomme refuse ma demande, je lui explique qu’elle n’a pas le choix, tout en essayant toujours de comprendre ce qui peut motiver son refus.
Ca donne ça :
« -Pomme, mets tes chaussures on s’en va.
-Non!
-Je ne te demande pas ton avis, je te demande de mettre tes chaussures. » Et si nécessaire, je redis où nous allons, sans évoquer le fait qu’on va être en retard ou que telle personne va nous attendre si elle ne se dépêche pas.
Pour le moment (croisons les doigts), ça lui suffit…



Activités du moment pour bébé Lys
27 septembre, 2010, 15:44
Classé dans : 6-12 mois,Materiel,Montessori

Lys (10 mois) continue de jouer avec des objets simples, issus de notre quotidien.

Quelques bouchons dans une boite, et c’est parti, on vide, on remplit.
Enfin en théorie.
Elle aime vider la panière de linge, les tiroirs, les sacs à mains, mais la boite de bouchons n’a pas eu le succès espéré. Sans doute lui ai-je proposer trop tard? Voici quand même une petite photo prise tout à l’heure, à la fin des 2 petites minutes qu’a duré l’activité :
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Trouvé lors d’un vide-grenier ce week-end, voici un petit coquetier qui n’a pas fini d’amuser Lys. Nous avions dans la dinette des oeufs en plastique mais je vais acheter des oeufs en bois rapidement (en magasin de loisir créatif, j’espère trouver facilement)! Franc succès.
coquetiermedium.jpg

Son occupation favorite consiste à venir près de moi lorsque je bois le café avec des amies. Une fois que ma tasse est terminée, elle aime prendre la cuillère, la mettre dans la tasse, tourner, l’enlever, la mettre en bouche, la remettre dans la tasse, etc.
Mais pour cela, il m’a fallu préciser aux amies de passage qu’il n’était pas nécessaire de lui enlever la tasse des mains, cela semblant être un réflexe pour la plupart.
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Poudre aux yeux…
25 septembre, 2010, 18:29
Classé dans : Au jour le jour,Ecole a la maison

Cette fois ça y est. La demande est formulée clairement. Sans ambigüité.

« Je veux aller à l’école! »

Entendre sa demande…
ma fille veut aller à l’école…
notre projet d’instruction en famille serait il tué dans l’oeuf?…
d’où lui vient cette drôle d’idée?
comprendre sa demande…
que sait-elle de l’école?

Sourire. Positiver.
« Tu veux aller à l’école? Pour le moment, tu es un peu trop jeune. Quand tu seras un peu plus grande, on pourra l’envisager. Mais dis moi, pourquoi veux tu aller à l’école? »

« Pour faire du toboggan ».

Je souffle (et je me retiens d’éclater de rire…)
Notre projet est donc toujours d’actualités! Ouf!
Allons donc faire du toboggan. Ailleurs qu’à l’école.

Pomme associe donc l’école au toboggan (et non aux activités d’apprentissage, comme je le supposais dans un précédent article)
Je sais bien d’où vient cette association. Lorsque nous allons à la bibliothèque, nous longeons cette petite école maternelle, publique, avec son joli toboggan.

Voilà donc l’image que Pomme a dans la tête quand on parle de l’école :

18092010023.jpg
Le toboggan? Cherchez bien, tout au fond, entre les deux arbres, vers la droite…
Cette verdure? eh bien c’est la cour! Oui, c’est plutôt grand.
Et quand nous passons à côté, moi aussi, j’ai bien envie d’y aller, dans cette école!

Comment lui expliquer :
-que toutes les écoles ne sont pas comme ça…
-que l’école, c’est bien autre chose…
-que nous ne dépendons pas de ce secteur…

En tous cas, elle a une image positive de l’école! Et on ne pourra pas m’accuser de lui avoir mis des idées dans la tête!



Langage
21 septembre, 2010, 16:42
Classé dans : 12-18 mois,18-24 mois,2-3 ans,6-12 mois,Au jour le jour,langage,Mes enfants

Je suis fascinée de voir (ou plutôt d’entendre) la vitesse à laquelle les enfants progressent en langage entre l’âge de Lys -10 mois- et celui de Pomme -2 ans et demi-.

Il y a quelques mois (une vingtaine… déjà…) après avoir babababababiller à n’en plus finir, Pomme a commencé à assembler des petites syllabes pour former des mots. C’était tout simplement magique!
Puis sont venus les assemblages de mots, sans syntaxe particulière.
Puis les verbes, les adjectifs, les pronoms.
Les phrases ont pris forme. Se sont allongées.
Les mots ont commencé à s’accorder entre eux.
Aujourd’hui, les questions sont fréquentes. Dans des domaines variés. « Quand j’étais petite, Lys était grande? » ; « On est quel jour? Il est quelle heure? » ; « Il mesure combien le pied? Quarante? », etc.
Je me demande bien ce qu’elle met derrière ces notions de temps et de quantité !
Les verbes sont de mieux en mieux conjugués, au passé (composé), à l’imparfait quasi parfait, au futur…
Les possessifs n’ont plus de secrets pour elle, les derrière/sous/à côté/etc. sont utilisés à la perfection, le vocabulaire est de plus en plus précis. Il me semble avoir lu qu’entre 2 et 3 ans, les enfants apprenaient un mot par heure en moyenne!
J’aime l’entendre. J’aime l’écouter.

J’aime sa voix, ses intonations, son langage posé, son humour.
En ce moment, elle joue à inverser.
« Ca (en montrant sa tasse de lait), c’est du café! Et ça (montrant mon café), c’est du lait! » Et durant tout le petit déjeuner : « Il est bon ton lait maman? Mmmm, il est bon mon café! »
Dimanche, elle avait décidé qu’elle s’appelait Lys, que Lys s’appelait Pomme, que Papa s’appelait Maman et que Maman s’appelait Papa. Nous avons joué le jeu, amusés par sa concentration pour ne pas se tromper.

J’aime la manière dont elle découpe les mots.
Comme ce jour, il y a quelques semaines, où elle demandait à son père (qui avait mal au dos) : « Ils sont où tes dicaments? »

Qu’il est doux ce temps où les erreurs nous émerveillent et nous font sourire.
Où la logique enfantine réinvente la langue : « Tu peux me taider maman? »

Et comme tous les parents d’enfants du même âge, je me dis qu’il faut absolument que je note tout ça!

Je me réjouis d’avance en réalisant que Lys entre dans cette période! A son tour, elle m’enchante par ses prémices de communication!
Et la grande nouveauté, ce sont les magnifiques échanges entre les deux soeurs! Un plaisir à observer!

 



Comme maman!
20 septembre, 2010, 13:46
Classé dans : 2-3 ans,Au jour le jour

Aaaaaah les jeux d’imitation à cet âge!
Je porte Lys en manduca si souvent que Pomme passait son temps à chercher des systèmes pour coincer ses poupées dans ses hauts, les déformant au passage. Souvent, elle me demandait de l’aider à mettre l’écharpe. Sauf que l’écharpe (accessoirement une de mes étoles) étant un peu courte, cela ne tenait pas bien. Ou pas longtemps.

J’ai finalement eu pitié d’elle et ce matin, nous avons sorti quelques morceaux de tissus. Quelques coups de fer et d’aiguille plus loin, voilà ma Pomme radieuse de pouvoir faire « comme maman »!

chinadomedium.jpg

 



Censurer les livres pour enfants ?
17 septembre, 2010, 21:32
Classé dans : 2-3 ans,3-5 ans,livres,Regard sur la societe

Très souvent, trop souvent, au beau milieu d’un livre pour enfant d’apparence anodine, je tombe nez à nez avec un dessin, une phrase, qui heurte ma sensibilité d’adulte. Parfois, c’est l’histoire entière qui me laisse un sentiment de malaise.
Cela me met même parfois hors de moi.
Bien sur, sur le moment, je me contiens et ne laisse rien paraître ; mais j’ai du mal à « lâcher l’affaire » véritablement, à « passer à autre chose » comme me le demande patiemment mon mari…

Mais qu’ont en tête certains auteurs jeunesse?
Ou alors suis-je moi même une réac-ringarde-décalée qui a besoin de sacrément dépoussiérer ses méninges?

Bon, quand c’est Juliette qui joue avec son chat, lui fait bouffer des corn flakes, le fait danser, lui cours après quand il se sauve, je lis chaque page, et j’explique à Pomme en quoi Juliette n’est pas gentille avec son chat (qu’elle a reçu à son anniversaire… sans commentaire) et pourquoi il faut respecter les animaux.
Quand c’est Petit Ours Brun qui donne une sacrée fessée à sa poupée en lui disant « Méchante Poupée » car elle refuse de manger sa soupe, je dis qu’il ne faut pas taper, et je tourne vite la page… Je range définitivement le livre hors de portée. L’image reste pourtant gravée en moi. Marquante.
Il m’arrive aussi de changer le texte plutôt que de le lire tel quel et j’ai pu constater que mon mari avait modifié des mots en mettant du blanc et en réécrivant : il ne supporte pas l’utilisation abusive du « j’adore » que l’on trouve absolument partout!

Ce qui me marque aussi beaucoup, c’est la vulgarité.
Déjà omniprésente dans les livres des plus grands (elle garantie même le succès de Titeuf), elle fait son apparition dans les ouvrages destinés aux plus petits. J’ai pu en faire le constat hier à la bibliothèque lorsque, en lisant un livre à Pomme, je suis tombée sur cette page :
16092010021.jpg
Recherche faite en rentrant sur ledit livre, il est conseillé par l’éducation nationale… Formidable. Il n’y a plus qu’à dire Amen, alors?
Sur la même page, un style « texto », lui aussi très utilisé… Désastreux.

Mais je crois qu’il n’y a plus de limite dans la littérature enfantine. Qu’on peut tout dire, tout écrire.
Je l’ai compris il y a bien longtemps, en lisant un livre issu de la bibliothèque de la classe à un élève de moyenne section de maternelle (4 ans).
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Le texte, plus violent encore que l’image, utilisait les termes « trucidaient », » égorgeaient », « exécutaient », etc.

Alors maintenant, chers lecteurs, laissez-moi un commentaire pour me le dire, que j’ai tort de m’inquiéter!
Pour me le dire, que j’en fais trop! Que je dois évoluer!
Rassurez-moi en me disant que tout va bien et que je n’ai pas besoin de préserver mes filles de tout ça…
S’il vous-plait !



Résolutions de « rentrée »
14 septembre, 2010, 16:05
Classé dans : Au jour le jour

Pomme a deux ans et demi.
A son âge, les enfants du quartier entrent à l’école et se voient proposer des tas de nouveautés.

Pomme réclame, non l’école, mais de l’attention, des activités.
Souvent, elle veut faire du vélo. Souvent, ce n’est pas le moment.
Quand elle demande de la peinture et qu’il est temps de préparer le déjeuner, je refuse.
Elle veut aller sur l’ordinateur, comme maman, mais justement, j’y suis, alors ça n’est pas possible. Et puis ça n’est pas un jouet… soupir
Bref, en ce moment, ses demandes ne correspondent pas à mes propositions.
Parce que quand même, je lui propose des choses! Le matin, elle peut à souhait manipuler graines et eau dans les versés, construire la tour rose ou ouvrir et fermer des boutons, couper, coller, dessiner, etc. Toutes ces activités se font en autonomie, ce qui me permet de faire autre chose à proximité. Mais il faut que je me rende à l’évidence, cela fait des semaines que Pomme n’y touche plus beaucoup (sauf nouveauté, mais elle se lasse vite) et semble tourner en rond. Elle réclame que je m’occupe d’elle, que nous fassions plus d’activités ensemble.

Et moi, cela fait des semaines que je me dis que l’ordi prend trop de place et de temps dans mon quotidien, que je n’anticipe plus assez la préparation des repas (et donc je n’ai plus la disponibilité de laisser Pomme s’investir dans cette préparation), que je laisse trop la paresse envahir mon quotidien.

Bref, je crois que je ne suis pas la seule à sourire en voyant ce dessin, dans lequel je dois dire que je me retrouve en ce moment…
ordicasse.jpg
Je pense que dans tous les boulots, on peut connaitre des moments de désinvestissement.
Et qu’il faut réussir à se remotiver.
Il en est de même quand on est à la maison.

C’est donc ma résolution de rentrée : moins de pc, plus d’activités proposées aux filles.

Moins de pc, cela ne veut pas forcément dire moins de blog, puisque celui-ci n’est vraiment pas ce qui me prend le plus de temps. Il est un loisir pendant la sieste. Et j’aime bloguer.
Par contre, moins de lectures de forums, moins de participation sur ceux-ci, et surtout, j’arrête de passer du temps à la recherche de petites robes mignonnes sur ebay, de telle ou telle étagère sur le bon coin pour l’aménagement de notre futur appart (on a encore 2 bons mois!), de chercher la météo sur internet plutôt que de regarder par ma fenêtre, de rater le bus parce que j’aurai perdu du temps à trouver les horaires, d’idées de couture à n’en plus finir alors qu’en ce moment ma « 4patteuse » rend la couture impossible, etc. Bref, on se perd vite sur la toile!

Et plus d’activités.
Je me rends compte que j’ai besoin de rigueur. De me fixer un emploi du temps à suivre. Cela me motive, me structure. Un peu à l’image du « fly lady » qui me permet d’avoir un appart à peu près présentable.

Je pense donc que je vais rythmer nos semaines par des activités régulières auxquelles j’essaierai de me tenir, tout en restant souple et adaptable, bien sur.

La bibliothèque, par exemple. On y va déjà, surtout quand on a une date butoir pour rendre des livres… En gros, toutes les 3 semaines! Alors qu’elle est à côté de la maison et que les filles apprécient beaucoup cette sortie. Bref, toutes les semaines seraient une fréquence plus appropriée.

Pomme va probablement commencer l’anglais. Je pense avoir trouvé une personne qui viendra régulièrement (1h/semaine) jouer avec elle (dinette/mémory/loto), cuisiner (salade de fruits, par exemple), lui chanter des comptines, lui lire des histoires, le tout en anglais. Il n’est pas impossible que nous repartions un jour à l’étranger où ne pas parler anglais est un réel handicap! Alors, même si ça n’est pas une heure par semaine qui feront d’elles des enfants bilingues, cela nous semble important qu’elles puissent habituer leur oreille à cette langue, et pourquoi pas à terme connaitre quelques mots de vocabulaire. Le tout à un âge où cet apprentissage sera plus naturel.

Je vais peut être instaurer une activité « légumes ». Sous laquelle je peux proposer différentes choses : marché, épluchage et/ou cuisine, dégustation à l’aveugle ou reconnaissance de formes, et par la suite, nous envisageons de faire un petit potager de balcon.

Bien sur je continuerai à lui proposer des activités montessoriennes. Je sens que j’ai grandement besoin de me former davantage et je suis un peu dans l’impasse devant son refus actuel. C’est sans doute une période, ça reviendra.

Quand nous aurons emménagé, je pense lui installer un coin peinture qui soit près à servir. Ainsi, il sera plus facile d’en proposer régulièrement, sans avoir à tout sortir à chaque fois. Peut être que nous ferons aussi plus d’activités manuelles.

J’aimerai aussi instaurer mensuellement l’envoi d’un courrier, d’un dessin, d’une photo. A l’ancienne. Par la poste. Pomme voulait envoyer une carte postale en vacances à son parrain. Nos familles étant loin, c’est l’occasion de lui montrer l’importance d’entretenir des liens, de manière plus concrète que les courriers électroniques.

Peut être qu’un temps dans la semaine sera consacré aux soins du corps. Occasion de se coiffer mutuellement, de mieux apprendre à se brosser les dents ou les mains, de se parfumer, de se couper les ongles. Je ne suis pas un bon exemple pour elles de ce côté là. Je passe maximum 4 minutes dans la salle de bain le matin, ne me maquille jamais, ne prends pas assez de temps pour être coquette. Prendre soin de soi et de son corps est pourtant important.

Il va me falloir aussi me motiver à aller plus souvent au parc, à l’extérieur. Dans notre quartier actuel, les balançoires que Pomme appréciait tant ont brûlé en juillet. Les autres jeux sont loin. Notre futur appartement est situé à 10 minutes d’un grand parc dont j’espère pouvoir profiter régulièrement.

Voilà quelques idées. Je planche sur la mise en place. Probablement sous forme d’emploi du temps visuel avec des pictogrammes.
Nous allons commencer par une activité par jour maximum, à ne pas vivre comme une obligation mais plus comme une proposition.

Cette année sera pour moi un peu une année test.
Car dans un an commencera vraiment l’instruction en famille. Et je dois être sure que j’arriverai à tout gérer.



Une journée à la ferme
10 septembre, 2010, 22:13
Classé dans : 18-24 mois,2-3 ans,3-5 ans,Au jour le jour

Cela aurait du être le clou des vacances, une fin en beauté.
La météo en a décidé autrement…

Au téléphone, lors de la réservation, j’avais demandé si nous pourrions participer à la vie de la ferme, au travail auprès des animaux. « C’est exactement le principe! Si vous le souhaitez, bien sur, vous pourrez mettre la main à la pâte! ».

J’avais cherché une ferme essentiellement avec des petits animaux pour que les filles y trouvent un intérêt. A leur âge, les poules sont plus amusantes que les légumes.
Et j’avais été séduite par la ferme-auberge de Corsas, à Saint Victor.
Une ferme bio avec plusieurs espèces animales (poules, oies, pigeons, moutons, canards, chèvres, cochons), un potager, un verger.

A notre arrivée, le 6 au soir, nous avons pu aller à la rencontre des animaux dans les champs, accompagnés par le chien de la ferme.
Nous devions passer la journée du lendemain sur place et repartir le 8 au matin.
Seulement, le 7 septembre, après un début de vacances très ensoleillé, toute la région fut touchée par des précipitations exceptionnelles. Ayant anticiper ces fortes pluies, nos hôtes avaient travaillé davantage pendant les derniers beaux pour s’octroyer un jour de calme.
Bref, aucune activité prévue ce jour là. Il a fallut improviser pour occuper les filles jusqu’au repas des animaux à 17h30.
Nous avons pu alors faire le tour de l’exploitation (sous des trombes d’eau), voir comment étaient nourris poules et cochons, admirer le potager et le verger, en apprendre plus sur le projet de ce jeune couple dynamique reprenant l’exploitation.
Nous avons passé une excellente soirée autour d’un repas délicieux constitué exclusivement des produits de la ferme, pendant que dehors, l’orage tonnait.
Au petit matin, nous avons à nouveau parcouru le champ pour saluer les animaux, sous un grand soleil…
fermecorsasmedium.jpg

Pas de chance donc pour cette année, mais la formule nous a séduit!
Il est probable que l’an prochain nous choisissions de retourner en accueil paysan ou dans une ferme « bienvenue à la ferme », en espérant cette fois pouvoir pouvoir découvrir et participer aux travaux ruraux!



Randonner avec un âne
9 septembre, 2010, 16:27
Classé dans : 2-3 ans,3-5 ans,Au jour le jour

Lorsque j’ai rencontré mon mari, j’ai découvert la randonnée. Durant nos premières vacances, il m’a fait marcher!

En organisant notre semaine en Ardèche, soucieuse de trouver des activités qui pourraient plaire à tous, j’ai repensé à nos promenades en Bretagne Nord et j’ai cherché une solution pour se promener en famille. Pas évident, car à 2 ans et demi, le rythme est forcément différent de celui de l’adulte.

Nous avions la solution Manduca puisqu’une amie nous en prêtait un deuxième pour les vacances. Cela signifiait une puce chacun dans le dos. Faisable pour de petites promenades, mais pas pour une vraie marche pour laquelle il faut prévoir beaucoup d’eau, un pique-nique, de quoi changer une couche,  des chapeaux, de la crème solaire, etc. Le poids idéal d’un sac à dos (15 à 20% celui du porteur) est vite dépassé si on ajoute celui de Pomme!

Une solution a rapidement fait surface : l’âne de bât! Pouvant porter jusqu’à 40kg de bagages, il est le compagnon idéal de la famille randonneuse.
Nous en avons fait l’expérience grâce à Max qui a porté nos affaires et permis à Pomme de faire des pauses lorsqu’elle était fatiguée. Nous avions pris les deux portes bébés ce qui a permis à notre ainée de faire une sieste dans le dos de son papa qui n’avait qu’elle a porté.
Cette bien belle promenade (13 km environ) fut aussi l’occasion de faire découvrir à Pomme (et à Lys, bien qu’elle soit encore petite) l’importance de respecter l’animal et d’en prendre soin.
Le long du chemin, nous avons croisé vaches, moutons et poules, dégusté des mûres, vu de magnifiques paysages et apprécié la fraicheur de la forêt.
p1000993medium.jpg
Dans un premier temps, j’ai préféré tester la formule sur une journée en me disant que cela nous permettrait peut-être de l’envisager sur 2 ou 3 jours l’an prochain.
Bilan positif, mais les filles étaient peut-être un peu petites pour en profiter pleinement. C’est sans doute plus plaisant encore avec des enfants à partir de 4 ans environ.

Si vous passez en Ardèche du Nord, faites un tour par ici. Pensez juste à réserver longtemps à l’avance si vous souhaitez randonner en juillet-août car l’ânière est obligée de refuser du monde tant la formule semble plaire!


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