Bienvenue sur mon blog
  • Accueil
  • > Archives pour novembre 2009

Naître, tout simplement
27 novembre, 2009, 14:46
Classé dans : Au jour le jour,Mes enfants

Lys est venue agrandir notre famille le 18 novembre dernier. Une naissance tout en douceur, au cœur de notre foyer.

Pourquoi ce choix d’une naissance à la maison ?
Après l’annonce de la grossesse, nous avons souhaité offrir à notre enfant une naissance paisible, avec le moins possible de médicalisation tant que celle-ci n’était pas nécessaire. Pomme avait pu être accueillie au Japon dans ce contexte : en laissant la nature faire son travail, et en n’intervenant que si l’accouchement ne se déroulait pas de manière physiologique. Pas de péridurale, pas de perfusion, possibilité de bouger, boire, manger, soins du bébé limités au minimum à la naissance.
Après s’être renseignés sur ce qu’offrait la région en terme de naissance naturelle, première déception. Les possibilités ici sont bien minces. Nous nous tournons d’abord vers un homme sage-femme qui pratique des accouchements en plateau technique. Cela signifie qu’il suit la grossesse du début à la fin et pratique seul l’accouchement le jour J à l’hôpital ; l’équipe médicale pouvant prendre le relais à tout moment en cas de problème. Un compromis idéal, sécuritaire. Malheureusement, trop de demandes pour une disponibilité limitée font qu’il ne pourra pas me suivre pour l’accouchement. Comme convenu au départ, il nous en informe à 4 mois de grossesse. Nous sommes donc en juin et je dois me mettre dans l’idée que j’accoucherai à l’hôpital, comme tout le monde. Inscrite dans une maternité disposant d’une salle nature, j’essaye d’imaginer la naissance de mon enfant mais je ne me sens pas sereine. Malgré l’aspect « accouchement physiologique » qu’affiche la structure, il y a des protocoles à respecter ; perfusion obligatoire, par exemple. Je n’arrive pas à me projeter dans cet environnement médical, à imaginer les blouses blanches, etc. Quelques mois avant, une de mes amies a accouché chez elle. J’ai les coordonnées de la sage-femme qui l’a suivie. Je me décide à l’appeler. Rendez-vous est pris pour août.
Nous nous y rendons ensemble.
Dès les premières minutes, je sais que c’est ce que je souhaite. Cette femme va me suivre et m’accoucher ! Son aplomb me rassure, ses propos également. Elle est franche, directe. C’est donc elle qui suivra mes derniers mois de grossesse, riant de mes inquiétudes lorsque telle ou telle analyse révélera des soi disant « anomalies », me permettant par ses propos d’aborder cette naissance avec sérénité, loin des discours hospitaliers comportant le mot « risque » à chaque phrase !

La grossesse :
Début mars, nous apprenons avec joie que Pomme va être grande sœur.
La date prévue pour l’accouchement varie entre le 16 et le 19 novembre, selon les manières de compter.
Il va sans dire que ma grossesse se passe sans problème, condition nécessaire pour envisager un AAD (Accouchement A Domicile). Rien de spécial à signaler donc ; peu de nausées par rapport à ma première grossesse, un peu plus de fatigue.
Pomme étant née avec presque 3 semaines d’avance, je me suis mise dans la tête que bébé pourrait arriver début novembre. Qu’elles m’ont semblées longues ces trois dernières semaines !

Le suivi :
Mon suivi fut tout à fait classique : analyses au laboratoire tous les mois, 3 échographies, rendez vous mensuels avec la sage-femme, inscription et visites à la maternité à 8 et 9 mois, rencontre de l’anesthésiste, préparation à la naissance avec la sage femme.
Inscrite à la maternité pour faciliter un transfert en urgence ou palier à une indisponibilité de la sage-femme, j’y présente à tous hasard un projet de naissance. Le gynécologue que je rencontre l’accueille avec réserves : pas de possibilité de boire ou manger « au cas où », perfusion obligatoire « au cas où », le cordon sera coupé avant d’avoir cessé de battre « au cas où » ; bref, j’ai de moins en moins envie d’y aller, même si je m’y prépare… « au cas où » !
Je prépare surtout l’AAD, en secret de l’hôpital…
Ma sage-femme me demande de me faire prescrire une bouteille d’oxygène ; c’est le seul gros matériel médical qu’elle demande. Le reste (compresses, bétadine, produit pour les soins du cordon, etc.) ne sont que des petites choses, faciles à se procurer.
Fin octobre, je suis prête à accoucher. Du moins matériellement. Je réalise petit à petit que je vais devoir supporter la douleur, la gérer. J’y avais pensé durant toute ma première grossesse, j’ai complètement mis de côté cet aspect cette fois ci. Je commence à y penser sérieusement durant les dernières semaines. Il était temps !

Le jour J :
Depuis plusieurs semaines, j’ai quotidiennement des épisodes de contractions régulières et douloureuses. J’ai failli appeler ma sage-femme à deux reprises, mais à chaque fois, les contractions ont fini par disparaître.
Mardi 17 novembre au matin, je me réveille un peu désespérée. Ce petit d’homme n’est visiblement pas pressé de nous rencontrer et je commence à trouver ma grossesse vraiment longue. Si jeudi 19, je n’ai pas accouché, une surveillance hospitalière commencera à être nécessaire (rdv tous les deux jours), avec à la clé un déclenchement. Le tout à l’hôpital, bien sur. De plus, ma sage-femme m’a prévenue il y a bien longtemps déjà, elle s’absente du 20 au 22. Dans 3 jours. Si je n’ai pas accouché d’ici à vendredi matin, mon rêve d’AAD s’envole. Je tâche de ne pas penser à tout ça mais plus le temps passe, moins j’y crois…
En début d’après-midi, ce 17, j’appelle ma sage-femme. Je lui confie mes craintes et je lui demande un coup de pouce à la nature pour tenter de démarrer le travail (décollement des membranes). Elle accepte mais m’informe qu’une maman a perdu les eaux et qu’elle peut partir à tout moment. Je prends donc le risque de trouver porte close, après une heure de trajet en bus et métro avec Pomme. Elle est bien présente à mon arrivée, ouf ! Le retour, dans les transports bondés, sera encore plus difficile. Et rien n’indique que la naissance approche ; ma sage-femme n’a pas décelé de signes avant coureurs. Le soir, nous regardons un film, tranquillement. Nous allons nous coucher vers 23h.

Mercredi 18 novembre :
1h40, je suis réveillée par une douleur intense dans le bas ventre. Est-ce un nouveau faux travail ? J’anticipe la déception en tâchant de ne y croire trop vite et j’attends la suivante.
2, 3, 4 contractions, bien rapprochées.
Je réveille mon mari et lui annonce que bébé est en chemin, j’en suis sure. Il me dit qu’il va dormir encore un peu pour prendre des forces… Ah les hommes, quel humour ! C’est moi qui vais avoir besoin de force ! J’essaye également de me rendormir mais impossible. Comme les nuits précédentes, je me lève. Mais je sens que cette fois, c’est différent!
Je prends 2 spasfons, me fait couler un bain. Ma sage-femme n’aime pas être dérangée la nuit et préfère qu’on vérifie ainsi si ça n’est pas un faux travail… Elle a déjà eu souvent à se déplacer pour rien, je comprends tout à fait sa requête!
Je me détends dans le bain mais les contractions ne passent pas. Elles me semblent assez proches. J’y reste un moment puis j’en sors. Je re-réveille mon mari qui ne me croit toujours pas, visiblement…
Je marche dans mon salon, tentant de chronométrer les contractions. Bien présentes, elles sont rapprochées (3-5 minutes) mais courtes. Je teste le ballon de gymnastique mais je n’y suis pas bien.
Je commence à penser au côté logistique. Puisque le travail est en route, il est probable que ni mon mari ni moi ne puissions gérer Pomme à son réveil. Faut il que je prévienne la personne qui doit venir la garder dès maintenant, au beau milieu de la nuit ? Est-ce que j’attends d’avoir appelé la sage-femme pour m’assurer qu’elle n’est pas sur l’autre accouchement ? Dans ce cas là, il nous faudrait partir à la maternité. Etonnamment, cette pensée ne m’angoisse pas ; je vais rencontrer mon bébé, et ça suffit à mon bonheur !
Je re-re-réveille mon mari et lui demande d’appeler la sage-femme. Les contractions sont de plus en plus douloureuses, je commence à me dire qu’il ne faut pas traîner.
Il est environ 3h du matin, mon mari est enfin debout, il finit par y croire ! Il appelle enfin la SF qui ne répond pas tout de suite, comme prévu. La nuit, il faut lui laisser un message, elle rappelle plus tard. Il commence ensuite à faire le lit, selon les instructions de la sage-femme. Je me dis qu’on devrait attendre d’être sure qu’elle peut venir… Il ressort ensuite les cours de préparation que nous avions eu pour Pomme à Tokyo et m’annonce : « contractions de moins de X secondes, tu es dans la première phase (dilatation de 0 à 3) qui dure tant d’heures. Bientôt dans la deuxième, qui dure… » Sans qu’il ne comprenne pourquoi, je lui ordonne de ranger tout ça et de se taire ! Non mais oh !!!
3h20, j’envoie un SMS à ma maman, lui disant « Bébé semble en chemin ». A cette heure là, contractions aidant, je commence à réaliser vraiment !
Mon mari réessaye d’appeler la sage-femme. Sonnerie, répondeur. Je ne sais toujours pas si elle va pouvoir venir mais je suis toujours sereine.
3h34, enfin, elle rappelle, me pose quelques questions (contractions, fréquence, durée, etc.), me demande si je veux qu’elle vienne… Oui ! Elle me dit qu’elle va passer, qu’elle est sur un autre accouchement à côté de chez moi (coup de chance immense !) mais que le travail n’avance pas. Elle sera là bientôt.
Je me dis que 2 accouchements en même temps, ça n’est pas possible. Elle va venir, m’examiner, me dire d’aller à l’hôpital… Je ne me vois pas du tout descendre les escaliers, faire un trajet en voiture (10 minutes environ). Et arrivée là bas, c’est sur, je vais réclamer une péridurale ! C’est complètement fou de vouloir s’en passer quand on sait que ça existe !
Je dis à mon mari que je ne suis pas sure d’y arriver cette fois ci, que j’ai vraiment trop mal. Heureusement, les contractions me laissent encore du répit.
3h55, ma SF arrive. Elle n’a pas traîné! Ouf ! Elle m’explique que si j’accouche rapidement, elle peut rester… Me demande combien de temps a duré mon premier accouchement. 9h.
Elle me met un monitoring quelques minutes, on discute un peu entre les contractions puis elle m’examine pour savoir où j’en suis. « Vous allez me dire 3? » ; elle me regarde, me sourit et m’annonce « vous êtes à 7 ! ». C’est à ce moment là, j’ai compris que j’allais vraiment accoucher à la maison !
Elle s’absente pour téléphoner aux autres parents et les informer qu’elle reste. Là je chuchote à mon mari « elle me dit 7 pour m’encourager, mais ça veut dire 6 en fait! ».
Il doit être 4h05. J’endure la pire souffrance physique que je n’ai jamais connue. La poche des eaux se rompt. La douleur augmente encore. Elle est intense. Inhumaine. Je rassemble mes forces pour sortir ce bébé et me libérer de cette douleur.
La SF m’encourage, mon mari me soutient.
Il est 4h13 quand notre bébé pousse son premier cri.
Une deuxième petite fille, nous sommes comblés !
Lys est parmi nous.

La SF est restée quelques temps, pour s’assurer que tout allait bien. Aucun soin n’a été pratiqué puisqu’aucun soin n’était nécessaire. Lys a été habillée vers 1h de vie, pesée à ce moment là (3,340 kg, alors qu’on m’avait annoncé un bébé de près de 4 kilos…). Elle s’est endormie en tétant, quelques instants plus tard.
On a envoyé quelques textos, mails, passé quelques coups de fil.
Puis la SF est partie retrouver l’autre maman (à laquelle elle avait téléphoné plusieurs fois depuis la naissance). Et là j’ai réalisé que si ma SF avait été chez elle au moment où on l’a appelé, elle serait arrivée après le bébé ! De la même manière, si j’avais choisi d’accoucher à l’hôpital, Lys serait née dans la voiture… Ou alors à la maison, sans assistance… J’ai pris conscience trop tard que c’était bien le jour J !
Tout a été tellement vite ! Ce fut à la fois intense et doux, douloureux et confortable.

Pomme s’est réveillée comme d’habitude vers 7h15. Comme d’habitude, son papa a été la chercher pour la mettre dans notre lit. Quelle joie pour elle d’y découvrir un bébé! Pomme voulait la prendre dans les bras, la toucher, lui faire des bisous! Il a fallu la canaliser un peu pour que Lys garde ses yeux opérationnels pour sa vie future! Toute la matinée, mon mari s’est occupé de Pomme qui a été vraiment calme, venant régulièrement voir « Zéloï » dormir!

Toute cette journée, je n’ai pas réussi à trouver le sommeil, malgré la fatigue. Je contemplais ce petit bout qui venait de naître, sans vraiment réaliser que c’est moi qui l’avait mise au monde!
Tout semble si normal, naturel, depuis son arrivée. La vie reprend son cours. A 4.

Les jours suivants :
Les jours suivants, ponctués des visites ou des appels téléphoniques de ma sage-femme, nous avons pu prendre nos marques en douceur à la maison.
L’allaitement, qui avait été si difficile pour Pomme, s’est mis en place très vite pour Lys.
Difficile cependant de réaliser que mon corps venait d’accoucher, qu’il avait besoin de repos. Etant à la maison, j’ai eu tendance à ne pas réussir à rester couchée toute la journée, à vouloir bouger et à en avoir besoin !
Aucune rupture pour Pomme qui a pu profiter de sa maman en m’apportant des livres à lui lire, en réclamant de l’aide pour ses jeux, en n’étant pas privée de bisous et de câlins.
Mon mari ayant pu prendre quelques jours de congé paternité a pu gérer au maximum l’intendance, les bains et couchers de Pomme, etc.
Bref, la vie a continué, comme si de rien était.
Lys est juste née, tout simplement…



Lys est née
18 novembre, 2009, 10:12
Classé dans : Au jour le jour,Mes enfants

Mercredi 18 novembre, à 4h13, Lys a poussé son premier cri.
Une naissance à la fois express, intense et en douceur!
Pomme a découvert sa soeur au petit matin, comme un cadeau déposé dans le lit de papa et maman au coeur de la nuit.

p1100134small.jpg



Boite à boites
9 novembre, 2009, 16:09
Classé dans : 18-24 mois,2-3 ans,Motricite fine

Encore une idée montessorienne pour notre activité de ce matin!

Un matériel ultra simple : des boites.
Objectif : ouvrir et fermer
Conclusion de cette première séance  : ne pas mettre trop de boites et s’assurer que c’est à la portée de l’enfant (les boites en plastiques hermétiques, par exemple, sont un peu difficiles pour Pomme).

p1100051medium.jpg

Et voilà Pomme en pleine activité, concentrée :

p1100048medium.jpg



Formes et formes à dessin

J’ai passé ma première commande chez Wesco, un site de matériel pédagogique qui a, entre autres merveilles , du matériel inspiré de celui mis au point de Maria Montessori. J’ai réalisé à ce moment là que, étant assistante maternelle agréée, et bien que n’ayant pas la possibilité d’exercer, je suis une professionnelle de l’enfance!
Profitant d’une promotion, j’ai commandé les formes à dessin que j’avais découvertes quand je travaillais en tant qu’auxiliaire de vie scolaire individualisée dans une classe où l’enseignante était formée à cette formidable pédagogie. Cette année fut d’ailleurs ma première occasion de rencontre avec cette pédagogie, j’ai pu observer concrètement une partie du matériel, son utilisation, ses résultats, etc. même si cette formidable enseignante l’adaptait à sa sauce et aux contraintes de l’éducation nationale.

Les formes à dessins sont un matériel de graphisme que j’utiliserai sans le détourner quand Pomme sera un peu plus grande.
En attendant, je pensais lui laisser la possibilité de le manipuler et de reconnaitre les formes.

J’avais déjà utilisé un support pour la reconnaissance des formes :
p1080945small.jpg
Proposé en aout, cette activité me semblait bien difficile ; et pourtant, Pomme avait réussi sans aucune difficulté…
Ce matin donc, j’ouvre mon colis :
p1090960small.jpg

Et je propose à Pomme de retrouver l’emplacement de chaque pièce.
p1090967small.jpg

Ce qui au final ira beaucoup plus vite que ce que je pensais!

Nous avons ensuite repris l’activité du mois d’aout mais cette fois ci, sans l’aide des couleurs : j’ai imprimé le support en noir et blanc (ou plutôt en niveaux de gris). Pomme n’a absolument pas été perturbée par la perte du repère des couleurs et l’activité, une nouvelle fois, n’a pas semblé lui poser de difficultés! Elle semble n’avoir aucun problème de discrimination visuelle!
http://www.dailymotion.com/video/xb0bw6


Titoine |
bonjour |
mazarine80 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le journal de bord de Paul-...
| Céline, organisation de mar...
| marieetolivier