Bienvenue sur mon blog

Petit nouveau dans la blogosphère
31 août, 2010, 22:13
Classé dans : Liens

C’est tout nouveau, tout beau, et déjà très complet !
Ca parle de Montessori, d’activités d’un petit loup tout mimi et bientôt de celles de son petit frère tout neuf, né à la maison tout comme ma Lys.
Ca parle de l’oeuvre de Montessori dans un domaine méconnu, la transmission de la Foi.
Ca parle de choix éducatifs et de choix de vie.
C’est en français (bien que ça ne soit pas la langue maternelle de la maman qui écrit! alors je dis chapeau!)
Bref, c’est à lire ici : En terre d’enfance



Tri de formes, tri par taille
29 août, 2010, 22:17
Classé dans : 2-3 ans,Activites pre-mathematiques

Pomme a compris très jeune le concept de tri (avec un seul critère) mais l’a rapidement délaissé. J’en mettais de temps en temps à sa disposition sans que ça ne l’attire.

Identifiant bien les formes simples et étant fan de gommettes, je lui ai proposé il y a quelques jours un tri de formes.
Il s’agissait donc d’isoler l’une des caractéristiques de la gommette : sa forme et non sa couleur.
Aucune difficulté mais depuis, tous les jours, elle souhaite faire des gommettes… Et ce matériel n’est pas réutilisable!

Aujourd’hui, je lui ai proposé de trier des petits motifs en feutrine selon leur taille (grand/petit).
D’abord un seul motif (des petites et grandes étoiles de couleurs différentes) puis 2 (coeurs et étoiles).
Malgré une facilité apparente, Pomme a dit par deux fois « c’est difficile! » ; c’est la première fois que je l’entendais dire ça lors d’une activité.
La principale difficulté semblait être de rester concentrée sur les tailles et de ne pas trier par forme, coeurs d’un coté, étoiles de l’autre ; ce qu’elle a fait à plusieurs reprises en s’auto-corrigeant immédiatement.
L’activité a duré longtemps car Pomme racontait des tas d’histoires avec les étoiles et les coeurs. D’où sans doute l’importance d’éviter d’utiliser un matériel si distrayant dans une ambiance Montessori?

triformetaillemedium.jpg



Le conflit – La femme et la mère
27 août, 2010, 22:27
Classé dans : livres,Regard sur la societe

Afin de pouvoir me faire ma propre idée après le débat qui a fait sa publicité, j’ai emprunté ce livre à la bibliothèque.
conflitlafemmeetlamere10.jpg
Déjà, le titre m’a agacée.
Etonnante dichotomie (que l’on retrouve à plusieurs reprises dans le livre) qui laisse penser que pour Badinter, être mère n’est pas être femme.
Vu le contenu du livre, il aurait été plus juste de l’intituler : « Le conflit de la femme : choisir ou non la maternité ».

Je me suis malgré tout plongée dans sa lecture.
Et là, quelle surprise. J’ai eu l’impression de lire … du vide…
Je m’attendais à quelque chose de nettement plus intellectuel vu le tapage médiatique fait autour.

Badinter commence par dresser un état des lieux de la maternité, à coup de statistiques sur l’évolution du nombre d’enfants, de sondages sur les raisons de faire des enfants, de ce qu’apporte un enfant, parlant de l’augmentation du nombre de personnes qui décident de ne pas avoir d’enfant, etc. Pas grand chose de passionnant. Mais bon, ça se laisse lire.

Puis vient la plus grosse partie de son livre, consacrée à décrire « l’offensive naturaliste » dont elle parle presque comme d’un complot visant à renvoyer les femmes à la maison.
En prennent pour leur grade, entre autres, les défenseurs de l’allaitement, et principalement la leche league qui a réussi à infiltrer les plus nobles institutions pour imposer l’allaitement…
Et là, je décroche, j’ai l’impression que Madame Badinter et moi ne vivons pas dans la même réalité…
Dans mon entourage cohabitent allaitantes et biberonnantes. Les biberonnantes sont de deux sortes : celles qui l’ont choisi et celles qui l’ont subi suite à de mauvais conseils, à une reprise professionnelle, à des « bobos d’allaitement » qui les ont découragées.
Mais il n’y a qu’une sorte d’allaitantes. Des allaitantes qui l’ont choisi. Et qui assument. Et qui sont heureuses d’avoir pu trouver du soutien auprès d’association d’entraide (car il faut le dire, la génération de nos mères est rarement qualifiée pour nous soutenir!).
La Leche League ne doit pas son expansion à une stratégie remarquable (p.102) mais à une réelle demande de la part des mères qui ont besoin de soutien et de conseils afin de réussir leur allaitement. (LLL n’est pas restée sans réaction à ses propos. )
Rejettant l’idée d’un lien d’attachement naturel à l’enfant (j’imagine qu’elle parle là de ce sentiment d’amour qui m’a envahit lorsqu’on a posé ma fille ainée, toute gluante et grisâtre, au crâne déformé sur moi? cette impression de l’aimer d’un amour immense sans même la connaitre? enfin visiblement elle parle de quelque chose comme ça mais sans trop savoir puisqu’elle n’y croit elle même pas…), elle dénigre allaitement, cododo, et compagnie, regrettant l’époque des années 70 « où l’on pouvait vivre sa grossesse dans l’insouciance et la légéreté » (p 101) – entendre par là qu’elle regrette qu’on conseille désormais aux femmes de ne pas boire d’alcool… (p 99)…
Allez, trouvons du positif : vous trouverez dans ce chapitre d’excellents conseils pour réussir l’allaitement ainsi que la liste des hôpitaux ayant le label « ami des bébés » (même si depuis, cette liste a évolué).
Après avoir livré des statistiques à n’en plus finir sur l’évolution de l’allaitement en Europe, elle tire une conclusion qui m’a semblé venir de nulle part ; je cite : « L’injonction sous-jacente de la nouvelle idéologie dominante est « Mères, vous leur devez tout! »" (p. 143).
Viennent ensuite quelques pages sur l’imperium des bébés, où Edwige Antier (que je remercie au passage pour 1000 autres raisons) en prend à son tour pour son grade. Comme si le livre était surtout une attaque contre quelques acteurs de cette « offensive naturaliste ».

Dans la troisième partie, elle parle (enfin) des femmes qui trouvent un épanouissement dans la vocation maternelle. Sur 2 pages (176-178). Badinter les (nous) évoque dans des propos caricaturaux, ajoutant « Ces mères là existent, mais il n’est pas sûr qu’elles soient légion ». Elle a sans doute oublier le début de son livre dans lequel elle rapportait des statistiques : les  « Home-centred » représentaient 20% (variation jusqu’à 30%) des femmes. (P 38). Elle ajoute un questionnement « Combien de femmes rentrées à la maison pour élever un enfant s’aperçoivent qu’elles se sont trompées? »(p. 178) mais jamais elle ne se pose la question du contraire, de celles qui ont repris le travail à contre coeur et qui souffrent de devoir se séparer de leur bébé. Le plus curieux est qu’elle cite régulièrement en référence de ces maternantes le roman caricatural et orienté de Eliette Abécassis, « Un heureux événement », comme s’il s’agissait d’une vérité absolue sur les mères de familles. Un livre comme « Oser être mère au foyer« , de  Marie-Pascale Delplancq-Nobécourt aurait probablement était plus à même de lui faire comprendre ce que sont vraiment ces 2,5 millions de femmes en France.
Après ces deux petites pages, elle propose en conclusion deux chapitres : la grève des ventres (ou le choix de ne pas avoir d’enfants) et le cas des françaises qui continuent à faire des enfants grâce au choix qu’elles ont de pouvoir les faire garder.

Donc voilà, sans surprise, je vous déconseille la lecture de ce livre, écrit par une femme qui n’a pas allaité, pas pratiqué le co-dodo, pas ressenti ce lien d’attachement, mais qui en parle comme si elle savait de quoi il s’agissait, sous un emballage qui n’est ni véritablement philosophique (ou alors je suis passée à côté?), ni véritablement sociologique.

Je vous conseille plutôt celui ci :
9782226121318.gif
Nettement plus instructif, plaisant et objectif, décrivant le rôle essentiel qu’ont les mères qui s’arrêtent de travailler pour élever leurs enfants. Bien que, n’en déplaise à Badinter, ce choix ne soit pas dans l’air du temps!



« Alors, bientôt l’école? »
26 août, 2010, 15:46
Classé dans : Ecole a la maison,Regard sur la societe

J’aurai dû compter combien de fois j’ai entendu cette phrase cet été!
La pharmacienne, la bibliothécaire, la caissière, la voisine.
Mais laissez là donc grandir! Elle est de 2008, elle n’a même pas 3 ans, et elle est trèèès bien à la maison!

Hier, une copinaute (définition copinaute : nom féminin, contraction de copine+internaute. Personne avec laquelle on entretient, de manière plus ou moins régulière, des relations par internet) rencontrée IRL (=In Real Life, dans la vie réelle) m’a posé cette même question.

Lassée de répondre « Non, non, elle est de 2008, elle rentreraIT en septembre 2011″, j’ai décidé de jouer franc jeu : « Nous avons un projet d’instruction en famille, donc l’école, c’est dans trèèès longtemps, ou même pas du tout. »
Aucun jugement. Ni regard de travers. Non. Rien. Une demi seconde de blanc. Et :
« Ah oui? ça m’intéresse? Nous y pensons aussi! »
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhh, que ça fait du bien!

Aux autres, aux amis, à la famille, je le dis déjà.
A demi-mot. En ajoutant : « On se laisse le droit de changer d’avis, bien sur. Et si elle veut y aller, elle ira. Mais en tous cas, ça n’est pas pour tout de suite. Etc. »
Mon mari s’étonne que je prépare ainsi le terrain, un an à l’avance.
Il n’entend pas les gens qui régulièrement me demandent pour quand c’est, l’école. Dans notre quartier, elles sont toutes ZEP (ou autre sigle, ça change tout le temps) et tous les enfants entrent à 2 ans et demi en TPS (Toute Petite Section de maternelle).
Il ne comprend pas que j’ai besoin de commencer à en parler pour préparer l’entourage à l’idée, pour éviter qu’à même période, l’an prochain, les pressions ne se fassent trop fortes.
Pour lui, c’est acquis depuis longtemps. Pas besoin d’en faire tout un plat. Pour moi, c’est un choix qu’il faudra assumer, affirmer, face aux regards sceptiques des personnes que je croiserai. Et qui dans quelques années lui diront « Ben, t’es pas à l’école? ».

Et au prochain qui me lui demande « Alors, bientôt l’école? », je réponds : « Non, non, bientôt les vacances!!! »Et de ça, j’ai hâte!

 



Award
23 août, 2010, 21:45
Classé dans : Au jour le jour

J’ai reçu un award… Une sorte de chaine de la blogosphère à laquelle je me dois de répondre.
Bon, heureusement, certains n’y répondent pas, sinon tous les blogueurs passeraient leur temps à renvoyer des awards… ;)
Mais là, j’ai bien envie de jouer le jeu.

versatilebloggeraward.jpg
Pour la récompense « Versatile Blogger », je suis supposée
-dire merci à la personne qui m’a donné l’award
-partager 7 choses à mon sujet
-transmettre la récompense à 10-20 bloggeurs découverts récemment et que je trouve fantastiques.

For the Versatile Blogger Award, I’m supposed to thank the person who gave me this award, to share 7 things about myself and to pass on the award to 10-20 bloggers I recently discovered.

Je remercie donc Leptir pour cet award et je vous invite à aller visiter son blog. C’est en croate ET en anglais. Et avec les illustrations et les outils de traductions de yahoo ou google, vous devriez pouvoir en saisir le sens…

I thank Leptir for this great award and I invite you to visit her blog. She writes in Croatian AND in English. Because of the numerous illustrations and thanks to some translation tools from yahoo or google, you should be able to understand easily most of the articles…

1. Dans la vraie vie, je suis plutôt timide / In real life, I am timid
2. Avant d’avoir des enfants, je savais que je voulais faire l’école à la maison. / Even before the birth of my children, I knew I wanted to do some Homeschooling.
3. Je n’ai pas le permis de conduire / I don’t have the driving licence
4. Je parle très mal anglais /I do not speak English
5. Je bois du coca-cola et j’ai fumé pendant 10 ans / I drink Coke and I used to smoke for 10 years
6. Je suis catholique pratiquante / I am catholic
7. J’aimerais savoir jouer du piano / I would like to better play the piano

Voici les blogs auxquels je transmets la récompense (et là je triche un peu car je connais certains depuis plusieurs mois, mais je préfère rester dans le domaine Montessori/education/IEF, etc.) :

La fabrique des marmottons
La petite école d’Elina
Je suis comme je suis
Mes petits crapauds 
Trois enfants à la maison

Au petit monde d’Elisa

Le monde des enfants
La maman Kangourou
Barbach
Château Gicé
La mine d’or Montessori

Il y a beaucoup d’autres blogs que je trouve fantastiques, inspirants, originaux, etc. mais je ne peux pas tous les mettre. Et puis certains ont reçu tellement d’awards qu’ils ne doivent plus savoir à qui les transmettre :D



Jouets de bébé – 2 : jouer avec tout et rien
23 août, 2010, 15:27
Classé dans : 12-18 mois,6-12 mois,Jouets

Constat fréquent chez les parents, le jeune enfant préfère les objets usuels aux jouets qu’on met à sa disposition.
Et souvent, cela ne plait pas. Une fois de plus, ça risque de casser, d’être abimé, de le blesser, c’est pas « aux normes », il est trop petit, c’est à maman, etc.

Au contraire, je trouve ça bien plus simple! et plutôt économique!
Voilà donc par exemple quelques objets que Lys peut observer et manipuler à sa guise :

- des anneaux à rideaux.
Achetés chez L. M…in, 1,50 euro les 10.
Au départ, Lys s’en est servi pour s’entrainer à attraper, puis les passer d’une main à l’autre.
Ils ont aussi fait office d’anneaux de dentition.
Actuellement, ils sont disposés sur une tige verticale fixée à une base (empruntée à un autre jeu).
Jusqu’à aujourd’hui, Lys les enlevait essentiellement ; depuis ce matin, elle a découvert qu’elle pouvait les remettre!anneaux.jpg

-deux morceaux de bois qu’elle tape l’un contre l’autre. Trouvés dans le placard de bricolage…
Budget 0 euro et grand succès!

-des petites panières d’objets usuels.
L’une avec des objets de la cuisine (petite assiette, cuillère en bois, couvercle de bocal, petite cuillère, coquetier, spatule en plastique, etc.), l’autre avec des objets de la salle de bain (brosse de bébé, gant de toilette, porte savon, gel douche vide, etc.), une autre encore avec des objets du bureau (bobine de fil – oui, je cous sur le bureau…-, double décimètre, stylo 4 couleurs fermé, grosse gomme, boite bien fermée et scotchée d’épingles de sureté, etc.)
Budget 0 euro.
Lys m’a étonnée en prenant une assiette pour donner à manger à la poupée! Probablement un hasard, mais c’était très mignon!
objetscuisine.jpg

-téléphone portable, un vrai, dont on ne se sert plus… Pas très écolo, certes, avec ces composants électroniques et plastiques, mais elle aime. Quoi qu’ellz continue de préférer les notres qui s’allument quand on appuie sur les boutons…

-les chaises de la salle à manger. Tellement amusantes pour se mettre debout et se déplacer en les poussant, rendant complètement inutile l’achat d’un pousseur spécial pour bébé!

Bien sur, les filles ont aussi des vrais jouets.
Lys apprécie sa petite balle, les petites voitures, les gros cubes en mousse et tout ce que sa soeur a en main!
Pomme aime la dinette, les poupées et leurs accessoires, les playmobils 123 et autre figurines d’animaux, mais elle semble apprécier encore davantage le fait d’enfiler mes chaussures, de mesurer (avec le mètre de bricolage comme avec celui de couture, même si bien sur elle ne sait pas lire les nombres), de faire du bricolage, d’utiliser la colle à bois plutôt que son petit tube, de prendre des photos (vive le numérique!), etc.

Bref, comme tous les parents, la phrase « On se demande bien pourquoi on leur achète des jouets!?! » me vient souvent à l’esprit en observant leurs centres d’intérêt! Je n’apporte simplement pas la même réponse que d’autres…

(Le titre de cet article fait référence à « Jouets de bébé -1″ dans lequel j’annonçais une suite… ouf! c’est fait!)



Une tarte d’été
22 août, 2010, 15:11
Classé dans : 2-3 ans,3-5 ans,Vie quotidienne

Pomme boudait un peu la cuisine ces derniers temps (et d’ailleurs l’ensemble des tâches de la maison) .
Elle s’est bien rattrapée et on s’est régalé!
Au menu, tarte courgette-tomate-chèvre, recouverte d’un peu d’emmental rapé et d’herbes de provence.
Je reste bien évidemment très vigilante lorsqu’elle utilise des outils, mais je trouve qu’elle est de plus en plus autonome dans leur utilisation et qu’elle se débrouille plutôt bien pour son âge!

cuisinemedium.jpg
(contrairement à ce que les photos peuvent laisser croire, elle manipule rarement seule le « couteau qui coupe »)

La cuisine est vraiment une activité riche, quand on prend le temps de s’y mettre.
Odeurs, textures, couleurs, manipulation d’outils, succession d’étapes et satisfaction à la dégustation!



Visite
19 août, 2010, 21:47
Classé dans : 18-24 mois,2-3 ans,Montessori

Ce qui manque un peu à Pomme lors des activités que je lui propose, c’est l’émulation.
Pas dans le sens de rivalité, mais plutôt dans celui de l’imitation, qui rend l’activité faite par un autre enfant autrement plus attrayante que lorsqu’elle est posée sur l’étagère.

Il m’est arrivé, alors que Pomme n’avait pas touché aux plateaux depuis un long moment, de prendre une activité et de me mettre à la faire.
Immédiatement, Pomme rapplique et me dit « C’est Pomme/C’est moi qui le fait! ».
Je lui explique alors que je finis et qu’elle pourra la faire ensuite. Et à peine le plateau rangé, Pomme se jette dessus et à son tour, réalise l’activité.
Si j’en fais plusieurs de suite, elle les fera toutes, une à une, à son tour.
Mais il est très rare que j’encourage ainsi sa participation. Je me contente en général d’accepter qu’elle ne souhaite rien faire, sans chercher à la motiver.

Une amie m’a confié sa fille, un peu plus jeune que Pomme, dont la nounou était en vacances.
Lors de sa visite de repérage, la petite (appelons la « Lune ») s’est mise spontanément à faire des versés avec des coupelles dans lesquelles il y avait des petits morceaux de papiers coupés par Pomme.
Le lendemain, alors que je la gardais, « Lune » a été directement dans la pièce où la veille, elle avait trouvé des trésors.
Je lui ai installé correctement de quoi faire des versés.
Pomme, qui n’avait plus rien fait d’autre que la tour rose depuis plusieurs jours, a alors voulu faire de même et a choisi les pichets (qu’elle utilise désormais avec de l’eau).
J’ai alors assisté à un long moment de concentration intense, chacune accomplissant, avec beaucoup de concentration et d’application, des gestes permettant de verser, et de verser encore.

p1000573medium.jpg

Lune a ensuite été attirée par la tirelire. Je lui ai montré comment y mettre les jetons. Elle l’a remplie 5 ou 6 fois de suite.
Bien évidemment, Pomme, a voulu la tirelire. Qu’elle ne pouvait donc pas utiliser.
Je lui ai alors proposer une nouvelle activité avec des cure-dents à remettre dans leur boîte.
Et à nouveau, chacune à sa tâche.
curedentsmedium.jpg

Lune s’est montrée très réceptive (et même demandeuse) à ce type d’activités.
Pomme a redécouvert des choses qu’elle délaissait.
Toutes deux ont fait durer ce beau moment bien plus longtemps que je l’aurai imaginé.
Un régal!



Le jardin de Maria
18 août, 2010, 15:40
Classé dans : A fabriquer,Ecole a la maison,Materiel,Montessori

C’est un événement dans le milieu des mamans pratiquant Montessori à la maison, sous l’impulsion de deux blogueuses (elle, et puis elle), le jardin de Maria a vu le jour.

Il s’agit d’un espace de partage de documents créés dans le respect de la pédagogie à l’image de ce qui existait déjà chez les anglophones.

On y trouve(ra) pleins de trucs et astuces, des tuto de fabrication, d’idées, de feuilles de route, d’exercices, de matériel déjà prêt à l’emploi qu’il ne reste qu’a imprimer, etc. pour pratiquer encore mieux l’instruction en famille!
Tout le monde peut y participer, en cliquant sur « Participer » et en se laissant guider par les instructions. Ca a l’air d’être un jeu d’enfant!
Il va d’ailleurs falloir que je fasse le tri dans mon pc pour y dénicher les fichiers qui pourront servir à d’autres!
N’étant pas très habile avec l’ordinateur, je ne suis pas sure de réussir à faire d’aussi jolis fichiers que certaines, mais je vais essayer. L’idée étant de ne pas recevoir beaucoup sans donner un peu!

Un grand merci aux initiatrices de ce projet et à celles et ceux qui y participeront!



Comment je ne suis pas (encore…) devenue assistante maternelle…
17 août, 2010, 14:45
Classé dans : Au jour le jour,Regard sur la societe

S’il n’en tenait qu’à moi, je ne serais pas simplement maman. J’exercerais la profession d’assistante maternelle agréée. En gros, je serais nounou.

Mais en France, s’il est très simple d’aller garder des enfants chez les autres, rien ne semble plus compliqué que de garder les enfants des autres chez soi.

Dans un premier  temps, il faut faire une demande d’agrément.
Soit.

Pomme avait 4 mois.
Nous n’avions pas encore emménagé dans l’appartement, choisi spacieux afin que je puisse exercer cette profession, que déjà, j’appelais la PMI pour me renseigner sur les démarches de cette demande d’agrément.
« Ah ben non, ça ne se passe pas comme ça. Attendez d’être sur place, et venez. »
Soit.

Pomme avait 5 mois.
Nous avions emménagé 2 jours avant. Emménagé, c’est vite dit, vu le peu de meubles que nous avions à notre disposition. Seule la salle de jeux commençait à ressembler à quelque chose. C’était ma priorité absolue. J’ai donc été à la PMI demander le dossier pour faire ma demande.
« Ah ben non, ça ne se passe pas comme ça. Il faut prendre rendez-vous avec la puéricultrice. »
Soit.

Rendez-vous fut pris. Pour le mois suivant.
Pomme avait 6 mois lorsque j’ai rencontré la puéricultrice. Qui ne m’a pas remis le dossier pour faire ma demande.
« Ah ben non, ça ne se passe pas comme ça. Il faut  assister à une réunion d’information au terme de laquelle on vous remettra le dossier de demande. Celle du moins suivant est complète, je vous inscris à celle d’après»
Soit.

Pomme avait 8 mois lorsque j’ai assisté à une réunion (des plus inattendues) au terme de laquelle on nous a remis le dossier.
« Si vous le rendez avant janvier, nous aurons un délai de 9 mois pour vous former. A compter de janvier, le délai sera de 6 mois maximum ».
Soit.

Nous étions mi-octobre.
Le temps de réunir les papiers, d’aller voir le médecin, j’ai préféré le rapporter début janvier.
Pomme avait 10 mois lorsque je me suis rendue à la PMI pour apporter mon dossier complet. J’ai demandé un récépissé avec une date de dépôt à la secrétaire.
« Ah ben non, ça ne se passe pas comme ça. Vous le recevrez par la poste une fois qu’on aura vérifié que votre dossier est complet. »
Soit.

Pomme avait 11 mois lorsque, après plusieurs appels inquiets, j’ai reçu le fameux récépissé daté du … 9 février !
A compter de cette date, le délai courrait. La PMI avait 3 mois pour m’agréer et 3 de plus pour me former.
Soit.

Pomme a eu un an. Je trouvais le temps vraiment long dans mon appart un peu grand, au milieu de ma salle de jeux équipée, décorée, peaufinée qui ne servait qu’à elle.

Pomme avait 13 mois lorsque j’ai appris ma nouvelle grossesse.
J’avais demandé  un agrément pour 3, il était probable que je n’en ai que pour deux en raison d’escaliers à l’extérieur. Mes deux enfants de moins de 3 ans comptant dedans, je n’étais pas prête de travailler.
De toutes façons, j’étais toujours sans nouvelle de la puéricultrice qui était supposée me visiter. J’ai appelé. La secrétaire m’a dit que j’aurai bientôt des nouvelles, que j’allais être convoquée pour voir un médecin (encore un ? ah…).
Toujours rien près d’un mois plus tard.
Sans nouvelles de sa part début  mai, l’agrément demandé (pour 3 enfants) était réputé acquis.
Deux jours avant la date butoir, alors que Pomme avait presque 15 mois et que je n’y croyais plus, coup de téléphone de la puer :
« Je viens chez vous dans deux heures, est ce que vous pouvez me recevoir ? »
Soit.
Tout était prêt et archi prêt depuis 9 mois.

Une visite exceptionnelle, un avis super favorable pour deux agréments.
« Ah non, 3, avec les escaliers, c’est impossible ! Et comment vous pensez faire ? Un porte bébé dorsal ? Non, n’y pensez pas ! Les parents ne voudront pas que vous portiez leur bébé ».
Soit.

J’ai préféré ne pas parler de ma grossesse débutante pour laquelle je n’avais pas encore vu de sage-femme, gynéco ou échographe.

Et j’ai reçu mon agrément, pour garder deux enfants sans restriction d’âge, daté précisément de la date butoir. Je n’ai donc eu qu’une seule visite et n’ai pas rencontré de médecin.

La PMI avait alors 3 mois pour me faire faire ma formation de 60h. Jusqu’à mi-août. Nous avons donc programmé nos vacances pour début septembre.

Pomme avait 15 mois lorsque, n’ayant aucune nouvelle, j’ai rappelé.
« Nous sommes complètement débordés, ne comptez pas sur une formation dans les délais.  Si vous devez commencer à travailler, on vous trouvera une place ou vous pourrez exceptionnellement commencer à travailler avant d’avoir fait vos 60h, mais sinon, c’est niet. »
Soit.

Pomme avait 16 mois quand j’ai reçu un programme allant de septembre à décembre 2009, à raison d’une ou deux journées par semaine, 60h étalées sur 4 mois !
Impossible de faire venir ma mère, supposée garder Pomme durant la quinzaine de jours qu’aurait pu durer cette formation.
Et avec une DPA prévue mi-novembre, j’ai du renoncer, demandant un report d’un an.
De toute façon, avec 2 agréments et 2 enfants à moi, je suis agréée pour garder mes propres filles…

Pomme aurait donc eu presque 22 mois au moment où j’aurais effectivement pu commencer à travailler. Soit 18 mois de délai entre ma première demande et la formation.

En mai dernier, j’ai reçu une convocation pour une formation de 12h à effectuer en septembre.
J’ai appelé en juin pour savoir quand aurait lieu la suite. Aucune place pour le moment.
Soit.
Je patiente. Je bous, mais je patiente.

Et début juillet, soit 2 ans après mon passage à la PMI pour demander à devenir assistante maternelle agréée, nous avons reçu une lettre de notre propriétaire nous informant de son intention de récupérer l’appartement pour le mettre en vente…

Ce qui signifie que nous serons bientôt dans les cartons et qu’il me faudra recommencer mes démarches là où j’arriverai.

Ma frustration serait moins grande si je ne dépannais pas de temps à autre, des copines dont les ass mats, malades, les plantent au dernier moment, sont en vacances en juillet ET août, etc.
Ou si je ne côtoyais pas régulièrement des gens me disant : « C’est vraiment dommage ! ça aurait été tellement super que tu puisses garder X ou Y, il m’aurait été plus facile de le laisser chez toi !»
Ou si je n’en entendais pas des vertes et des pas mures sur les nounous en question. Dernière en date, la nounou qui, dans le dos des parents et en contradiction avec  leur conviction, a acheté une tétine pour leur fille…

Dans un premier temps, il fallait donc  un agrément. Cela m’aura pris 10 mois au lieu de 3. Mais je l’ai !
Dans un second temps, il faut être formée. C’est en cours et espérons que cela soit le cas avant février prochain…
Dans un troisième temps, il faut trouver des employeurs. Et à en croire les personnes que je fréquente, ça devrait me prendre quelques jours maximum… disons 1 mois pour sélectionner un peu…Si bb3 ne s’installe pas dans mon bidon d’ici là ! ;)


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