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« Tout seul! » à deux ans
29 mars, 2010, 15:55
Classé dans : 18-24 mois,2-3 ans,Au jour le jour,Vie quotidienne

Je suis parfois surprise d’entendre des personnes de mon entourage dire : « Hier, en brossant les dents de mon fils de 6 ans… » ou encore « j’ai appris à ma fille de 7 ans à utiliser l’épluche légumes ».
Je suis encore plus surprise de constater que beaucoup de parents empêchent leur enfant de participer à la vie de tous les jours, à ce qu’on appelle (malheureusement) les corvées, interdisant par exemple l’accès de la cuisine à leur bébé de 18 mois.
Ma nièce de 3 ans et demi n’avait jamais eu un couteau en main avant de venir chez moi! Et quelle joie sur son visage de participer à la découpe des pommes!

Depuis que Pomme est toute petite, et même si je ne prends pas toujours le temps de le faire, je cherche à l’intégrer à ces activités. Déjà parce qu’elle aime ça (et ça ne sera pas toujours le cas! quand elle sera adolescente, il me faudra sans doute beaucoup insister pour qu’elle m’aide à faire le ménage!), mais en plus parce que pour moi, ces « corvées », ces « tâches »quotidiennes sont la vraie vie. Je souhaite qu’elle apprenne à faire tout ça, et surtout à y trouver du plaisir!

Depuis quelques temps, elle insiste beaucoup pour que je la laisse faire, et surtout « toute seule »! Plus question de la porter pour descendre l’escalier, pour la faire monter sur sa chaise, plus question de l’aider à mettre ses chaussons, sauf quand elle le demande : « taide, euh plait! » *. Et cette demande d’aide ne signifie pas « fais à ma place » mais plutôt « apprends moi ».
Et nous retombons encore dans Montessori dont la pédagogie se base sur ce « Aide-moi à faire seul » que je vis actuellement!

Je constate que beaucoup de parents ont du mal à faire confiance à leur enfant.
Une amie, venue avec sa fille de 20 mois, était surprise que je n’ai pas d’assiettes pour bébé, au moment de passer à table. Je lui ai expliqué que Pomme avait toujours mangé dans une assiette normale et bu au verre en verre. Elle a finalement fait mangé sa fille dans une tupperware…
Même constat quand nous sommes à l’extérieur : les amies bien intentionnées donnent à Pomme des assiettes ou gobelets spéciaux, ne lui mettent qu’une cuillère. C’est elle qui, de sa petite voix timide, demande « chette, euh plait, maman »**

Je ne demande pas à Pomme d’ouvrir les huitres ou de découper le poulet. Je ne lui suggère pas d’aller rallumer sous la casseroles ou de servir l’eau du thé. La manipulation des objets dangereux ou coupants se fait en ma présence et je ne fais rien d’autre à ce moment là que d’être vigilante, même si pour le moment, je n’ai jamais eu à intervenir!

Beaucoup de mes amies ne pensent pas leur enfant capable, ne savent pas trop ce qu’elles peuvent leur faire faire à tel ou tel âge, comment les intégrer à ces tâches quotidiennes.

Voici une petite liste de choses de tous les jours, réalisées par Pomme plus ou moins « toute seule! », depuis plus ou moins longtemps, avec plus ou moins de précision, pour un résultat plus ou moins parfait! :

-remplir la machine à laver
-appuyer sur le bouton
-vider la machine à laver
-pousser la panière
-étendre des chaussettes sur un fil (sans pinces à linge)
-enlever le linge sec de l’étendoir

-laver les légumes
-transvaser les légumes coupés dans une grande casserole
-couper les fruits ou légumes mous
-tourner dans le saladier (à la cuillère ou au fouet)
-mettre en marche le mixer
-verser les ingrédients
-tartiner du fromage mou sur du pain
-casser des oeufs

-mettre la table (étaler les assiettes et couverts)
-se servir (du plat à l’assiette)
-manger seule, boire au verre, au bol
-mettre ses affaires dans le lave-vaisselle
-mettre les déchets à la poubelle
-appuyer sur le bouton du lave-vaisselle
-aider à vider le lave-vaisselle
-trier les couverts

-au supermarché, pousser son caddie, y mettre les articles, vider son caddie sur le tapis (nous avons longtemps choisi les caisses accessibles aux handicapés car le tapis y est plus bas dans notre supermarché), etc

Pomme, octobre 2010, presque 20 mois
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-passer la balayette, laver une vitre, dépoussiérer un meuble, écarter les chaises au passage de l’aspirateur, remettre en place le tapis de la salle de bain, les chaises de la cuisine, etc.

-Ranger ses jouets, choisir ses vêtements, se coiffer, enlever ses chaussures, enfiler ses chaussons, se savonner le ventre/les jambes/les bras/les cheveux, etc.
La liste n’est sans doute pas complète. Et il est des activités que nous ferons dès que l’occasion se présentera  comme cirer des chaussures, essorer la salade, éplucher des carottes, étaler la pâte à tarte et la piquer…

Bref, un enfant de deux ans peut faire plein de choses! Cependant, chaque enfant à des capacités motrices différentes, un rapport à l’espace différent. J’essaye de faire en sorte que Pomme ne soit pas en échec lorsqu’elle fait quelque chose, je la guide quand c’est nécessaire, la laisse agir seule quand je sais qu’elle pourra aller au bout sans mon aide.Chaque maman (et chaque papa!)  doit faire en fonction de son enfant, du rythme de celui ci et de sa volonté à accomplir une tâche.

 

 

* »Aide-moi s’il te plait! »
** « Une fourchette s’il te plait maman! »



Importance de la collectivité dans la socialisation?
27 mars, 2010, 15:55
Classé dans : Regard sur l'ecole,Regard sur la societe

Depuis quelques temps, je m’interroge sur l’importance de la socialisation.
En effet, c’est la question récurrente lorsque j’évoque l’idée de l’école à la maison.
J’ai donc fait quelques recherches, et à mon grand étonnement, la socialisation est souvent associée à séparation (pourquoi ?) et surtout toujours associée à vie en collectivité…

Dans l’article de Wikipédia (au 26 mars 2010) on parle de socialisation primaire pour celle qui a lieu pendant l’enfance, et de socialisation secondaire celle qui a lieu à un autre moment de la vie.
Je pense que la famille doit être le lieu principal de la socialisation primaire, mais la crèche et l’école sont désormais la norme ! Et pourtant, n’est ce pas d’abord en famille qu’on apprend les règles sociales ? Les tours de parole, l’écoute de l’autre, le partage, la politesse, l’entraide ; bref, les règles de vie !
De mon point de vue, ça n’est qu’une fois que ces premières règles sociales sont assimilées que l’enfant est en mesure de trouver sa place dans la société, dans des groupes plus grands (groupes d’amis, école, associations, puis plus tard monde du travail). C’est la socialisation secondaire dont il est question plus haut.
Mettre des enfants en collectivité précocement, c’est un peu les pousser dans le grand bain pour qu’ils apprennent à nager… Certains y parviennent, avec plus ou moins de difficultés, d’autres se noient.

Dans un article pêché ici  (et qui n’envisage la socialisation que dans la collectivité puisqu’on y parle de crèche), on peut lire : « c’est par le contact avec les autres que l’enfant prend conscience qu’il y a d’autres avis que le sien. ». Cette phrase me questionne beaucoup… Comment l’enfant peut il percevoir des avis divergents quand il n’a pas eu la possibilité de construire d’abord son propre avis, son propre point de vue. Et c’est vraiment en ça que l’école à la maison me parait jouer son meilleur rôle : elle permet à l’individu de se construire avant d’être confronté à d’autres avis que le sien. Mais là je déborde de l’aspect « socialisation ».
Revenons-y.

J’ai eu la chance de travailler dans le milieu scolaire, à des fonctions subalternes, ce qui m’a permis d’observer des groupes d’enfants.
Je n’y ai pas vu beaucoup d’apprentissage de la socialisation.
Prenons l’exemple des cours de récréation que j’ai eu la joie de surveiller ! « Madame, y a «machin » qui m’a tapé ». Pas de réaction. Au mieux, un vague « Machin n’est pas gentil ». En début d’année, on va éventuellement chercher « machin », on lui dit qu’il ne faut pas taper. Et les récrés se suivent et se ressemblent. La cour est grande. Ils sont 80 pour 1 adulte, voire plus…( je parle d’expérience mais je n’ai pas trouvé de texte de loi sur le nombre d’adultes devant être présents sur la cour). Trouver « machin » dans le lot, alors qu’on n’a pas vu la scène, et qu’entre temps, « truc » aura à son tour tapé « bidule », quelle importance. Et pourtant, « untel » s’est fait maltraité physiquement. Tant pis, c’est l’apprentissage des règles sociales, de la vie en collectivité. Il faut qu’« untel » apprenne, à se défendre, à ne pas recourir systématiquement à l’adulte ; il faut qu’il apprenne à encaisser. Les cours de récré, c’est la loi de la jungle, la loi du plus fort !
Et je ne parle pas de la cantine et de ses boulettes de pain qui volent dans un brouhaha assourdissant dans lequel les conversations sont difficilement les lieux d’apprentissage des tours de parole et de l’écoute de l’autre!
Et je ne parle pas du niveau de voix auxquels les enseignants sont obligés de recourir pour se faire entendre !

J’ai cependant conscience de l’importance du contact avec les autres, qui favorise entre autres l’émulation et l’apprentissage par imitation. Mais pourquoi est-il nécessaire de l’associer à une séparation qui peut être difficile à vivre pour le tout petit enfant ? Pourquoi pas une socialisation en contact, en présence des parents ? Ce qui permet à l’enfant d’avancer en confiance et à son rythme ! Une mise au monde en douceur et accompagnée. Espace de jeux et activités avec les parents au départ : ludothèques, parcs, baby-gym. Par la suite, les activités avec d’autres enfants (du même âge, ou non) et sans les parents me semblent importantes, mais elles peuvent se faire en dehors de l’école. J’aime particulièrement les valeurs du scoutisme : l’éducation des jeunes par d’autres jeunes à peine plus âgés, le tout dans la nature qu’on apprend à respecter. Et je ne comprends pas pourquoi il faudrait que nos enfants aient obligatoirement à subir les contraintes de la collectivité, avec ses mises en rang et en silence, ses passages aux toilettes à heures fixes, ses étiquettes-prénoms pour pouvoir s’en rappeler car le groupe est si grand… Des groupes plus petits, dans lequel l’individu n’est pas noyé, me semblent plus adaptés pour que l’enfant puisse extrapoler les règles de vie apprises en famille.

Certains me reprochent de vouloir élever mes filles dans du coton, arguant l’importance d’être confronté à la violence et de s’y faire.
J’y reviendrai plus longuement plus tard, mais je suis utopiste : je pense que c’est l’individu qui fait la société et non l’inverse, et qu’élever mes filles dans la douceur plutôt que dans la violence rend le monde de demain un peu plus doux…
De plus, je suis convaincue qu’elles seront mieux équipées pour vivre en société en ayant grandi sous un regard bienveillant que dans un milieu où leur travail serait constamment évalué et critiqué. Et cela ne les empêchera pas de rencontrer du monde, d’avoir leur vie et leur jardin secret, leurs activités, indépendantes des nôtres, dès qu’elles en manifesteront le désir.

Voilà où j’en suis aujourd’hui de mon questionnement. Je pense donc (pour résumer à ceux qui n’auraient pas le courage de tout lire) que la mise en collectivité des petits –ne pas confondre collectivité et société- n’est pas forcément nécessaire à la socialisation…

 



Tartines
25 mars, 2010, 16:15
Classé dans : 2-3 ans,Motricite fine,Vie quotidienne

Nouvelle passion du moment, le tartinage!

Les gestes sont encore mal assurés, mais quelle patience et quelle détermination!

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Coup de coeur : le grand atlas des petits
24 mars, 2010, 23:24
Classé dans : 2-3 ans,3-5 ans,Geographie,Jouets,Materiel,sensoriel : voir

L’été dernier, au hasard d’un vide-grenier, je suis tombée sur un livre géant.
Ayant pour souvenir que les enfants d’une classe où je travaillais dans-ma-vie-d-avant se « jetaient » sur ce type de livre à la bibliothèque, je l’ai pris sans même le feuilleter attentivement.
Comme bien des samedis, je suis revenue avec pas mal de babioles et j’ai caché ce livre afin de le ressortir plus tard.

Ma Pomme l’a trouvé ce matin, caché derrière l’armoire, et l’en a extrait. Et elle et moi avons découvert un trésor!

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Nous avons passé au moins une demie-heure sur la première double page : les animaux du monde répartis sur un planisphère!
En ce moment, Pomme s’intéresse beaucoup aux détails. Elle a été servie !
Elle a très vite inventé un jeu :
« C’est quoi ça? » suivi de « et il est où? »

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« Il est là! »

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L’occasion de découvrir et nommer plein de nouveaux animaux! Pomme parle maintenant de tapir et d’oryx, ce qui devrait en surprendre plus d’un :D !
Lorsqu’elle ne trouvait pas, je lui indiquais visuellement une zone de la main en disant « C’est un animal d’Afrique », par exemple. Et même si pour le moment, ça ne lui parle pas du tout, ce livre nous permettra d’aborder ces notions par le jeu!

Les autres pages représentent les différents continents , leurs monuments, leurs ressources, des éléments culturels :

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Des petits textes donnent des informations complémentaires : qu’est ce qu’un planisphère, quel climat trouve t on en Amérique du sud, etc.

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Bref, il y en a pour tous les âges! Enfin disons de 2 à 6 ans!

Deux petits regrets : il manque le nom des continents sur les pages où ils sont présentés un par un.
Et certains éléments datent un peu ; mais ça, c’est inévitable…

Voilà, nous avons découvert un trésor, je souhaitais le partager avec vous…
Malheureusement, ce livre est très difficile à se procurer. On le trouve parfois sur ebay ou leboncoin, mais ensuite, il risque d’être difficile à se faire envoyer vu sa taille. Certains bibliothèque l’abritent peut être…
Tout ça pour dire que si vous aussi vous tombez dessus par hasard, foncez!
 



Sortie sous la pluie
24 mars, 2010, 0:02
Classé dans : 12-18 mois,18-24 mois,sensoriel : voir

Récemment, certains lecteurs s’interrogeaient sur le quotidien de mon ainée, le blog donnant l’impression que nous ne faisions que des activités dirigées! Tout y parait trop lisse, trop carré, trop parfait… et pas assez spontané.

Je l’ai dit, je le répète, les activités (que je qualifie de préscolaires) sont mises à disposition de Pomme. Je propose, elle dispose. Et ce qu’elle fait est librement choisi, spontanément réalisé (bien que parfois, la prise de photos ou de films fausse l’attitude de Pomme, j’y reviendrai prochainement).
Et je le redis également, ce qui est présenté dans le blog ne dure qu’un tout petit moment de la journée.
Quand un enfant fait la même chose en crèche, tout le monde trouve ça formidable. Mais si c’est à la maison, ça passe beaucoup moins bien… J’ai du mal à comprendre.

J’aurai cependant compris que le blog reflète mal la réalité de notre quotidien.
Soucieuse d’en corriger l’image,  voici donc une activité bien différente, dont j’aurais du parler il y a déjà quelques temps, avant que le soleil ne revienne!
Tant pis, ça vous servira l’an prochain, un jour de pluie, alors que le besoin de sortir se fait sentir.

Une sortie gratuite, ludique et adaptée!

L’animalerie!!!

Je trouve que c’est plus sympa que le zoo pour les touts-petits : les animaux sont à hauteur d’yeux, plus proches, plus accessibles, et les enfants tout aussi émerveillés! Et en plus, c’est gratuit, couvert et chauffé!
Par contre, j’avoue ne pas encore avoir cherchlé de réponse à la question de l’éthique… ça viendra…

Nous voici donc chez Jar…land, un après midi de neige, il n’y a pas si longtemps!
Désolée pour la qualité des photos, prises avec le téléphone.
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Nouvelles catégories
17 mars, 2010, 22:02
Classé dans : 0-6 mois,12-18 mois,18-24 mois,2-3 ans,3-5 ans,6-12 mois

Suite à la suggestion d’une maman, j’ai ajouté de nouvelles catégories : des tranches d’âge, pour mieux utiliser le blog.

Ces âges ne sont qu’une indication, basée sur la seule référence que j’ai au quotidien : mes filles.

Ne vous étonnez pas si certains activités apparaissent dans plusieurs tranches d’âge.
C’est simplement que je n’ai pas réussi à déterminer à quel âge précisément il peut être pertinent de proposer l’activité.

Ne vous étonnez pas si votre enfant n’y arrive pas!
Je lisais une réaction d’une maman, presque inquiète suite à un de mes posts : « J’ai proposé à mon fils de trier les couverts, et il n’a pas réussi! ». Le bébé avait 18 mois, il n’avait jamais effectué de tri, n’avait probablement pas eu l’occasion d’observer sa maman ranger les couverts, etc. Il faut y aller progressivement! Et surtout, partir de ce que l’enfant sait déjà faire et de ce que l’enfant souhaite faire!

Ne vous étonnez pas si ça ne correspond pas à l’âge que ma grande avait à l’époque du post!
Par exemple, j’avais proposé des bocaux à ouvrir avant 2 ans ; et ce mouvement de visser/dévisser était un peu trop difficile ; j’ai donc trouvé plus judicieux de classer ce post dans « 2-3 ans ».

Gardez bien en mémoire que chaque enfant est différent, chaque enfant évolue à son rythme !

Bref, ne vous fiez surtout pas à ces catégories! :D



Fabriquer les « boites à sons »
15 mars, 2010, 23:03
Classé dans : 3-5 ans,A fabriquer,Materiel,Montessori,Sensoriel : entendre

J’ai découvert ce matériel il y a déjà plusieurs années, alors que je travaillais dans une classe où l’enseignante était formée à la pédagogie Montessori. Je l’avais toujours gardé dans un coin de ma tête, tant c’est facile à réaliser.

Voilà à quoi ressemblent les vraies-belles boites de sons vendues chez Oppa :
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Mais bien sur, si le coût financier est raisonnable pour une classe, il l’est beaucoup moins pour une famille!

Alors, au travail!

Ma mère prenant régulièrement des compléments de Magnésium et de calcium, je lui avais demandé de me mettre de côté les tubes vides. Ce qu’elle a fait pendant plus d’un an!

Rien ne pressait bien sur, car ce matériel ne servira pas avant de longs mois (vers 3ans et demi-4 ans). Mais aujourd’hui, j’ai eu envie de me lancer! D’autant plus que j’ai encore de quoi m’occuper avec tout ce qu’il y a à fabriquer, que ça soit dans le matériel Montessori (lettres rugueuses, barres rouges, escalier marron, etc.) que dans d’autres domaines (fiches de graphisme réutilisables, par exemple).
Me voilà donc avec mes tubes :

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Je les ai d’abord recouvert avec le papier autocollant imitation bois qui trainait dans le placard de bricolage :
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Deux petites mains m’ont ensuite aidé à les remplir de différents objets : 2 tubes de boutons, 2 de pièces, 2 de lentilles, 2 de vis, 2 de quinoa et 2 de coquilettes… J’aurais pu y mettre également billes, trombones, riz, sel. Peu importe, l’essentiel étant que les bruits soient suffisamment différents.
Attention à bien mettre le même nombre de boutons, le même type de pièces ou la même quantité de lentilles, faute de quoi les bruits diffèrent.
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On referme!  Le gros avantage des tubes que j’ai utilisé, c’est que leurs bouchons, en plus d’être très difficiles à ouvrir, sont de deux couleurs. J’ai donc deux séries : une orange et une bleue.

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Le but du jeu est d’appareiller les tubes en les secouant un à un et en comparant le bruit entendu.
J’ai bien sur essayé, et ça n’est pas évident. Il faut que je réfléchisse à modifier un contenu trop proche d’un autre son.
Mais ouf! j’ai quand même réussi!

Sous les tubes, des gommettes colorées permettent au jeu d’être auto-correctif. Pour vérifier s’il ne s’est pas trompé, l’enfant retourne les tubes deux à deux. Si les gommettes sont de la même couleur, c’est que la paire est juste!

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(dessous d’un tube)

Mon mari, découvrant le matériel ce soir, me dit : « mais le problème du matériel auto-correctif, c’est que l’enfant peut tricher! Elle (notre fille) comprendra bien vite qu’elle peut associer les gommettes de même couleur pour constituer les paires ».
Oui bien évidemment, mais quel interêt y a t il à « tricher » quand la satisfaction vient de l’activité en elle-même?
J’ai donc expliqué à mon mari qu’il n’y a pas de vérification par l’éducateur, que l’enfant fait l’activité simplement pour le plaisir de la faire, et que c’est bien plus amusant de chercher les paires en secouant et de vérifier à la fin si c’est juste ou non que de les associer directement grâce aux gommettes.

Et voilà. Comme les coussinets d’hier, les boites à sons vont désormais attendre patiemment quelques mois. Ce qui me laisse un peu de temps pour trouver deux petites boites pour y ranger chaque série.



Petits coussins à toucher

Immanquablement, Lys va grandir!

De jour en jour, elle attrape les objets avec une précision qui s’affine.
Dans quelques semaines, elle tiendra assise.
Dans quelques mois, son activité principale consistera à vider des panières et à en observer chaque objet.

En pensant à tout ça, et en voyant ceci article sur un site anglais :
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J’ai été inspirée!

Lisse, doux, uni, rayé, j’ai choisi une variété de chutes de tissus :

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Et au travail!
Un gabarit en carton de 16x9cm (coutures comprises) pour couper des rectangles de tissu de tailles identiques.

On plie en deux un rectangle de tissu, on pique sur les longueurs :

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On retourne, on remplit de mousse :

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On ferme au point glissé. Et voilà un ensemble varié de coussinets d’environ 7×7!

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(oui je sais, les illustrations n’étaient pas nécessaires, c’est tellement simple ! mais j’aime tellement les beaux tutos bien illustrés que j’ai eu envie de faire pareil :D )

J’achèterai à l’occasion de nouveaux tissus pour compléter avec des textures différentes (plus rugueux, tissus bruyants…) et des motifs plus variés (tissu fleuri, par exemple).

J’ai fait deux coussins par tissu, déjà parce que 7, ça aurait fait un peu juste, mais également pour pouvoir par la suite les mettre par paire, par exemple. Et pourquoi pas, s’en servir avec Pomme dans quelques mois, comme nouveau jeu de reconnaissance tactile ? A voir.

Il ne me reste plus qu’à trouver une jolie panière pour les mettre dedans, et à les faire patienter quelques mois!



Activités du moment – 24 mois
9 mars, 2010, 10:12
Classé dans : 2-3 ans,Au jour le jour,Materiel

Parcourant mon blog pour en relire les activités passées, je me suis rendue compte de l’évolution de leur mise à disposition.
Des activités dirigées du début, nous en sommes désormais arrivé aux activités pleinement choisies par Pomme.
Entre temps, j’ai parcouru des blogs, livres, forums parlant de la pédagogie Montessori!

Tous les matins, après avoir mis l’étiquette de la météo, nous ouvrons LE placard.
Le placard de « ravay » (comprenez travail) que Pomme apprécie tant!
Elle choisit ensuite ce qu’elle souhaite faire. La plupart des activités se font en autonomie, mais certaines nécessitent ma participation. Je ne quitte pas la pièce, m’occupant du linge ou participant lorsque c’est nécessaire.

Le contenu du placard évolue au fil du temps, selon les centres d’intérêt et les progrès de Pomme.
Je n’ai pas la place d’installer plusieurs étagères dans la pièce, de laisser l’ensemble des activités en libre choix ; j’effectue donc un roulement.
Aujourd’hui, lorsqu’on l’ouvre, voici les activités que Pomme peut choisir :

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Bon, ok, le sopalin n’est pas une activité… Et il n’a rien à faire là! Quel bazar!

Au moment où j’ai pris la photo, Pomme jouait avec le jeu de reconnaissance tactile qu’elle a désormais bien compris.
Le reste de l’étagère du haut contient des activités manuelles de graphisme et de pâte à modeler.
Idéalement, il faudrait que je fasse un plateau de découpage distinct de celui de dessin. A améliorer donc.
Nous avons également de la peinture et des gommettes, que je propose de temps en temps à Pomme, mais elle ne peut pas les choisir spontanément ; je les range donc ailleurs.

Sur l’étagère du milieu, nous trouvons :
- un jeu de mémory, qui sera peut être l’objet d’un article prochainement ;
- des « fiches velcro » comme celles présentées il y a quelques temps ;
- depuis peu le bloc de cylindres
- des pinces à linge dans un tupperware
- une tirelire et des jetons (que Pomme ne choisit plus jamais ; je pense donc les remplacer prochainement).

Et tout en bas :
-un plateau de versés de grosses graines à la cuillère ;
-un plateau de versés de grosses graines avec les pichets ;
-un plateau contenant les formes à dessins qui pour le moment servent d’activité d’encastrement ;
-un plateau de transvasement de boule de coton à la pince.

Pas d’activité de tri en ce moment car Pomme ne semblait plus très intéressée. J’en réintroduirai dans quelques jours.
Durée totale des activités? Il m’est très difficile de répondre, ça dépend de Pomme.
Parfois, j’ouvre le placard, elle en inspecte le contenu et le referme immédiatement, pas du tout inspirée. Durée totale = 17 secondes! En général, je pense que nous passons entre 15 et 30 minutes « placard ouvert ». Et quand Pomme en a assez, elle le ferme et part.



Blocs de cylindres ou presque

Dans la pédagogie Montessori, on trouve un matériel que j’aurai bien aimé pouvoir utiliser avec Pomme en ce moment : les blocs de cylindres.
Au nombre de 4 et suivant une progression rigoureuse, ils permettent d’acquérir les notions et le vocabulaire des épaisseurs et des hauteurs. Oui mais voilà, ces blocs coutent entre 40 et 80 euros pièces (selon les fournisseurs) ce qui représentent un coût minimum de 160 euros hors frais de port.Voici un aperçu de ce matériel (photo prise sur le site de OPPA) :
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Sur la photo, on voit (merci de corriger si je me trompe!) :
- au fond le bloc 1 (progression en hauteur et épaisseur)
- au troisième plan le bloc 2 (progression en épaisseur)
- au deuxième plan le bloc 3 (progression croissante en hauteur et décroissante en épaisseur)
- au premier plan le bloc  4 (progression en hauteur)
N’ayant pas les moyens d’un tel investissement (indispensable pour une classe mais trop important pour un seul enfant), je me suis rabattue sur une pâle copie commercialisée par Wesco… C’est « l’équivalent » du bloc 2 (épaisseurs). Le site a aussi « l’équivalent » du bloc 4 mais il m’a fallu faire un choix.

Voici donc Pomme, ravie d’encastrer ses cylindres :

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Contrairement aux cylindres de Montessori, ils ont la particularité de ne pas être parfaitement ajustés aux bords, ce qui rend les erreurs plus fréquentes et l’auto-correction difficile. Cependant, je suis globalement satisfaite car Pomme a beaucoup apprécié, et cette imperfection rend l’exercice un peu plus complexe.
Le matériel est grand, beau et agréable à manipuler. Pour le prix (22 euros), je ne regrette pas l’investissement.
Et une fois l’activité terminée, il faut ranger! Pas évident avec un objet de cette taille mais Pomme s’est acquittée de la tâche avec application et concentration!

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